jeudi 31 octobre 2013

Sagesse du Milieu: Le Cœur de Bouddha (Article 1)



Existe-t-il un moyen d’être pleinement heureux Ici et Maintenant (ou tout du moins dans cette vie-là) ? Telle est la grande question à laquelle je vais m’atteler durant cet article.

En marge des cours que je donne et de la démarche personnelle que j’effectue depuis longtemps ; j’entends fréquemment des personnes qui, de manière très rationnelle et pragmatique, m’interpellent en riant de la lenteur d’une démarche thérapeutique et pire, de celle d’un travail personnel intérieur globale.

Je dois bien avouer à ses personnes qu’à condition que le plan physique, celui de la matière dense, est seul prit comme référence, elles ont parfaitement raison. A condition que l’on accepte de réduire l’Homme à un tas de viande à quoi bon s’occuper de ces émotions, perceptions, sensations et autres états d’âme puisque cela n’existe pas.

Comme beaucoup de mes congénères c’est la souffrance qui m’a poussé à chercher le pourquoi et le comment. J’étais de ceux que seule l’efficacité concrète intéressait. Par contre à partir du moment où mes émotions m’empêchèrent de faire un pas de plus. Ces mêmes émotions que je discréditais jusque-là, apparurent à la surface de ma personnalité alors j’avais pris grand soin de les cacher tout au fond de moi.

Ce jour-là dont je me souviens comme si c’était hier marqua le début d’une longue recherche personnelle.

Article Sagesse du Milieu: "Le Cœur de Bouddha" - image copyright Wix 2018



Les émotions rendent faibles !


Dans notre système culturel judéo-chrétien il est souvent de rigueur de mettre en parallèle brimade des émotions et passage à la vie d’adulte. Combien de fois on peut entendre « ne fais le gamin, grandis un peu » lorsqu’un jeune tente d’exprimer une émotion intérieure qui l’empêche de continuer son action. Dans combien de milieux sociaux la masse bien-pensante brime celui ou celle qui exprime trop fort ce que la majorité tait.

Hors les émotions ne sont que la traduction des informations que nos cinq sens ramènent à notre cerveau. Sont-elles utiles ? Évidement car elles nous informent sur la modification de notre environnement. Auriez-vous l’idée de débranchez le tableau de bord de votre véhicule pour ne plus être dérangé ?? J’espère que non car les témoins qui y figurent vous informent sur l’état de votre véhicule et sa capacité à continuer de fonctionnement. De même vos sensations en provenance de l’extérieur vous informent sur les modifications de votre environnement alors que vos sensations internes vous tiennent au courant du fonctionnement interne.

Le chef prostré dans sa tour d’ivoire qu’est votre mental a besoin des sensations afin de « toucher » ce qui se passe dans le monde extérieur en général, mais plus particulièrement il a besoin de savoir comment se déroule la mise en œuvre de ses idées, projets et autres résolutions qu’il a pondus. La communication entre les différentes composantes de l’Être Humain est assuré par le système nerveux qui commande la fonction bien-sûr mais également sur son déroulement.

Hors les émotions ne sont pas un luxe parce si nous les réduisons à l’extrême il nous apparaît une axe plaisir-douleur.

Hors cet axe plaisir-douleur appréhender hors de toute idéologie, dogme ou philosophie, nous parle de ce qui conserve et perpétue la vie du corps physique, le plaisir et l’oppose à ce qui le détruit, la douleur.

Tout système nerveux sur terre est programmé à reproduire ce qui a généré par le passé du plaisir et d’éviter ce qui a produit de la douleur. Ne pas écouter ses émotions est injustifiable d’un point de vie évolutif. Car écouter ses sensations c’est pouvoir évoluer et ce dans tous les domaines ; physique, psychoaffectif, personnel, social, etc.

Il est donc faux d’argumenter que de tenir compte des émotions rend faible. Le faire implique forcément de consentir aux changements lorsque celles-ci se manifestent sous le forme de douleurs, par contre l’accepter c’est vivre un peu mieux chaque jour en sortant, par et pour soi-même, de la souffrance.


Définition du cœur de Bouddha


J’entends par « cœur de Bouddha » le fruit d’harmonisation entre :
·       D’une part l’hémisphère droit et gauche de notre cerveau
·       et d’autre part notre cerveau crânien et notre cerveau ventral

Parvenir à prendre conscience que l’Être Humain est une merveille à condition « qu’il se termine » est un grand pas…. En effet il existe des différences majeures entre les composantes du système nerveux.




Une famille d’autistes


L’absence de travail personnel revient un peu à laisser trois composantes essentielles du système nerveux fonctionner sans qu’aucun ne tienne compte de l’autre.
C’est comme si une famille de trois personnes composée
·       d’une mère, symbolisant le cerveau droit
·       d’un père, le cerveau gauche
·       d’un enfant dans le rôle du cerveau ventral

vivait dans une même maison sans jamais communiquer les uns avec les autres !! Impensable, si on rajoute le fait qu’ils sont condamnés à vivre ensemble constamment, la situation devient inenvisageable. Pourtant la plupart d’entre nous vivons comme cela !!
C’est-à-dire que nous sommes habitués à dissocier notre système de réception et de traitement de l’information intérieurement.

L’Être Humain est parfaitement capable de traiter les stimuli de son environnement en tenant compte de


Harmoniser les deux hémisphères cérébraux


Les deux Hémisphères[1]


Hémisphère Gauche
Hémisphère Droit
Analytique (il fait un gros plan)
Synthétique (il fait un plan large sur les choses qu'il traite)
Temporel
Spatial
Dominant vaniteux (ego)
le sage, l’artiste, le sportif, le danseur et le yogi serein
la raison (raisonnement)
l'intuition, l’affect
la pensée
l’imaginaire
la logique
l’artistique
conscience du temps qui s'écoule
conscience de l'espace
verbalisation et mémoire verbale
vision et mémoire visuelle, sensorielle, ou auditive
Il gère donc le conscient, le rationnel, le volontaire
Il gère l’inconscient, l’irrationnel et l’involontaire
Il commande le côté droit du corps (actions motrices)
Il commande le côté gauche du corps (actions motrices)

la perception et la reconnaissance des visages
compréhension d’une phrase en son sens littéral
compréhension d’une phrase en son sens imagé
Fonction (classification par...)
Apparence (classification par...)
la grammaire et la production de mots
l'intonation et l'accentuation
parle, calcule et écrit
musique
rythme et mesure
mélodie, ton et timbre
Tableau 1 de l'auteur

L’antagonisme entre l’hémisphère droit et l’hémisphère gauche concerne principalement le néocortex, un peu le cortex émotif et pas du tout le paléo-cortex.

Attention, cette classification est très arbitraire et réductrice. Il est scientifiquement erroné d'appréhender ainsi le cerveau, lequel compte env. 100 milliards de neurones, donc un nombre de connexions théoriques tel que même les math s'y perdent, mais toutefois supérieur au nombre d'atomes dans le système solaire.

On ne peut réduire cette merveille de l'univers en la scindant en deux, mais cela permet au moins d'observer deux points de vue possibles de la pensée concrète d'origine cérébrale sur les éléments à appréhender.

Si scientifiquement ce découpage est faux, les différents types de sociétés composant notre humanité fonctionnent en « mettant en avant » une appréhension des choses soit logique et rationnelle, soit plutôt émotionnelle et intuitive.

Image l'auteur


1. Cerveau reptilien : Centre physique, Centre moteur, Hara
2.     Cerveau mammalien : Centre émotionnel, Centre émotif, cœur
3.     Cerveau cognitif : Centre intellectuel, intellect, raison
Hémisphère droit : Le Bien, l’ange gardien, l’Esprit
Hémisphère gauche : Le Mal, l’ange malin, l’âme haïssable


L'Intelligence Émotionnelle[1]


Il y a deux types d’intelligence :
  1. L’une rationnelle issue de l’hémisphère gauche du cerveau
  1. L’autre émotionnelle issue de l’hémisphère droit du cerveau

Sans entrer dans le débat, « hémisphère gauche correspondant à la réflexion de type masculine et lié à la culture occidentale et hémisphère droit correspondant à la réflexion de type féminine et lié à la culture orientale », il est intéressant de comprendre que les fruits du raisonnement rationnel et du raisonnement émotionnel ne s’opposent pas mais se bonifient les uns les autres. Nier l’un au profit de l’autre n’est pas la voie, cependant, conjuguer les deux, relève au départ du défi. Cela permet de « potentialiser nos capacités cérébrales » au mieux. Cela rend surtout possible la mise en balance de deux systèmes aux valeurs différentes mais complémentaires.

Un couple est formé d’un homme et d’une femme, qui possèdent deux points de vue, deux manières de faire les mêmes choses, deux sensibilités etc. Un couple épanoui sera celui qui aura réussi à conjuguer ses deux aspects, à les multiplier d’une manière exponentielle, dans une énergie positive et constructrice.

Notre cerveau bicéphale est une merveille à condition de l’utiliser dans toute sa subtilité. En parvenant à nuancer l’émotion par la raison et à réchauffer la raison par le feu de l’émotion, nous recréons au sein de notre crâne le mélange légendaire de l’Eau et du Feu.

L'Intelligence Émotionnelle représente le Juste Milieu entre le rationnel et l'émotionnel. Car souvent, par convention, nous pré-classons les événements en fonction du type de réflexion que nous y appliquons par habitude (pilote automatique). Par exemple : « on ne mélange pas le cœur et les affaires ». Alors que depuis l'apparition du business éthique les gens en retirent un grand bénéfice en termes de « confort de conscience ».

L'Intelligence Émotionnelle représente un bénéfice supérieur à l'addition de deux hémisphères. Il se crée un travail en synergie accentué, provoquant l'émulation des facultés de chacun. Combiner les deux cerveaux revient symboliquement à mettre en lien un mathématicien et un philosophe. Cependant la combinaison de deux représente bien plus qu’une simple addition.


Exercice


·       Je réfléchis : comment est-ce que je ressens le monde extérieur ‘ avec ma raison, au travers de mes émotions (cinq sens) ou en mélangeant les deux ? Ce que je viens de déterminer change-t-il selon que je rencontre ma famille ou un inconnu ? Quand et en face de qui ou de quoi est-ce je me sens faible ou fort ?
·       En fonction de ces informations je m’autoévalue et corrige ce que je trouve dans ma « cuisine nerveuse » : je rajoute une peu d’émotionnel, de chaleur, si je suis trop froid ou je jette de l’eau, de la raison, sur un tempérament de feu.
Je stabilise mon état en maintenant la balance émotionnel-rationnel en temps réel à chaque instant de ma vie. Je ne me laisse pas devenir insensible ou submergé par mes émotions : je maintiens l’harmonie intérieure.


                                                                                     Jean-Christian Balmat



lundi 14 octobre 2013

Sagesse du Milieu: La respiration utilisée comme méthode thérapeutique[1]

Le meilleur moyen pratique d’être équilibré au niveau du Trois, a, depuis longtemps, été mis en évidence : la respiration ou plus exactement la respiration placée au niveau du bas-ventre...

La respiration, constituée de trois phases distinctes, sert ici de moyen de diagnostic autant que de moyen de traitement.

·       Elle doit être équilibrée dans son placement au niveau du corps, placée en son Centre au niveau du bas ventre.
·       Elle doit être équilibrée dans ses phases triples en qualité et quantité.
·       Elle devient ainsi le lien avec l’Autre, l’acceptation consciente de la globalité de la relation : le « recevoir » par l’inspiration, la « réflexion » au niveau de l’apnée, l’élimination et le « don » au niveau de l’expiration.

L’être ne cherche pas à être, il est. Il ne garde rien, n’arrête rien, mais au contraire devient artisan du mouvement, fils de la vie. À chaque fois qu’un « jeune » intellect non dirigé s’immobilise sur un sujet et le fait « tourner en boucles », non seulement il arrête en lui la Vie, mais vit en gardant les déchets en lui.

« Il arrête la Vie » car la Vie EST le Mouvement continuel et inaliénable par excellence. La stopper intérieurement nous prive de nourriture. Parce que seul l’ignorant croit qu’il peut, durant sa « vie » se priver de la Vie ! Au contraire, vivre la Vie est aussi le point de départ vers le voyage magnifique qui nous est promis. Rien de plus beau que la Vie dans sa plénitude ne pourra être inventé. Nous provenons tous d’un seul et même Principe Unique. En le réintégrant pleinement, nous connaîtrons enfin la plénitude dont nous sommes tous frustrés actuellement. Nous sommes comme des poissons qui cherchent au bord du rivage le bonheur dans l’espace à coups de millions, alors que seule l’eau rend les poissons heureux. La direction est opposée et le moyen est faux. Ce n’est ni à l’extérieur, ni en agissant en être irrespectueux, que nous parviendrons à nous en sortir. La porte est évidente pour celui qui sait s’écouter et surtout, qui sait ce qu’il est ! Le savez-vous ?

Il est très dangereux de ne pas s’astreindre à effectuer le processus complet d’assimilation-intégration-élimination/restitution (procréation). Si l’on vit parmi des déchets, même et essentiellement les siens, nous nous exposons aux pires déchéances.

Les prières matinales, peu importe leur origine, ne sont dans un premier temps qu’un acte essentiel d’hygiène. Le système respiratoire est non seulement lié au système digestif, mais lui est indispensable. L’oxygène nous est vital pour nos différents processus, élément essentiel à la purification par le Feu. Le « nettoyage » et le développement de cette structure par des méthodes parfaitement connues dans toutes les cultures sont une condition à la Vie. La Vie est évolutive et doit circuler en nous librement dans des conduits exempts de charbon. Comme le ramoneur qui a beaucoup de travail quand, dans le fourneau dont il s’occupe, le processus de combustion s’est mal déroulé par manque d’oxygène, nous devons « éventer », oxygéner, et ce, à un triple niveau, nos magnifiques véhicules dont le premier, le corps physique ; ce dont profite le corps vital et le corps de désir. Comme pour le fourneau dont les conduits sont bouchés par les déchets de la combustion et qui doit être nettoyé par le ramoneur, nous devons entretenir nos capacités de régénération interne avec cet allié qu’est l’oxygène, permettant une complète combustion des déchets internes.

La récapitulation précédant le sommeil, nous permet d’intégrer le résultat de nos actions et relations vécues durant la journée qui s’achève. Cette action nous permet de ne pas reproduire des schémas illogiques parce que nous sommes respectueux de la Vie. Nous avons le pouvoir de perpétuer le mouvement de vie, d’où cette fameuse notion, dont beaucoup d’entre nous actuellement arrivent mal à appréhender correctement, notre aspect divin. En tant qu’êtres émanant d’un Principe Unique, nous avons le pouvoir d’être créatifs dans un Monde lui-même vivant. S’évaluer soi-même, dans l’amour, donc dans le respect absolu des êtres, ne peut générer que l’évolution. En repensant aux causes que nous avons générées, nous nous préparons aux effets. En osant connaître le mal que nous avons épandu, nous avons ainsi le moyen de réparer l’offense commise.

Par la bonne respiration[2], un des plus grands trésors peut être découvert par chacun. Nous devons chercher l’équilibre entre les trois phases la composant :

1.     Inspiration, le Père, source intarissable de nourriture spirituelle, et plus matériellement source d’apport gazeux.
2.     Apnée, le Fils, le fruit là où l’Être évolue grâce aux échanges de son Monde avec les Mondes extérieurs.
3.     Expiration, la Mère, « lieu » où les déchets sont pris en charge par notre sainte protectrice, qui nous permet, en nous appuyant sur elle, de remonter vers le haut.


                                                                                     Jean-Christian Balmat



[1] Article extrait du livre « À Toi l’Orphelin » de Jean-Christian Balmat
[2] Toute relation, réellement vécue, est de nature triple. Une personne donne (mouvement intérieur vers extérieur, Yang, assimilable au Père) l’autre reçoit (mouvement extérieur vers intérieur, Yin, assimilable à la Mère), la relation elle-même représentant le Fils.

Sagesse du Milieu: L’Être Humain et l’Arbre, Frères, « inversés »[1]


Figure 3 : copyright Pixabay


Les échanges gazeux, comme nous l’avons vu, sont complémentaires entre ces frères. L’homme inspire l’oxygène « expiré » par son frère végétal, et ce dernier inhale le gaz carbonique exhalé par l’humain.

Le rapport entre le règne végétal et humain est donc clairement une relation vitale, essentielle pour l’un et l’autre de ces deux règnes interactifs.

L’Être fonctionne de même que son frère l’arbre : il perçoit d’en haut, ou d’une manière plus générale de l’extérieur, digère puis élimine le « trop » vers le bas, donnant de la « matière » à cet autre, pour qui ce « trop » est nécessaire (cette première étape constitue le « recevoir »). Il crée avec l’essentiel qu’il a gardé un Être plus évolué, en l’occurrence lui. Le double cycle binaire nourrit le fût, le Fils nourri par le Père (ici l’énergie solaire et les gaz atmosphériques) et la Mère (support terrien dans lequel les racines s’implantent, y puisant les éléments nutritifs).

L’arbre stimule le renouvellement gazeux atmosphérique par des échanges cycliques, aère la Terre et en régule le niveau hydrique, en empêchant que celle-ci ne provoque l’érosion, en la recouvrant de son feuillage, futur constituant de la couche supérieure de la croûte terrestre. L’eau peut ainsi s’écouler de haut en bas à l’extérieur de la plante. Le Ciel, l’arbre et la Mère, forment une Trinité, dans laquelle les échanges sont sans fin. Ils s’unissent et s’apportent mutuellement.

L’été venu, l’arbre offre son fruit les bras tendus vers le Ciel. Celui-ci servira de nourriture à la gente ailée ou, dans d’autres cas, aux animaux terrestres qui, en échange de l’apport nutritif (l’animal reçoit) essaimeront au gré de leurs pérégrinations l’essence du fruit, l’arbre embryonnaire, la graine afin qu’elle prenne racine pour autant que la Terre soit prête, ameublie, fécondable. On voit que l’arbre se nourrit d’une manière binaire (depuis le haut et le bas), rejetant des « déchets » qui se révèlent essentiels pour les autres règnes vers le haut et vers le bas (nous voyons le double cycle binaire correspondant au Quatre).

Une fois la récolte, la chute du fruit, passée, l’arbre se débarrassera de son feuillage (l’équivalent chez l’homme de ses capacités à appréhender le monde extérieur) qui, en s’oxydant, deviendra humus puis par mélange (sous l’effet des animaux fouisseurs, creusant des terriers, des lombrics et autres insectes) sera terre nouvelle, renouvelée.

Vous pouvez clairement voir que l’arbre participe activement à la vie sur terre. Il respecte silencieusement, depuis des millions d’années, un accord avec son Père et sa Mère (axe vertical), de même qu’avec ses Frères et Sœurs de son règne ou des trois autres (minéral, animal et humain ; axe horizontal). Il respecte en recevant puis honore en donnant. Il ne choisit pas, ne juge pas chaque émanation de l’essence (individualité), mais au contraire garde un cœur ouvert aux échanges. Les multiples accords qu’il respecte, sont, ni plus ni moins, les Lois Universelles auxquelles il adhère comme être vivant.

Et dire que l’arbre se « situe parmi les règnes inférieurs au nôtre ». Pourtant, il y a longtemps que nous ne pouvons en dire autant, bafouant sans cesse les accords immuables. Nous prenons à outrance et rejetons à tout va, nos substances transformées sans éthique, des poisons pour nos Frères et Sœurs humains, animaux, végétaux et minéraux.

Nous possédons cependant la connaissance requise pour nous comporter enfin comme ce que nous sommes : les grands Frères et Sœurs des règnes inférieurs. Donner horizontalement afin de mieux recevoir verticalement.

Tous ces êtres que nous qualifions de « sans âme », ne pleurent-ils pas de voir notre comportement ? Le cœur n’est-il pas le calice contenant l’essence transmise ? Et si, malgré l’absence de Manifestation physique chez certains de nos Frères et Sœurs, nous éprouvions tous sans distinction, des sensations ?
Si cela était le cas, honorons nos Frères « inférieurs » et remercions-les pour leur sacrifice quotidien dont ils font preuve afin de nourrir les nôtres, et honorons l’esprit faîtier (l’essence, archétype, l’ « Esprit-groupe » dont parle M. Max Heindel) de chaque animal ou végétal.

Pourtant, nous avions encore, il y a peu, des « peuples primitifs », qui avaient maintenu, depuis la nuit des temps, des relations complètes avec l’ensemble des êtres vivants terrestres. Et les Orphelins les ont dénigrés « ces sous-hommes parlant bêtement aux animaux, plantes et minéraux, vêtus eux-mêmes de peaux de bêtes », méprisant de recevoir leur enseignement qui pourtant nous permettrait, s’ils avaient été un tant soit peu suivi, d’avoir une Terre-Mère intacte. Nous les avons massacrés, sans chercher à les comprendre. Leurs « chamans » nous l’avaient prédit pourtant, cette ère qui est une période catastrophique écologiquement parlant. Sans parler de la relation spirituelle avec Terre-Mère qui n’est pas prête de s’établir en l’état.

Qui sont les êtres « évolués » qui détruisent leur propre terre, leur air et transforment les fruits de leurs parents cosmiques, en jouant avec ce qu’ils n’ont jamais essayé de comprendre en essence ?
Tout comme nos parents terrestres nous « donnent » la Vie, nos parents cosmiques nous offrent une place de choix au sein de l’Univers, dont une des projections se trouve être notre Monde. Oser la relation avec l’Autre, permet la naissance du Fils, détenteur de l’essence après que deux êtres eurent échangé, eux-mêmes n’étant que des projections de l’essence.

Une partie du Miracle se trouve là. Nous sommes tous capables de créer, de perpétuer l’essence.
Comme le couple s’aimant matérialise son amour inconditionnel sous la forme de l’enfant, le Fils ; deux êtres ayant une relation féconde, sous une autre forme que la relation sexuelle, peuvent réellement matérialiser le Fils né de leur relation. Imaginez notre Monde d’en bas, peuplé d’êtres en constants échanges, créant par échanges des Fils de Cœur et non plus uniquement de chair. Des êtres acceptant l’Amour comme réel constituant de leurs êtres et transmettant simplement par le moyen de la relation respectueuse à l’Autre, puis assimilant sans retenue le généreux don de son Frère.

La vraie question à se poser est : doit-on vivre sans tenir compte de cette relation (stade inconscient), ou au contraire travailler au développement de l’échange afin de l’épanouir pleinement ?


                                                                                     Jean-Christian Balmat






[1] Article extrait du livre « À Toi l’Orphelin » de Jean-Christian Balmat,  disponible sur Amazon.

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mercredi 9 octobre 2013

Sagesse du Milieu: Cherche et tu trouveras


 Luc, Chap. 11 : « …Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira ».

Parvenir à l'état où tout doute est raisonnablement absent est essentiel lorsque l'on cherche.
Plus nous apporterons de l'eau à notre moulin dévolu à la recherche, plus nous obtiendrons des réponses.

L'important n'est pas de trouver les réponses, mais de trouver les bonnes questions. Notre Âme sait, reste « juste » à établir un contact fort avec elle et chercher ce qui nous manque.
Lorsque nous partons en recherche, nous nous sentons incomplet, des parties du puzzle de la compréhension de la Vie nous manquent.

Plus le chercheur visualisera lors de ses méditations l'objet de ses recherches, plus il parviendra à le magnétiser, à « attirer » la réponse.

Depuis que je suis parti de Paris, j’ai expérimenté à quel point il est important de créer avec ses pensées et ses émotions des conditions favorables à la matérialisation de nos projets. Concentrer toutes nos forces en termes d’esprit, d’émotions et d’énergie vers un projet nous permet de mobiliser l’ensemble de notre potentiel. À l’image d’un compétiteur qui mobilise toutes ses ressources durant la compétition, l’être humain peut apprendre à diriger toutes ses forces vers un même but.

Bien souvent j’ai vécu durant mon année à Paris un épuisement physique tel qu’il m’était impossible d’imaginer faire l’entrainement ou la tâche à venir. En apprenant à méditer durant quelques minutes dans pareil cas, je suis parvenu à atteindre des ressources intérieures insoupçonnées.




                                                                                     Jean-Christian Balmat



Article extrait de : Rissoi l’Ermite, Celui qui découvrit le chemin vers le Monde Intérieur. Tome 2

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jeudi 1 août 2013

Sagesse du Milieu: Vivez en pleine conscience, Vivez HEUREUX ! (article 2)

L’Instant Présent


Vivre en pleine conscience, c'est tout d’abords et avant tout vivre l’instant présent. Oser ÊTRE SOI-MÊME sans éprouver la peur inconsciente du rejet de nos congénères.

Vivre dans l’instant présent requiert que nous sachions que la seule vraie réalité est le présent : le passé n’existe plus et le futur n’existe pas encore.
Cela requiert de se débarrasser des boulets du passé. Toutes ses choses que nous n’avons spas régler à un certain moment de notre histoire. Trop se projeter dans le futur, appauvri notre présent qui n’est plus nourrit. Cela cache souvent un profond malaise présent de la personne qui se perçoit comme impuissante à changer la situation en place sans délai.

Vivre l’instant présent nécessite de maîtriser le lâcher-prise ou la qualité d’une personne à s’adapter aux changements de son environnement Ici et Maintenant. Un peu à l’image de l’eau qui s’adapte à son contenant sans jamais changer son essence.
La méditation est un merveilleux outil, car il permet de découvrir sa note, sa couleur et son nom…



Quelle est votre couleur, votre note et votre nom ?


Chaque être humain EST une entité complexe et complète qui se révèle au cours de sa vie sur Terre. Un peu comme le gland contient totalement le potentiel du chêne adulte, l’Homme devient ce qu’il EST à condition de se donner les conditions nécessaires à son propre épanouissement.

La pratique de la méditation permet de pratiquer la technique des Trois Singes de la sagesse :
·       Fermer les yeux pour plonger son regard au fond de son être.
·       Fermer les oreilles et la bouche pour écouter les réponses qui provienne de l’être intérieur.

Car s’il y a bien un miracle dans la pratique de la méditation, c’est celui de découvrir qu’il n’y pas de réponses à trouver, mais bien des questions à poser.

Car toute pratique sincère et réalisée sérieusement sur le long terme, permet au méditant de mettre en évidence l’Être Intérieur qui en tant que tel possède toutes les réponses.

Une pratique assidue permettra à chacun qui s’en donne les moyens de déterminer de plus en plus précisément sa nature et la notion de Juste, Vrai et Bon qu’il en résulte. C’est-à-dire que chacun de nous a le pouvoir de se débarrasser des scories des illusions qui voilent la vérité intérieure de façon à se relier d’abords durant les séances de méditation puis constamment à son Être Intérieur.

À partir de là, l’Être au bénéfice des fruits de ce travail intérieur se connait, se reconnait et peut se positionner et vivre dans le monde extérieur dans la sérénité, le calme et le respect de l’autre. Il a tari la cause profonde de son angoisse, de sa déprime, de sa peur et de sa colère.



Mettre en relation le monde intérieur et extérieur


Lorsque la personne est parvenue à déterminer très clairement sa nature intérieure, elle peut commencer à montrer son vrai visage au monde.
Simple ? Non, car notre famille, l’entreprise et la société dans lesquelles nous vivons ont leurs propres lois, leurs propres règles déterminantes, ce qui est juste et par opposition ce qui est faux. En plus de cela, notre environnement à mesure de nous connaitre s’attend de plus en plus à ce que l’on ait une attitude correspondante à ce que l’on connait de nous.

Montrer son vrai visage nécessite d’accepter de développer une communication totalement respectueuse de l’autre et de soi-même. Ce type de communication engendre le compromis, la discussion afin de faire évoluer la relation sans qu’aucune des parties n’en souffre.

Lorsque ce travail est correctement fait, il engendre la révélation d’un être revenu en paix d’un travail intérieur plus ou moins long. La difficulté est de sortir de la relation réactive à laquelle nous sommes usuellement habitués. Une relation réactive est une relation entre deux personnes qui réagissent aux actions de l’autre par réaction, dépourvue de réflexion, en pleine conscience.



Appliquer cela dans la vie quotidienne


La pleine conscience est la prise de pouvoir de l’Être à l’intérieur de lui-même. Ouvrant les yeux sur toutes les facettes de sa personnalité et de son entité, il décide d’assumer, de s’assumer pleinement et d’intégrer ce qui est faible et moins beau en lui. En mettant en lien toutes ces facettes, les extrêmes se neutralisent et fusionnent dans des qualités que permettent à l’Être Intérieur de se manifester.
Il assume ce qu’il EST Ici et Maintenant, accepte dans la souplesse que le monde extérieur change tout autant que lui-même évolue.

Il renonce à la maîtrise de son monde, tout autant qu’il renonce à exprimer ses instincts sans limites. Son travail dans le présent et de marcher sa vie en restant dans le Juste, le Vrai et le Bon, car il a enfin osé accéder à la Connaissance ouverte à tous ceux qui cherchent.




                                                                                     Jean-Christian Balmat



Sagesse du Milieu: Vivez en pleine conscience, Vivez HEUREUX ! (article 1)

S'il y a bien un sujet sur lequel je constate depuis 1991 que les gens se prennent la tête, c’est bien celui de la Conscience ! La plupart d’entre eux fait un complexe d’infériorité, laissant aux philosophes le soin de leur pondre des livres qui ont le don de produire un paquet de nœud dans la tête !

J’ai eu l’infime honneur pendant mes 6 ans de formation de base d’avoir des professeurs qui avait les pieds sur terre :
·       Quand on m’enseignait à soigner, je passais à la mise en pratique sans délai, devant résoudre des pathologies de plus en plus complexes.
·       Quand on travaillait avec les élèves les plus avancés les ascèses traditionnelles du Bouddhisme Tantrique Japonais, nous recevions l'enseignement, puis nous allions directement méditer sous les cascades en pleine montagne ou marchions sur le feu.
·       Quand on m’enseignait le combat, je montais sur le tatami ou le ring.
Ce que je veux dire par là, c’est que l’on m’a donné la chance de passer à l’acte et non de parler, de faire en travers d’un enseignement particulier que je partage avec ceux qui me font confiance depuis 1991.

Vivre sa vie en pleine conscience correspond à l’ « Attention Juste » qui nous a été enseigné par Bouddha au travers de l’Octuple Sentier. Cela correspond à une vigilance constante de nos pensées, nos émotions, nos actions, nos paroles.
Cet article a pour but de vous inviter à méditer sur les avantages que chacun peut avoir à vivre en pleine conscience au travers de la mise en œuvre d’outils simples.

L’objectif ultime de la pleine conscience est simple à comprendre : parvenir peu à peu à découvrir la Vérité du Monde sous les illusions qui la cachent. Aussi simple que de regarder une photo du sommet de l’Everest. Par contre, pour l’atteindre, un certain nombre d’étapes sont nécessaires. Découvrons cela ensemble.



L’objectif


L’objectif est de parvenir à vivre pleinement le Ici et Maintenant en manifestant tout son potentiel dans les trois domaines que sont :
·       La prise de conscience de la sensation livrée en temps réel par les cinq sens afin de nous informer des changements du monde extérieur d’une part et d’autre part le processus de pensée intérieur, générée par le Mental.
·       La prise de décision intérieure quant à l’ajustement à produire en termes d’attitude, comportement et de positionnement afin de mettre en harmonie le monde intérieur et le monde extérieur
·       Le passage à l’acte, l’expression vraie et juste au travers des actes, des paroles et des écrits dans le monde extérieur de ce qui a été déterminé intérieurement.



Apprendre à méditer n’importe où


La méditation est l’outil de base, la première brique que l’on peut poser dans cette recherche.
Pour bien commencer, je vous suggère de vous débarrasser de tous vos préjugés à propos de la méditation. Elle n’appartient à aucun dogme religieux, aucune culture ou mouvement. La méditation est le seul moyen simple de mettre en phase toutes les composantes de votre personnalité dans une première phase puis, si l’on consent à un travail sur la durée, de découvrir puis d’acquérir la maîtrise des corps subtils de l’être humain.

On peut méditer assis, à genoux, coucher et on peut méditer débout en marchant, au travail ou en plein métro durant les heures d’affluence.

La méditation n’est pas un état de calme acquis que l’on retrouve
mais une harmonie que l’on crée par son travail.

Choisissez une position agréable… pour vous ! Le but n’est pas que vous fassiez plaisir à quelqu’un ou que vous soyez beau à voir, mais que vous soyez efficace !



La respiration ventrale


La respiration sert aux échanges gazeux d’un point de vue physiologique et sert aux échanges humains d’un point de vue psycho-affectif. La respiration, c'est la vie et sa cessation signifie la perte de celle-ci. Souvent méprisée, elle est pourtant un des moyens les plus efficaces pour évoluer à tout niveau.

Une fois que vous aurez pris une position confortable, placez votre respiration au niveau de votre bas-ventre (env. un poing sous le nombril). Inspirez en gonflant votre bas-ventre durant un temps et expirez en le vidant durant deux temps.

La respiration ventrale est celle qui nous utilisons instinctivement dès la naissance. Puis avec l'âge, la respiration devient plus haute, situé au niveau de la poitrine. L’enfant est en phase avec son ressentie et s’exprime en fonction d’elle alors que l’adulte est fréquemment trop en phase avec le monde extérieur tout en s’oubliant plus ou moins, paradoxalement par envie inconsciente de se faire reconnaître.

Accessoirement, la respiration ventrale permet de faire fonctionner au mieux le diaphragme et génère une activation du système digestif.



L’évolution dans la pratique méditative


Très schématiquement, on peut séparer les évolutions de la pratique méditative comme cela :
·       Le pratiquant commence à placer sa respiration au niveau du bas ventre et s’évertue à respirer en respectant le rythme 1-2.
·       Une fois le placement et le rythme maîtrisés, la personne ressent une réduction de son stress, de ses angoisses, de ses aspects dépressifs, de ses peurs et colères au profit de la sérénité, de la confiance, de la positivité, du courage, du sentiment d’amour universel
·       Le pratiquant découvre que lorsqu’il médite longtemps sur un objet, un être vivant, un concept, il en apprend infiniment plus (que s’il lisait un livre sur le sujet) sur l’essence de celui-ci par un phénomène naturel de connexion. Il découvre son pouvoir de se relier avec Tout ce qui EST

·       Le méditant parvient à se relier et acquérir les propriétés de ce sur quoi il médite





                                                                                     Jean-Christian Balmat



mercredi 26 juin 2013

Sagesse du Milieu: « Oui je le peux, j'y crois ! »


·       La peur est aussi et avant tout le sentiment métaphysique de séparation. Ce sentiment d’être perdu, de se sentir seul et abandonné, a motivé depuis la nuit des temps l’homme à vouloir se relier. En découle la naissance des religions, de « religare », relier. Y remédier représente le développement intérieur d’un sentiment, d’une conviction, d’appartenir à un univers et ayant la volonté de s’y relier dans le but de s’y unifier. Religions et philosophie nous donnent les outils afin d’y parvenir.
·       La colère est la résultante de l'inaccomplissement de ce que nous voulions faire. Lorsque nous devons « reculer » face à un obstacle, nous explosons, ne sachant que faire de cette énergie « qui pousse intérieurement » pour sortir. C’est ainsi l’expression de la guerre intérieure, de la défense aveugle et passionnelle contre tout ce qui nous est étranger. En transformant ce sentiment de séparation dont nous avons parlé, la guerre fait place à la paix, réparatrice et force majeure de construction.
·       L’angoisse quant à elle est quelque part plus grave que les deux sentiments précédents. Car l’angoisse se manifeste par l’immobilisme, l’inhibition d’un mouvement, ce mouvement sans qui la Vie disparaîtrait. Lorsque, dans cette guerre illusoire, nous ne pouvons ni fuir (peur) ; ni lutter (colère), nous nous immobilisons comme si la vie se rétractait et ne s’exprimait plus au travers de nous. Cependant, la vie est Manifestation. Lorsque ce n’est plus le cas, la vie permute, pervertie par des sentiments négatifs puissants : la peur viscérale et la colère retournée vers soi, la frustration. Sortir de l’angoisse ne peut se faire, que lorsque nous apercevons enfin l’espoir, la lumière et osons nous relier à nouveau afin de sortir de nos paralysies intérieures.

Ces trois émotions négatives sont avant tout des consommatrices d'énergie. Sachant que nous avons plus ou moins de pouvoir pour réaliser des actes dans la matière, selon que nous ayons ou non de l'énergie, il est intéressant de s'améliore et de comprendre que, lorsque nous n'exprimons pas de tels sentiments extérieurement, ils continuent d'exister intérieurement et de faire des dégâts ! (voir le chap. « Les Cinq Éléments »)

Il est intéressant de s'améliorer en exerçant sur soi sa propre force de magnétisme et de conviction. Pour peu que nous fassions l'effort d'avoir un œil ouvert, nous pourrions voir venir ces émotions négatives comme nous voyons un être agressif du haut d’un mirador.
Rester vigilants nous permet de garder nos émotions dans le positif ou tout du moins de corriger la barre si nous nous écroulons dans le négatif.

Lorsque le monde émotionnel est évoqué, nous ne pouvons pas passer à côté de l'amour et de son opposé, la haine. Bien plus que de simples émotions, l'amour et la haine, respectivement, rapprochent ou nous éloignent de ce sur quoi nous projetons cette émotion.

L'amour est le liant de tout l'univers. L'amour, avant d'être un concept philosophique, est la preuve sensorielle de la promiscuité de ce pour quoi nous éprouvons ce sentiment. Il est également preuve de ce sentiment jouissif que l'on ressent lorsque notre être reçoit et se rapproche de sa totale plénitude[1]. L'amour tend à l'unité, au partage et à la contribution de tous à un but commun : l'évolution. Dans l'amour, nous pouvons partager, sans que personne soit mis de côté.

La haine est la preuve d'une séparation, opposition destructrice entre deux êtres. Accompagnée d’intolérance, de peur et de violence, elle a causé toutes les guerres de l'Histoire. La vaincre intellectuellement reste chose facile. Par contre, la vaincre dans notre vie de tous les jours demande un profond travail sur soi.

Accepter de traiter avec le démon, le sien, nécessite du courage, beaucoup de courage et surtout de la franchise. Il est toujours simple de voir la paille dans l'œil de l'autre en ignorant la poutre qui est dans le nôtre. Il faut pour cela apprendre à tolérer notre imperfection sans désespérer et tendre à la perfection dans l'humilité.

                                                                                     Jean-Christian Balmat



Extrait du livre : « Shiatsu Holistique – Soignez avec vos mains et votre cœur ! » 

330 pages

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[1] Ici le terme plénitude doit se voir comme la capacité de chacun de nous à être « complet », à développer tant son aspect féminin que masculin.