mercredi 13 mars 2013

Sagesse du Milieu: L’absence de hasard (article 3)


L'observation de son rôle


En se plaçant dans la position de l'observateur, nous acquerrons la possibilité de regarder avec détachement nos interactions avec l'extérieur. Nous pouvons observer avec recul tous les rituels comportementaux dans lesquels nous sommes enfermés lorsque nous avons des relations avec les autres.
Imaginons l'Homme comme une planète, autour de laquelle gravitent des corps célestes ou des ensembles de corps célestes comme des galaxies ou des systèmes solaires .Sa relation avec ces « corps célestes » est dictée par la gravitation (« La gravitation est le phénomène d'interaction physique qui cause l'attraction réciproque des corps massifs entre eux, sous l'effet de leur masse ». Extrait de Wikipédia).
Le terme de corps céleste symbolise ici le fait que l'Homme se relie avant tout avec l'Esprit des corps qui forment sa constellation. Sans le savoir, il prend la mesure du taux vibratoire, et instinctivement va là où sont les siens, c’est-à-dire ceux qui vibrent en harmonie avec lui. Il sait sans savoir.
Acquérir la capacité consciente de voir sa constellation est une affaire de décision personnelle, et non de pouvoir. L'Homme est vibration, il n'a en aucun cas à le devenir. Il se référence différemment s’il place au sommet de lui-même son Âme et non son corps. Lorsqu'un violoniste joue, la cause est-elle le violon ou, au contraire, est-ce la musique construite dans l'esprit du violoniste? Même un Stradivarius sonne mal entre les mains d’un mauvais musicien ! Par contre, pris en main par un virtuose, il permet au musicien de transcender ses limites et de les épanouir. Notre corps est un véhicule de manifestation, dont l’Âme est le chef d'orchestre, avec une bonne interface : l'Esprit.
Voir dans quel esprit se déroule l'événement ayant lieu Ici et Maintenant, nous permet de nous détacher de la forme qui lui est liée, qui n'est d’ailleurs que son habit. Se focaliser sur l'esprit nous permet de voir que nous agissons sur les autres et que les autres agissent sur nous. Cette interaction est en aucun cas le fruit du hasard. Notre environnement est logiquement composé de gens avec qui nous sommes compatibles. Même si ce n’est pas toujours facile à assumer.
Notre potentiel d'acteur est pleinement épanoui lorsque nous connaissons le script de la pièce jouée. Et pour le connaître, nous devons acquérir la capacité de nous détacher de notre petit moi.
L’acte de déterminer les rôles que je revêtais dans le monde, m’a permis de comprendre à quel point j’étais esclave de mes apparences.
Je constate à quel point je m’habille de rôles sur lesquels je n’ai osé agir jusqu’à maintenant. Je découvre que j’ai vécu cela comme une dictature de la récompense : que n’ai-je pas fait pour obtenir la reconnaissance de mon environnement !
Après avoir déterminé avec le plus de précision possible les rôles dans lesquels je me suis enfermé, j’accorde à l’heure actuelle une grande importance à me détacher de mes apparences et à ne plus revêtir des habits qui ne me vont pas : je me donne le droit de prendre des rôles que je reconnais et dans lesquels je vis, j’agis et évolue. J’ai découvert que les autres en projetant inconsciemment leur réalité me condamnait parfois à revêtir un habit qu’eux déterminait comme bon pour moi. A l’heure actuelle, je ne me laisse plus enfermer par des rôles mais au contraire je m’autorise à agir sur eux et à en faire des justes outils d’expression de ma personnalité dans le monde extérieur.



Je récolte ce que j'ai semé


S’il n’y a pas de hasard, ce que je vis Ici et Maintenant
Est juste et bon
Car je l’ai cherché… en le semant

Comme nous l'avons découvert dans le chapitre précédent, cette notion de juste conséquence est primordiale. Mon Karma ne me donne que la récolte méritée. Je peux adhérer à cette croyance à condition que je le choisisse librement.
Toute mauvaise cause générera des dettes. Celles-ci devront être payées tôt ou tard. Rappelons au passage que, dans une première phase d'évolution l'homme se croit séparé de ses congénères et que le paroxysme de la séparation est de faire à l'autre l'inverse de ce que l'on souhaiterait recevoir[1]. Prenons l’exemple parlant d’un enfant battu qui grandit en occultant sa souffrance parce qu’il vit dans une famille qui nourrit le dénie (cas typique de parents ne pouvant s’avouer la souffrance qu’ils génèrent). S’il continue à nier la souffrance qui fut la sienne durant sa prime enfance, il va édifier un adolescent puis un adulte incapable de ressentir non seulement sa souffrance mais la souffrance d’autrui. Lorsqu’il devient parent sans avoir fait un travail sur lui, il a de fortes chances de reproduire à l’identique le comportement de son parent violent. Non qu’il est profondément mauvais, mais parce qu’il reproduit le seul comportement qu’il connaisse. De plus, ne supportant pas sa propre souffrance, il ne supportera pas celle de son enfant et le repoussera dans ce cas-là !
Dans cet exemple, la personne battue devra faire la démarche intérieure d’admettre sa souffrance et travailler sur celle-ci, par exemple avec un thérapeute. Acceptant sa souffrance, elle pourra en sortir et se positionner fermement hors de celle-ci. A ce moment, elle pourra non seulement sortir de son rôle de victime mais également renoncer à devenir un bourreau, ce qui correspond à une vengeance inconsciente.
Lorsque le cycle des renaissances a supprimé la mémoire des quatre corps inférieurs, le problème est plus ardu. Prenons l'exemple d'une personne ayant été tortionnaire lors d'une précédente incarnation. Sachant qu’il ne peut exister de tortionnaire sans une victime, il est juste que Karma inverse les rôles dans une incarnation ultérieure. Tôt ou tard, par la « clause du besoin », lorsque cette personne sera dans la position d'opprimée, nettement moins confortable que celle de tortionnaire, elle fera l'effort de se sortir de sa situation. Pour parvenir à ne plus subir dans le temps, elle devra comprendre et déterminer les causes de ses agressions. Elle mettra en place des lois intérieures rejetant ainsi durablement les situations de violence hors de sa vie. Un cran d'évolution plus tard, ayant transmis sa connaissance à ses proches, cette loi s'extériorisera.
Les individus évoluent dans un mouvement de l'intérieur vers l'extérieur : un être humain acquiert d’abords une vérité par le travail intérieur puis peut la partager dans sa vie sociale. Nous en sommes arrivés ainsi aux droits de l'homme[2], droits qui, antérieurement n'étaient de loin pas acquis, mais qui, depuis, constituent un minima. Ceux-ci permettront plus tard, l'avènement du droit de vote pour les femmes[3] et même la fin de la ségrégation[4].
Pour reprendre la métaphore de tout à l'heure, l'ex-tortionnaire devenu victime deviendra après un travail intérieur un acteur refusant de s'impliquer dans des films violents... et, par la même occasion, deviendra peut-être le meilleur défenseur de la paix, ayant acquis cette qualité intérieure chèrement ; à savoir par une remise en question personnelle honnête et globale.
L’impulsion initiale de la remise en question n’est pas si simple. Regardons-nous, êtres humains, lorsque nous sommes pris en masse et que nous formons ce corps appelé humanité. Combien de monarchies abusives avant l'avènement de la démocratie? Combien de tyrannie avant des déclarations d'indépendance ? Combien de violents sur terre avant un Gandhi, combien de pauvres délaissés avant Mère Theresa ? Reconnaissons qu’il a souvent fallu à l’humanité des catastrophes pour enfin ouvrir les yeux. Les deux guerres mondiales en sont un bel exemple !
Mais l'avènement des courants de pensée, tels que la démocratie, l'autodétermination, le pacifisme et l'entraide n'ont-ils pas fait avancer tous les peuples ? Oui, je le pense profondément. Bien sûr que l'humanité est métaphoriquement encore un adolescent un peu gauche, qui revendique des droits sans en assumer ni les obligations, ni les conséquences. Mais nous sommes sortis ensemble de la barbarie des temps anciens, et nous continuerons d'évoluer sur une même voie. Nous avons changé le triste destin de nos ancêtres. Dans notre Histoire, des femmes et des hommes seuls ont souvent initié un changement par leur impulsion incroyable. Une seule personne peut faire balancer le destin d'un groupe en bien ou en mal.
Chaque individu a la possibilité d'intervenir sur le scénario de sa vie. Effectivement, s'il ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour lui-même, rien ne change. Souvent, la situation empire jusqu'à devenir insupportable... La Vie agit ainsi afin que l'on assume pleinement les dettes de son karma. Mais à la suite du remboursement, aucune expérience ne saurait être comparée à celle que l'on vient d'acquérir !
Afin que l'équilibre soit atteint, lorsqu'on place de chaque côté de la balance la Cause et l'Effet, ces deux composantes doivent avoir le même poids. Et ceci s’obtient dans nos vies individuelles pour un travail de détachement qui permet d’accepter l’idée que nous recevons ce que nous méritons, puis de là, de déterminer la cause en toute logique.
Le poids des événements composant notre vie est lié à l'attention qu'on leurs donne. Plus nous accordons de l'attention à un événement, plus il acquiert de l'importance jusqu'à devenir une montagne. Inversement, lorsqu'une composante de notre vie n'attire pas notre attention, il arrive qu'elle se déroule sous nos yeux sans que l'on s'en aperçoive.
Il convient, pour donner un juste poids aux choses, de les neutraliser au mieux. Accorder au maximum d'entre elles une attention égale, nous permet de les traiter avec autant d'attention les unes que les autres.



                                                                                     Jean-Christian Balmat



Article extrait du livre « Rissoi l’Ermite, Celui qui découvrit le chemin vers le Monde Intérieur » disponible sur Amazon.


[1] Voilà pourquoi le Christ nous dira : ne fait pas à l'autre ce que tu n'aimerais pas qu'il te fasse. Travail qui constitue évidemment une évolution énorme sur le chemin de la Connaissance lorsqu'il est fait en pleine conscience.
[2] Quelques dates : déclaration des Droits de l'Homme incluse dans la Déclaration d'Indépendance des États-Unis du 4 juillet 1776. En France, une version différente est ratifiée en 1789 et elle servira de préambule à la première Constitution de la Révolution française, adoptée en 1791. L’ONU adopte la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948.
[3] La Finlande fut le premier pays à accorder le droit de vote aux femmes (ainsi que l’éligibilité dans ce cas) en 1906. Dans d’autres pays, les femmes ont dû attendre : les Saoudiennes n’ont eu le droit de vote qu’en 2011 (éligibilité en 2015)
[4] Fin de la ségrégation effective aux Etats Unis : 1960. En Afrique du Sud : 1991

Sagesse du Milieu: L’absence de hasard (article 2)

Reste un grand problème : accepter d’assumer ce que l’on a semé depuis sa naissance est assez facile. Par contre, tolérer de récolter ce que l’on ne se souvient pas avoir semé pose clairement la question de la réincarnation. En effet comment assumer ce qu’en toute bonne foi nous n’avons pas semé consciemment. En étudiant j’ai compris que l’Homme vivant sur terre est doté de sept corps subtils et se sépare à la mort des quatre corps inférieurs afin de séjourner sous une autre forme dans ses trois corps supérieurs. En étudiant les différentes philosophies et religions, j’ai pu voir que la plupart révélaient se concept plus au moins clairement. En soumettant cela a ma propre réflexion, j’ai pleinement adhéré à la théorie qui fait de l’Homme une entité à l’intérieur d’un cycle d’incarnation qui dure jusqu’à ce qu’il décide de se libérer en valorisant le spirituel au détriment du matériel tout en acceptant de régler ses dettes contractées ici-bas au cours de toutes ses incarnations. J’ai choisi ardemment de « me souvenir de ce j’ignore » tout en acceptant pleinement ce que la vie m’apporte chaque jours. Lorsque comme tous mes congénères je reçois de la douleur, de la colère ou quoique ce soit de négatif que je ne comprends pas consciemment, je fais tout pour rester humble et accepter ma récolte quelle qu’elle soit. Car je suis convaincu que chaque être humain honnête qui s’évertue à rester dans le positif et l’amour universel, paie peu à peu sa dette karmique.



La position d’observateur


N'oublions pas que si nous admettons que l'Âme cherche à évoluer dans cette école appelée « Terre » grâce à la quintessence des expériences ; d'autres êtres vivants évoluent à des niveaux différents c’est-à-dire inférieurs, égaux ou supérieurs en participant tous à l´évolution de la Création.
Tant que l’être humain s’identifie à son rôle sans détachement, il ne peut intervenir sur le script. La position réelle de l’Homme est donc celle de l'observateur, comme l'enfant prend le rôle de l'élève à l'école mais se débarrasse ensuite des contraintes du rôle pour en manger le fruit, en l’occurrence les acquis scolaires, sans rester à tout jamais l’élève de son professeur. Cependant, comme l'enfant devra accepter les obligations de l'élève durant sa scolarité, nous devrons respecter les contingences et limitations de la matière durant notre vie terrestre.
La position d'observateur permettra donc d'avoir une objectivité pour évaluer le rôle tenu par l'acteur. Mais il permettra surtout une intervention auprès du metteur en scène. En l'occurrence, le metteur en scène ne peut intervenir que sur le script d'un seul acteur. Mais comme c'est celui qui nous intéresse, tout va bien.
Accéder à cela, c'est rependre les rênes de sa vie en main. Comme le cocher qui tient de ses deux mains les rênes, lorsque nous nous positionnons en observateur, nous tenons en mains et la cause et l’effet, et pouvons changer le cours de notre vie selon ce qui est juste pour nous.

Lorsque l'Homme regarde, observe avec attention, il voit que, de l'atome à la planète, des lois identiques existent et sont effectives. Ce qui ne signifie pas pour autant que le futur soit totalement écrit.
Tout comme les planètes autour du soleil, les électrons gravitent autour du noyau, mais rien ne dit que ces derniers feront de même demain. L'atome formera une autre molécule ou sera peut-être détruit, dans le plan physique, d'ici-là. Cela dépend de quoi? Et si cela dépendait de l'esprit de l'atome? Nous connaissons depuis Mendeleïev l'organisation de la matière. Nous savons que l'homme peut intervenir artificiellement dans cette organisation. C'est avant tout son esprit qui agit, via des outils, oui, mais activés par ses idées. L'Homme peut donc agir sur la matière, pourquoi pas celle de son corps tout d'abord ?
Le futur est sujet à caution : le libre-arbitre, espace de création pour les artistes en devenir que nous sommes. Dieux pour les règnes inférieurs, nous décidons quelles espèces doivent vivre ou disparaître, quels individus doivent vivre ou être abattus. Bon ou Mauvais Dieu, nous avons à faire le choix consciemment.
Bien que du point de vue de la vache le cours des céréales sur le marché mondial n'est pas une préoccupation principale, il peut l'être pour l'agriculteur qui, en cas d'écroulement des marchés, devrait peut-être vendre ses terres et... tuer la vache.
Je ne dis pas que le progrès pour les bovidés est de s'intéresser à la bourse, mais que même ces deux éléments aussi opposés de la création sur Terre sont intimement reliés. Et certains liens limitent ou empêchent certains mouvements de nature différente...
Nous sommes tous dans le même bateau. Comprendre la Loi de Causalité dans l’Univers, c'est comme prendre des cours de base de navigation et de météorologie marine lorsqu’on a l’intention d’acheter un bateau !
Les quatre types de Karma s'imbriquent l'un dans l'autre et forment notre vie : c'est ce que l'on appelle souvent le destin. Du moment que l’on accepte l'idée de Karma, on peut facilement imaginer que les causes passées génèrent dans le futur des effets proportionnels (qualité, quantité, notion de durée dans le temps) qui mettront plus ou moins de temps à se manifester. On peut donc affirmer qu'un nouveau-né au premier jour de sa vie, a déjà une vie partiellement écrite. Je veux dire par là que les effets prévus sont en attente. Et selon que la personne soit plus ou moins clairvoyante par rapport à ses incarnations précédentes et disposée à payer les dettes karmiques contractées au préalable celles-ci pourront être réglées plus rapidement que pour une personne se sentant victime de son destin.
Nous savons quand même que :
·         L'effet a la même qualité que la cause, mais inversée. Par exemple : on donne du bon, on reçoit du bon et de même pour le mal. Cela signifie également que si l'on donne dans un sentiment de peur, on reçoit dans un sentiment de mépris en provenance de l'autre.
·         Tant que je ne relie pas les effets ressentis avec des causes, je ne m'aperçois de rien, au point de pouvoir sincèrement prétendre que ma vie est une suite de hasards. Le hasard est donc vu au travers du brouillard de mon Ignorance, tandis que la Vie Juste, incluant la Loi de Rétribution, exclut ce hasard.
·         L'homme ne rencontre pas des gens par hasard, mais au contraire, il reçoit le cadeau d'avoir le partenaire avec qui il va pouvoir jouer sa vie. Et les schémas dans lesquels je joue ici et maintenant sont ceux qui sont matures, prêts à être récoltés, si je m'en donne la peine.

L'autre, le partenaire dans le film de la vie, occupe la place que je lui laisse et se positionne d'une manière active ou passive, mais toujours en relation étroite avec mon propre jeu d'acteur.
Par exemple : si je vis dans un schéma de violence et qu’en cette vie je suis systématiquement la victime dans mes relations avec les autres; ou que les autres victimes m'irritent lorsque je suis témoin. En travaillant sur moi je peux comprendre le schéma dans lequel j'évolue et, dans l'exemple donné, sortir de la violence. En sortant de mon rôle de victime, j’arrête d’attirer des bourreaux.
Le but est de neutraliser chaque schéma, et pour cela nous devons passer par la compréhension des deux postures extrêmes que comporte chaque trait de caractère ou possibilité relationnelle.
Exemple : schéma de violence
·         Première étape : l’individu subit le schéma de violence en ne pouvant s’empêcher de jouer le rôle de bourreau ou de victime
·         Deuxième étape : l’individu ayant acquis du détachement, est capable d’observer son rôle et de comprendre qu’il est inconsciemment enfermé dans ce schéma douloureux (par l’éducation, les circonstances, etc.).
·         Troisième étape : il renonce de tout son être à son rôle dans ce schéma et s’en libère grâce à l’action de l’Intelligence qui lui permet de changer son fatalisme en providence.

Pour s’affranchir du schéma de violence, que nous jouions le rôle de la victime ou celui du bourreau, nous avons à prendre conscience du fait que nous tolérons la souffrance soit en la subissant soit en la générant. Nous tolérons cette sensation en lui permettant d’exister dans notre vie. Pour s’en affranchir, nous devons, peu importe notre position, la discréditer. Nous avons ensuite la possibilité de comprendre le pourquoi de notre violence :
·         Avons-nous subi des violences dans la prime enfance et reproduisons-nous ce schéma dans le présent ?
·         Percevons-nous une agression de notre espace vital en le défendant jusque-là sans en prendre conscience ?
·         Réagissons-nous à la violence d’un groupe ou d’un individu dans notre environnement ?

Nous avons la possibilité de nous investir dans l’élaboration d’une énergie positive dont le résultat sera l’union et non la séparation comme celle que génère la violence. Pour cela nous devons nous recentrer en notre Terre et faire ce travail de réflexion et accéder à la puissance de notre libre arbitre, cette précieuse spécificité de l’Homme.
La recherche de la juste compréhension de la vie est légitime de la part de l'homme et le fait évoluer énormément. Le faire est tout à fait possible pour toutes les personnes avec une Âme de chercheur.
En acceptant pleinement la notion de Karma, donc les épreuves de notre vie, nous pouvons changer son cours dans une moindre mesure: celle de notre libre arbitre. En acceptant le paiement d'une dette volontairement, nous pouvons l'accélérer.
N'oublions pas que Karma est la Loi ultime de l'Univers, adaptant l'effet à la cause, dans les plans physiques, mental et spirituel de l'être. L'effet est proportionnel et donc équitable. Dieu a créé Karma afin que par elle soit jugée l'homme selon ses actes et en totale impersonnalité. Du plus infime au plus grand des hommes, chacun reçoit le salaire qu’il mérite.
Très grossièrement, nous pouvons séparer l'évolution de l'Homme face à Karma en trois étapes :
·         Dans une première étape de vie instinctive, il viole les principes universels dont Karma par simple ignorance. Il subit la vie et dirige ses actions, ses pensées et ses émotions en fonction de ce que le groupe duquel il provient détermine comme juste.
·         Dans un deuxième temps, il s'aperçoit, de par son intelligence qu'il cultive, de l'interaction entre la cause et l'effet puis commence à user de son libre-arbitre afin de construire une destinée plus favorable, choisissant de semer du bien. De l’Homme-Matière il évolue vers l’Homme-Spirituel qu’il devine de plus en plus à force de travail conscient sur l’Homme-Intérieur qu’il nourrit dorénavant de plus en plus.
·        Devenu sage, l'Homme non-seulement comprend mais participe activement en devenant « une incarnation des lois divines. Il se libère ainsi de tout effet karmique et obtient l'émancipation du cycle de renaissance ».[1]



                                                                                     Jean-Christian Balmat



Article extrait du livre « Rissoi l’Ermite, Celui qui découvrit le chemin vers le Monde Intérieur » disponible sur Amazon.



[1]              Les 2 lignes en italiques sont issues de « la vie de Jésus démystifiée »p 309, de Michel Coquet, éd.: Nouvelles Réalités.



Sagesse du Milieu: l'Esprit de l'Être Humain


Du microcosme au macrocosme, il existe un Esprit commun à Tout. Une trame spirituelle, un Esprit architecte qui structure son opposé, la matière.
Tout comme d'une manière symbolique, nous pourrions dire que dans l'Univers, l'Esprit adombre la matière ; le microcosme humain se développe à l'image de ce dont il provient : en lui l'esprit domine et dirige la matière.
Je suis ce que je suis et non ce que j'apparais être, donc nous pouvons dire :
·         Je ne suis pas mon corps de chair, lequel se transforme constamment, se dégrade dans le temps malgré la régénération cellulaire et à long terme retourne à ce dont il provient. Car je tire ce corps-là du corps de ma mère, la Terre. Identique à sa source, il me permet d'agir dans le plan de conscience correspondant à la matière. Ce corps naît et, par conséquent, engendre sa propre mort par la loi des cycles présents dans l’univers. Il en va ainsi pour tout ce qui vit dans le plan physique, en passant par nos fonctions organiques actives au travers de cycles physiologiques tout autant que les civilisations qui naissent, atteignent leur paroxysme puis meurent.
·         Je ne suis pas mon énergie vitale[1] car elle se manifeste au travers de forces magnétiques polarisées (attractives ou répulsives) temporaires. L'action de ce corps éthérique est cyclique et n'arrive pas à vitaliser mon corps de chair en permanence ; ce qui me condamne à obligatoirement revitaliser mon corps de chair pendant une période d'inactivité, le sommeil. Comme de corps de chair, mon corps éthérique a une action cyclique et cela durant une période définie.
·         Je ne suis pas mes émotions, lesquelles changent, se transforment, disparaissent, réapparaissent. À l’image de l'océan déchaîné par la tempête, mes passions inférieures[2] me déstabilisent dans une première étape instable de mon évolution, sujet aux changements incessants de la perception émotionnelle. Ballotté entre des états émotionnels intérieurs changeants et mes rapports avec les autres qui interagissent sur moi ; je suis plus victime que vainqueur, tant que la tempête régnera... Mes émotions font que j’aime ou je déteste, que je m’approche ou qu’au contraire, je m’éloigne. Si je ne m’en détache pas au cours d’un travail conscient, elles peuvent me noyer sous le déferlement de leurs flots incontrôlés. Cependant, je peux apprendre à maîtriser ses émotions regroupées dans mon corps astral.
·         Je ne suis pas mes idées, qui sont aussi changeantes que mes émotions. Mes idées sont vivantes dans le plan de conscience mental. Ce plan est polarisé, ce qui se traduit par mes idées positives et par leur contraire, mes pensées négatives.

Lorsque je mourrai, je perdrai, par ce changement d'état, ces quatre corps qui me servaient à vivre dans quatre plans de conscience dont ils tiraient leurs composants.
Souvenez-vous, il y a un esprit au-dessus de la matière. Ou plus exactement la matière est l'autre facette de l'esprit. Comme disait Hermès : « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et inversement ». Au niveau de la Vie créée (les quatre plans de conscience inférieurs, instables et impermanents), la matière est le reflet du Principe de Vie incréée (trois plans de conscience supérieurs, stables et permanents), l'Esprit.

Et l'Esprit provient du Penseur qui pense constamment ce qu'il devient. Nos pensées ont une qualité propre qui, « en descendant » au niveau du plan astral, génère une émotion qui sera elle-même polarisée dans même qualité que la pensée. C’est-à-dire, pour faire simple, qu’une pensée positive engendre une émotion positive et l’inverse. Ces deux plans agissant dans le même sens sur les plans éthériques et physiques.

Souvenez-vous de Dieu disant à Moïse : « Je suis ce que Je suis ».

Le Créateur est Pure Esprit qui se projette dans la Matière qu’il féconde par sa volonté d’Être. Trois formes d’une seule et même chose.

Cette Trinité surplombant ce Quaternaire est l'ensemble (le Père-le Fils-le Saint Esprit des Chrétiens ou Trimūrti pour les Hindous, les trois formes, Brahmâ-Vishnou-Shiva, que prend la Divinité pour présider aux différents états de l’Univers entre autres exemples) des puissances créatrices (Elohim dans le Judaïsme) pour le macrocosme.

À notre niveau microcosmique, la Trinité de nos trois corps, causal, spirituel et divin, surplombe les quatre inférieurs.

Le Trois, Créateur, surplombe le Quatre, Création.
Ce qui est créé en moi mourra, et cela n'est que la juste expression de la loi de rétribution, qui engendre tous les cycles de vie. Au-dessus de la création quaternaire, il y a mon âme : parcelle de Dieu en moi, dont le développement est laissé à mon libre-arbitre. Lorsque je serai capable de me vivre en elle, je serai à ce moment, enfin, ce que je suis vraiment : un pur esprit immortel. À ce moment, percevant ma nature divine, je pourrai librement participer au plan du penseur.

Durant le jour divin, si tout se passe bien, je prends conscience de ma nature spirituelle. À cette condition, j'expérimenterai la joie de servir le plan ; d'être ce que je suis, un créateur. Un jour divin, ou Manvantara, est, dans la mythologie hindoue, une ère cosmologique entre deux nuits divines. Une nuit divine est appelée Pralaya.

La nuit divine venue, je ne disparaîtrai pas, car je serai devenu UN avec Dieu.
D'ici je gravirai une à une toutes les étapes de l'évolution humaine couronnée par les sept initiations.


                                                                                     Jean-Christian Balmat




[1] Ici je parle du Ki japonais, ou Chi chinois ou encore le Prana indien.
[2]   Inférieures de parce que dictées par mes envies, besoins, manques de ma chair en opposition à l'inspiration spirituelle

mercredi 20 février 2013

Sagesse du Milieu / Article 5 : Travailler sur la déprime et la dépression


La déprime est une baisse de moral accompagnée d’une baisse d’intérêt pour les activités sociales habituelles. La déprime affecte le comportement, les émotions et le bien-être global. Les problèmes cognitifs sont fréquents : difficulté de concentration et à prendre des décisions. La déprime peut être accompagnée d’anxiété, d’un sentiment de vide, d’irritabilité voir d’un sentiment d’inutilité. D’autre part, des dérèglements alimentaires, ainsi que des troubles du sommeil (insomnies ou hypersomnies selon les cas) sont souvent constatés. Les individus déprimés se plaignent, en majorité, du manque d’énergie chronique.

La déprime se manifeste via des symptômes similaires, mais moins accentués, à la dépression et ne doit pas être confondu avec cette dernière. Si la déprime perdure dans le temps, il peut alors s’agir d’un trouble psychiatrique ou d’une dépression.

La dépression se caractérise essentiellement par un état de perte de motivation ou d'élan vital chez un individu. Les symptômes typiques de la dépression sont une perte d'espoir, d’envie et d'estime de soi. D'autres signes peuvent être constatés tels que l'anxiété ou l'angoisse, la fatigue, la tristesse, des pensées négatives, des idées noires, des intentions suicidaires ou d'autres modifications de l'humeur.

Il n’existe aucun test médical de la dépression. Par contre, si la personne éprouve fréquemment des idées négatives sur elle-même, le monde et le futur, elle se trouve sûrement dans un état dépressif.



Les causes de la dépression


Les causes de la dépression sont multiples, mais généralement liés à plusieurs chocs émotionnels (chocs traumatiques) ressentis négativement (chagrin, deuil, crise de couple, mobbing, viol, stress, etc.). Elle peut être la conséquence d’un milieu de vie hostile, qu’il soit familial, social ou professionnel.

Mon activité de thérapeute depuis 21 ans m’a permis de rencontrer énormément de personnes en état dépressif. Selon mes expériences, aucune d’entre elle n’est tombé en état dépressif du jour au lendemain. À chaque fois, j'ai pu constater des chocs successifs à l’âge adulte qui ont fini par avoir un effet négatif plongeant la personne dans un état dépressif.

On peut constater une perte très importante d’espoir, d’envie et de goût à la vie avec une estime de soi très mauvaise. Dans beaucoup de cas, les chocs traumatiques avaient amené les personnes à faire face à leur peur de la mort (voir article 3 sur la peur), les plaçant en face du néant. Bien que de bonne volonté, celles-ci étaient comme happées vers le bas par des idées négatives, voir morbides et avaient l’impression de s’y noyer. Cette succession d’événements négatifs avaient dégradé leur élan vital, les laissant dans un état de lassitude, pessimisme et de perte d’estime personnelle.


Effets de la dépression


En plus des effets bien connus décrits ci-dessus, il me semble important de signaler qu’en plus d’endurer des symptômes tels que la perte d'espoir, de l'envie, d'estime de soi, la dépression générait une inhibition grave de la personne. L’inhibition est un freinage ou un ralentissement de la formation des idées qui réduit le champ de la conscience et des intérêts de la personne. Celle-ci se replie sur elle-même et fuit les relations avec les autres. Cela engendre une douleur morale qui se manifeste par l’autodépréciation voir de l’autoaccusation et de l’autopunition.

Comme si cela ne suffisait pas, les personnes dépressives éprouvent un sentiment de culpabilité face à la société de par leur état. Au lieu d’aller chercher de l’aide, beaucoup restent repliés sur eux-mêmes, honteux de leur état.

De par leur manque d’énergie, elles ont du mal à garder le rythme de la société active et plus le temps passe, plus on constate généralement un isolement social.

Un des mots clefs pour définir la dépression est « séparation ». Cet état sort littéralement la personne dépressive de la société voir de sa propre famille.

Souvent, elles ont du mal à trouver de l’aide en dehors du milieu médical et thérapeutique, car notre société valorisant les winners a souvent beaucoup de mal à accepter cette faiblesse temporaire qu’est la dépression.



Cause de la dépression


Comme je l’ai évoqué, ma propre expérience me pousse à penser que la dépression est un déséquilibre grave des pulsions de vie et des pulsions de mort en la faveur de ces dernières. Les personnes dépressives, sans être coupables de ce fait, semblent ne voir plus que la face noire de la vie et glissent gentiment dans l’aggravation des symptômes.

Une série de chocs traumatiques a peu à peu amener une personne dans l’état dépressif. Il est vrai que chacun réagit différemment face à des chocs importants. Cependant, je me pose fréquemment la question de savoir comment la population réagiraient si les médicaments, l’alcool (qui est un puissant antidépresseur) et les drogues n’étaient plus disponible pendant un mois. Mon avis est que nous aurions une explosion des manifestations pathologiques.



Comment travailler sur l’état dépressif


La première chose est de consulter un médecin et/ou un thérapeute. Tout le travail que je suggère ci-dessous ne peut s’effectuer seul.

Ensuite, la personne dépressive devrait s’astreindre à réaliser certaines choses positives pour elle-même. Je suggère cela :
1.      Faire un bilan de sa vie en remontant le temps de façon à révéler les chocs qu’elle n’a pas « digérés » et de tenter de remonter à la source de sa dépression et de son état dépressif.

2.      En parallèle, un profond travail sur la revalorisation et l’estime de soi est important. Retrouver en soi le positif, le bon, les qualités (que l’on se reconnait et que les autres mettent en évidence). À ce niveau, l’entourage familial et amical est primordial : la personne dépressive ne doit pas s’enfermer, mais au contraire bénéficier de chaleur humaine dont elle manque et sortir de la honte à tout prix.

3.      Faire un travail d’acceptation totale de son état et le comprendre. La dépression est la perte de qualités que son l’espoir, l’envie et l’estime de soi, entre autres. Chaque personne dépressive peut comprendre l’origine de cela. En acceptant son état pour ce qu’il est, elle a une grande chance de comprendre les changements à apporter dans sa vie afin de sortir de cette ornière. La Vie est bien faite en tant que telle, rien n’arrive par hasard ; comprendre c’est accéder au pouvoir d’agir. Par exemple : comprendre qu’un deuil, même s’il est douloureux, nous amène à faire face à la mort. Il est explicable qu’une personne qui n’y ait jamais réfléchi et qui voit disparaitre soudainement un être cher, tombe en dépression. Par contre, un travail personnel de qualité peut démontrer que le décès de quelqu’un peut nous encourager à vivre notre vie pleinement et la mordre à pleines dents. Le but est de résorber les causes de la dépression : cela demande un courage énorme, celui d’oser tout remettre en question afin de comprendre le passé occulté jusque-là

4.      Mettre en place un nouveau mode de vie, intégrant l’expérience issue du travail sur les causes de la dépression. Retrouver l’espoir, l’envie de vivre et d’avoir des projets d’avenir est parfaitement possible une fois les causes de la dépression transcendées.



Conclusion


La dépression n’est pas une cause perdue bien que cela soit une problématique qu’il faille traiter très sérieusement. C’est une pathologie explicable et qui se soigne à condition de traiter la racine du mal sans honte et de changer le mode de vie qui a finalement conduit à cet état. La confiance en soi, l’espoir et l’envie de vivre sont meilleurs antidote à la dépression. Redonner un sens à sa vie est possible en retrouvant une vraie estime personnelle.



                                                                                      Jean-Christian Balmat

jeudi 7 février 2013

Sagesse du Milieu / Atteindre ses buts : Article 2


Les moyens d’atteindre ses rêves nécessitent un changement radical


Nous avons vu dans le premier article à quel point les rêves sont un constituant essentiel du bonheur de l’être humain.
Le but de ce deuxième article est de déterminer les moyens qui existent pour atteindre ces rêves !



Qu’est-ce qui empêche la réalisation des rêves


Posez-vous la question de ce qui vous retient dans ce que « ce que vous êtes » et vous empêchent de réaliser « ce que vous voulez devenir ».

Comme nous l’avons vu dans le premier article, le fait de s’autoriser à avoir des rêves constitue la première étape de ce processus. La 2ème représente le mouvement que vous effectuez de « ce que vous êtes » vers « ce que vous voulez devenir ». Et c’est à ce moment-là que commencent les vraies difficultés :
·         il existe tout une première série de freins de nature psycho-affective, donc intérieure d’une part
·         et d’autre part des freins d’ordre psycho-social, donc extérieur. Voyons cela en détail.



Les freins d’ordre psycho affectif


Les freins d’ordre psycho-affectif sont tous les éléments qui vont freiner, voir empêcher la personne d’atteindre ses buts. A l’image d’une enclume à laquelle la personne serait attachée, ils vont retenir, immobiliser la personne dans sa situation actuelle.
Pour les éliminer, il conviendra d’effectuer un travail intérieur profond et honnête, avec ou sans l’aide de quelqu’un. Voici quelques exemples de freins psycho-affectifs.



La négativité


La définition de la négativité dans ce contexte précis est l’acte de ce percevoir intérieurement négativement. Le fait de le faire a pour effet de donner lancé un programme relayé par le subconscient. Sachant que ce dernier fait office au niveau du psychisme de pilote automatique, il n’est pas étonnant que la personne négative intérieurement génère des actions imprégnées du même négativisme qui « plombe » sa vie.
Mon expérience de thérapeute de 23 ans m’a convaincu que la racine du négativisme se trouve dans le manque d’amour de la personne envers elle-même. Ce dernier est la plupart du temps issu de l’enfance durant laquelle la personne n’a pas reçu suffisamment d’affection et d’encouragement.
Devenir positif passe donc par l’amour de soi (de sa personnalité profonde), non comme un acte égocentrique mais comme un acte de profonde acceptation de tout ce que la personne EST et ce, par et pour elle-même. Le fait d’accepter ses qualités et ses défauts permet de procéder à un « état des lieux » réaliste afin de se projeter dans un rêve qui sera l’expression de l’accession aux idéaux de la personne à partir de son état réel. La concrétisation du positivisme passe enfin par la profonde foi en elle-même et dans sa capacité de changer sa vie que la personne développe par et pour elle-même.



La peur


La peur de l’échec est générée par une dévalorisation intérieure plus ou moins consciente qui génère une incapacité d’atteindre l’objectif du rêve.
La peur d’échouer peut et doit être contrée par un profond travail de revalorisation intérieure avec, si nécessaire, l’aide d’un thérapeute.
La peur est souvent ce qui génère extérieurement la lâcheté face à l’acte, c’est-à-dire l’abandon de l’objet du rêve au lieu de la conquête de l’objet du rêve. La lâcheté est l’inverse du courage. Là encore mon expérience de thérapeute m’a convaincu que le courage est le fait d’affronter sa peur et non l’absence de peur. Celui qui ne connait pas la peur est un fou alors que le courageux sort sa peur de l’ombre pour mieux lui faire face.
Comme je le disais dans un article précédent le pire que l’on puisse se faire c’est d’avoir peur de sa peur. Cependant en apprenant à s’aimer et à s’accepter chacun peut apprivoiser sa peur et s’en approcher assez pour la comprendre, ce afin de combler en lui ses manques de façon à résorber sa peur. Le monde ne s’est pas fait en un jour ; il en va de même à ce niveau.



Les freins d’ordre psycho-social


Les freins d’ordre psycho-social sont tous les éléments verbaux, comportementaux et gestuels qui influencent négativement la personne dans son environnement familial et social. Ils agissent à l’image de murs qui se placent entre la personne et ses rêves.
En voici certains exemples classiques :



Les limites posées par la famille


Chaque famille détermine un certain type de fonctionnement d’un point du vue psycho-comportemental. C’est-à-dire qu’elle différencie ce qui est juste et de ce qui est faux, d’un point de vue totalement subjectif : c’est la loi familiale
L’histoire d’une famille est la sève de l’arbre généalogique de celle-ci. En bien ou en mal, cette sève nourrit chaque membre de la famille. A chaque génération cette dernière s’additionne d’une partie des expériences de ses membres.
Pour chaque être humain, l’acte d’émancipation de la loi familial (afin de créer la sienne) est angoissant dans le sens où cela générera de facto un sevrage de la sève familial donc une peur du manque plus ou moins consciente de « famine affective ». Il est important de rappeler que l’émancipation affective est à l’affect ce que le sectionnement du cordon ombilical est au corps physique. Il présuppose une capacité totale d’autonomie de la personne : celle-ci se donner le droit de penser et d’éprouver par elle-même sans le besoin de rechercher l’approbation systématique extérieure.
Il est juste et bon qu’une personne qui rêve d’une vie meilleure transcende la loi familiale. Cependant dans la pratique il arrive parfois que sa famille ne comprenne pas sa façon de penser ou d’agir et lui mettent des bâtons dans les roues.
Il me semble important de ne pas considérer sa famille comme un obstacle et de se donner le droit d’exister en la laissant choisir son propre fonctionnement. Une famille fonctionne comme un individu : il arrive parfois que son système d’adaptation soit un peu…grippé. Dans ce cas il convient de ne pas la heurter sans pour autant renoncer aux rêves.



Les railleries de la société


Lorsque le rêve est trop différent des canons sociaux comportementaux ou idéologiques de la société, celle-ci peut par l’intermédiaire d’un individu ou d’un groupe décourage la personne de réaliser son rêve.
Pour autant que la nature du rêve soit positive et bonne, il arrive que lorsque le rêve est trop innovent, différent de la norme sociétale, il génère une réaction inverse donc conservatrice de la société.
Par contre cela ne veut en aucun cas dire que la personne doive abandonner son rêve mais plutôt qu’il lui faille renforcer la structure de celui-ci. Prenons l’exemple parlant des droits civiques des noirs américains : des personnes comme le révérend Martin Luther King ont dû argumenter un concept novateur face à la société conservatrice (pour ne pas dire rétrograde de l’époque). Pourtant son idée était on ne peut plus positive et valorisante pour l’être humain en général. Il leur a fallu du temps et beaucoup de sacrifices pour accéder à des droits qui nous semblent couler de source actuellement.
Chaque nouveau rêve, chaque nouvelle idée lorsqu’elle est exprimée par une personne en société est susceptible d’être rejeté. En prenant cela positivement, cela permet à son concepteur de la renforcer intérieurement afin qu’elle soit plus forte la prochaine fois. A final, la personne qui accepte ce principe, sera au bénéfice d’un projet plus solide et plus réaliste.



Chacun est libre d’écrire sa propre histoire


Que l’on l’admette ou non, nous avons tous une personnalité à deux composantes, pour schématiser on peut dire que :
·         Une bonne partie, généreuse, positive, constructrice et pleine d’amour que l’on peut appeler l’ange
·         Une mauvaise partie, égoïste, négative, destructrice et pleine de haine que l’on peut appeler le démon

Selon que l’on décide de nourrir l’une ou l’autre partie, notre personnalité évolue plutôt vers le positif ou alors vers le négatif. Ces deux parties de nous-mêmes se nourrissent de ce que nous pensons et éprouvons. Plus exactement, nous nourrissons une partie ou l’autre en fonction de la qualité de nos pensées et émotions. Si nous prenons cela de manière fataliste tout ce phénomène n’est qu’un drame perpétuel.
Par contre, pour les plus courageux d’entre nous il s’agit de transcender activement les démons intérieurs (colère, avarice, malveillance, envie, orgueil, paresse, etc.) en les exorcisant avec des anges ou vertus, dont voici quelque exemple
1.      Droiture : est la capacité d’aligner (de se tenir droit) sa pensée et son émotion afin que le corps soit la pure et fidèle expression de ces dernières et que ces trois parties de l’être humain se dirigent ensemble vers le rêve.
2.      Courage : est une qualité qui requiert la peur pour se manifester. Il est la capacité que se donne l’être humain de transcender sa peur afin d’aller plus loin dans l’accomplissement d’actes qui jusque-là lui semblaient impossible afin d’atteindre ses rêves
3.      Bienveillance : est la qualité d’âme qui fait de l’Homme un être qui souhaite ardemment et de tout son cœur le bien et le bonheur d’autrui sans s’oublier pour autant.
4.      Politesse : est la qualité qui permet de reconnaitre l’autre dans ses spécificités et de le traiter dans le respect de celles-ci. Elle reconnait à l’individu le droit d’éprouver ses propres sentiments. Elle permet des rapports sociaux respectueux et équilibrés.
5.      Sincérité : est l’expression de sentiments vrais au moyen de la vérité. Elle est une vertu de clarté et de transparence dans les rapports humains. Elle implique l’adéquation entre le ressenti interne et le comportement social.
6.      Honneur : est, extérieurement, acquis grâce à des actes reconnus par la société. D’un point de vue interne et ésotérique, l’honneur est l’acte dans le monde physique qui rend honneur à l’Homme Spirituel ou Âme par la qualité de celui-ci. L’Absence de vengeance, le respect total de l’intégrité de l’autre, la renonciation aux actions dégradantes ou dévalorisantes sont autant d’actes qui permettent d’être honorable. C’est le comportement juste.
7.      Loyauté : est le dévouement envers une cause ou une personne. Elle implique la fidélité, la rectitude, la fiabilité et la crédibilité. Elle s’oppose à la tromperie et au mensonge.

Ces qualités et celles qui vous voudrez y ajouter permettent d’accéder à une attitude globale qui rend possible les changements qui s’imposent pour accéder aux rêves ou autrement dit créé le chemin entre « ce qui je suis » et ce que je veux devenir ».
En résumé, si l’être humain choisit consciemment de nourrir de bonnes pensées et des émotions de qualité, il se rapproche chaque jour de ces rêves et idéaux !



                                                                                     Jean-Christian Balmat


mardi 29 janvier 2013

Sagesse du Milieu / Atteindre ses buts : Article 1


Quelle est la différence entre les rêves d’un enfant de 10 ans et la même personne 30 ans plus tard ? La plupart du temps, il a abandonné ses rêves et parfois même il en a perdu jusqu’au souvenir.
Depuis 1990 je soigne de personnes qui ont pour la plupart ce problème sans même s’en rendre compte. Car perdre ses rêves enlève une bonne part de la motivation d’une personne, j’oserais même dire la meilleure. Et sans motivation, l’être humain perd l’envie d’avancer dans sa vie au mieux et au pire perd même le goût à la vivre pleinement.
Le but de cette série d’articles est de vous apporter des solutions simples à un problème courant, mais absolument pas anodin. J’espère que ces modestes lignes donneront un début de réponses à ceux qui en ont besoin. Croyez en vous, entretenez vos rêves et donnez-vous les moyens de les atteindre !



Définir des buts positifs ne suffit pas.


Introduction


Le rêve est le moteur de tout mouvement de l’être humain. Il est l’expression de la pure pulsion de vie. Il a pour but de combler un manque et d’apporter une satisfaction. Le réaliser comble la personne et lui apporte un gain de confiance nécessaire à son émancipation et son épanouissement. Plus l’être humain parvient à matérialiser son rêve, plus sa confiance augmente, lui permettant d’en nourrir d’autres, encore plus ambitieux.



Osez rêver !


Lorsque l’on observe un enfant jouer, on peut observer qu’il matérialise au travers du jeu son monde imaginaire. Il dessine à quoi il rêve, met mouvement ses jouets tel qu’il perçoit le monde.
Bien souvent, l’éducation et la scolarisation casse et remplace les rêves de l’enfant par des « réalités sérieuses » qui « lui seront utiles pour son avenir ». Bien souvent sorti de l’apprentissage ou de ses études, le jeune adulte est déjà bien désillusionné. Il a abandonné plus ou moins ses rêves, réalise des actes et parle comme sa famille et la société attendent qu’il soit socialement.

Ce que j’entends par « oser son rêve » correspond à l’acte d’encourager le rêve de son enfant en tant que parent et d’écouter ce que son enfant intérieur dit pour l’adulte. Bien sûr qu’il serait déraisonnable de vivre et réaliser son rêve en complète scission avec sa famille et la société. En procédant par compromis, la personne peut satisfaire son entourage sans s’oublier en cours de route.

Car il ne faut pas perdre que le rêve est le meilleur antidépresseur naturel qui existe. Aucun conjoint, aucune amitié, aucune thérapie ou médicament ne pourront remplacer le rêve dans sa fonction essentiel.
Car le rêve, lorsqu’il est pleinement vécu, entretient la pulsion de vie, génère la saine ambition et surtout produit de la positivité, le tout maintenant la personne dans un état de santé excellent tant psycho affectivement que physiquement. Il apporte l’espoir, le goût de vivre et l’envie du futur.



Le fossé entre « ce que je suis » et ce que je veux être ».


Le rêve représente « ce que je désire être » et/ou « ce que j’aimerais que le monde soit ». « Ce que je suis » représente le point de départ de chaque personne.

Ce point Alpha est un début que n’a en aucun cas pour fonction d’être une fin en soi. Pour peu que l’éducation véhicule le message de l’impossibilité de changer ce que la personne est au profit de ce qu’elle aimerait être ; elle générera un rempli de la personne sur elle-même. Cela générera une dysthymie[1], une dépression voir pire. La perception intérieure par la personne de ne pas pouvoir et/ou de ne pas avoir le droit de réaliser ses rêves en plus de générer les symptômes précités créés une frustration envers les responsables de cette interdiction. Cela finit par générer une cohorte de troubles relationnels plus ou moins graves qui plombent toutes les relations de la personne.

Passer de l’état de « ce que je suis » à « ce que je veux être (devenir) », nécessite un acte de fondateur, de confiance que l’on peut appeler le « saut de la foi ». J’entends par ce terme le fait de briser les limites actuelles positivement dans le but d’atteindre l’endroit rêvé. Quel que soit le domaine du rêve, évolution personnelle, état de santé, sport, études, emploi, etc. la personne doit se donner le plein droit d’abandonner ce qu'est dans le présent pour se diriger vers ce qu’elle désire devenir.
Avoir la foi dans soi-même, nécessite un amour sain de ce que l’on est (ce qui exclut l’égocentrisme) afin de valoriser les valeurs intérieures de qualité au détriment des doutes, de la tristesse, de la peur, de la frustration, bref de tout le psycho-affectif négatif qui empêche l’expression et l’épanouissement de l’être.



Le moteur du rêve

Le moteur du rêve est l’esprit. Plus l’esprit est libre, plus il produit des rêves ambitieux.
Plus l’esprit est fort, plus il permet de réaliser concrètement l’objet du rêve.


Tu peux, si tu veux

Cette phrase résume à elle seule ce qui convient de réaliser par son esprit. Le fait d’oser rêver est affaire de pouvoir dans le sens « se mettre à la portée de… ». Se donner le plein droit d’avoir des rêves, met l’être humain en face de la valeur qu’il se donne. Pour avancer et oser le rêve, il doit posséder intérieurement la valeur qu’il l’autorise à vouloir mieux que ce qu’il a, sans arrogance, uniquement dans le but de vivre mieux et plus en adéquation avec la vie telle qu’il l’imagine.


Ce en quoi l’esprit croit, l’esprit peut le réaliser


Avoir un rêve est une chose, y croire en est une autre. L’un sans l’autre est voué à l’échec. Par contre, en additionnant les deux, chacun est susceptible de regrouper toutes les chances de voir son rêve se réaliser. Pour y parvenir, il convient de se débarrasser de tous les freins qui empêchent le rêve de se réaliser, tous ces freins qui maintiennent la personne dans ce qu’elle est et qui l’empêche de devenir ce qu’elle désire.



Mettre en œuvre le rêve

Ceux-ci doivent représenter le meilleur que vous puissiez imaginer être sans pour autant être délirant. C’est-à-dire que de rêver à quelque chose qu’il est totalement impossible que vous devenir serait mauvais dans le sens que cela représenterait une carotte que vous ne pourriez jamais attraper. Pour prendre l’exemple du sport, il est réaliste de faire mieux que ses aînés de quelque dizaines de pourcents, mais pas de faire mieux à 100%. En sprint, Usain Bolt survole littéralement le 100 mètres, en améliorant le record du monde de quelques dixièmes de secondes, ce qui en fait déjà un athlète d’ores et déjà exceptionnel ! Un enfant pratiquant l’athlétisme qui rêverait de faire le 100 mètres en 5 secondes aurait un rêve irréaliste. Par je suis d’avis qu’il est sain que lui rêve un jour battre le record d’Usain Bolt comme ce dernier enfant rêvait de battre le record de Maurice Green.

Les rêves doivent représenter non seulement quelque chose de positif, mais être d’une teneur totalement bonne, c’est-à-dire « pure symbole de vie ». Car ce n’est qu’en envoyant du positif, du bon et du vrai que l’on récolte le vrai bonheur. Le rêve dont je parle est évidement l’inverse du cauchemar dans lequel on « rêve » sa réussite au travers du malheur des autres ou de la destruction de quoi que ce soit. Le rêve est un acte de pure création personnelle qui ensemence une terre dont nous récolterons les fruits que nous méritons.
Le rêve est un acte de l’esprit que nous mettons en conscience et qui a pour but d’améliorer notre quotidien. Il doit logiquement apporter du positif à la personne qui le produit, mais également à son entourage, au minimum à titre d’exemple de vie.



                                                                                     Jean-Christian Balmat



[1] La dysthymie est un état dépressif chronique. Il est fréquent que les personnes atteintes de ce trouble dépressif fasse des années pour se faire diagnostiquer et finissent par contre que la dépression fasse partie de leur caractère.