jeudi 8 novembre 2012

Sagesse du Milieu: Le Combat du Magicien Blanc et du Magicien Noir (3ème partie)


Le Magicien Gris


Le magicien gris est celui qui prend conscience de son pouvoir d’action sur l’autre, de son magnétisme. A force d’apprendre à se connaitre intérieurement et se retrouve devant le fameux « to be or not to be », devant le choix. Ce choix, que les chrétiens appellent la tentation, le pose devant le choix de faire bien ou de faire mal.
S’ensuit une période de tiraillement vécue souvent comme des tortures morales horribles. Comment va-t-il utiliser son pouvoir ? Pourquoi faire le bien alors que certains congénères font pire qu’il ne pourrait faire ? Etc.
Durant cette période, il prend peu-à-peu la mesure de son pouvoir de décision et en use, pour le meilleur et pour le pire. A mesure qu’il en prend conscience, son pouvoir personnel se décuple avec des conséquences personnelles qui augmentent proportionnellement.
Puis un jour, face à ses propres responsabilités il choisit de se consacrer au bien ou au mal par choix, parce qu’il le décide en âme et conscience.



Le Magicien Blanc


Le magicien blanc est l’être humain qui, au stade précédent, a choisi le bien et s’y consacre par choix personnel.
Celui-ci utilise alors ses dons pour le bien d’autrui, celui de la société. Il insuffle l’espoir, le positivisme et le bien dans les relations qu’il établit sans se mettre au centre de celle-ci mais au contraire en s’oubliant au profit de la cause qu’il a choisi de défendre.
Avant de devenir Merlin, le magicien blanc prend l’apparence de la voisine qui vous dit bonjour en souriant tous les matins, de la personne qui s’agenouille pour vous aider lorsque votre cabas se déchire, du professeur qui aide en dehors de ses heures de travail car il croit en celui à qui il la donne.
Le magicien blanc est celui qui lorsque vous le rencontrez fait apparaître le ciel bleu alors que les nuages noirs et la tempête était en vous, maltraitant votre cœur et vous empêchant de penser. Il n’a pas d’âge précis, encore moins un sexe ou une race définie mais une foi dans le bien que rien d’extérieur ne peut ébranler.



Conclusion


Loin de la science exacte, la magie s’adresse à la partie humaine de l’Être. Avant tout la magie est affaire de cœur et de connaissance de l’Homme-Intérieur. Chaque être peut s’il le veut rendre magique ses relations en les illuminant : le bonheur, la joie et la bonté ainsi offerts lui seront rendus au centuple.




                                                                                     Jean-Christian Balmat


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Sagesse du Milieu: Le Combat du Magicien Blanc et du Magicien Noir (2ème partie)


Le cœur du conflit


Le conflit du Magicien Blanc et du Magicien noir est le symbole du combat intérieur de l’être humain face au choix qu’il a de diriger ses actions émotionnelles dans le bien (le plaisir, le partage qui apporte à l’individu et à son environnement, qui a pour effet de libérer l’être humain de ses limites humaines) ou le mal (la douleur, l’accaparation de l’énergie de l’individu et celle de son environnement, qui enferme l’être humain dans un cycle lui supprimant peu-à-peu sa liberté de choix).
Le vrai pouvoir de l’Homme est sa connaissance qui, lorsqu’elle se développe lui permet de s’élever au-dessus de celui qui l’ignore peu importe le domaine dont on parle. Dans toutes les structures sociales humaines, il existe une hiérarchie dans laquelle tout individu veut naturellement évoluer.
En fait on pourrait dire schématiquement que l’être humain est relationnellement au milieu de trois échelles :
·         Haut-bas : hiérarchie des structures sociales auxquelles il appartient.
·         Antérieur-postérieur : les descendants et les ascendants.
·         Droite-gauche : les personnes avec qui il partage la même position. Les « frères et sœur » qui sont « compatibles » entre eux.
Le contexte de la magie nous parle de la « connaissance des mystères du cerveau droit » : omniscience, omnipotence, télépathie, télékinésie, intuition, prémonition, claire audience, clairvoyance, claire sentience, magnétisme thérapeutique, etc. Ces connaissances qui nous paressent inatteignables sont pourtant à moindre mesure présentes à l’état de germes dans l’être humain.



Petite magie quotidienne


En effet, chacun de nous commence sa vie dans une famille et manifeste sa « magie » en parvenant plus ou moins à manipuler son environnement afin que ce dernier lui soit favorable : l’enfant qui obtient une glace en insistant, la petite fille qui en « faisant craquer » son père est dispensée de sa tâche, le petit garçon qui dans son jeu avec ses copains de quartier devient le roi de ceux-ci servit par ceux qui deviennent ses vassaux. Ces jeux nous forment à développer notre pouvoir sur les autres ou notre impuissance (source de futures frustrations).
Les pouvoirs d’attendrir, de charmer, de conviction, de monopoliser l’attention se développent avec l’adolescence. Cadrer en direction d’objectifs sains, ces pouvoirs nous amènent à transcender nos limites pour atteindre la maîtrise d’un domaine. La « magie quotidienne » consistant à obtenir symboliquement des cieux l’objet de nos désirs.
Cette magie-là est la science qui s’adresse à notre subconscient et nous permet par des méthodes comme l’autohypnose, l’auto-motivation, la méditation de nous conditionner à atteindre des objectifs en travaillant consciemment sur la perception que nous avons du monde et de nous-mêmes.



La magie appliquée sur l’autre


Lorsque la magie est projetée sur l’autre elle devient manipulation. La manipulation s’étend de la petite influence jusqu’à la prise de contrôle de l’autre.
La manipulation peut être positive quand elle sert dans la vie quotidienne à pousser sainement l’autre en qui on croit à transcender des limites qu’il croit insurmontables, par exemple : l’éducation des parents et des professeurs qui amène l’enfant à la connaissance ; la thérapie qui redonne l’espoir.
La manipulation à son pendant négatif qui se manifeste au travers du jeu relationnel pervers qui consiste à : «  si tu m’obéis, je te récompenserai largement, par contre si tu me désobéis, je vais te punir », la relation toxique ou pire « sans moi tu n’es rien » ou la dépendance affective.
L’un et l’autre sont affaire de perception du monde par ce que l’on appelle le subconscient. Sachant que l’être humain ne peut donner à l’autre que ce qu’il a lui-même, la magie quotidienne dépend grandement de la propre perception du monde qu’il projette sur l’autre.



Le Magicien Noir


Le magicien noir est la partie de l’être humain qui veut faire de l’autre sont jouet, sa chose, la projection de lui-même dans un autre corps.
Le magicien noir qui le fait inconsciemment est souvent frustré par son petit pouvoir, sa vie médiocre et les liens affectifs qui se sont transformés depuis longtemps en chaînes. Il génère par son action :
·         la relation toxique, conditionnelle qui oblige l’autre à se plier à ses exigences durant la relation. Il récompense quand on lui obéit et punit lorsqu’on lui désobéit.
·         le vampirisme énergétique par lequel il prive l’autre de sa liberté en se rendant indispensable en utilisant la peur par exemple.
·         Le dénie de la personnalité de l’autre qui peu à peu détruit l’estime que ce dernier à de lui-même.
·         La prise de contrôle totale de l’autre durant lequel il s’approprie le cerveau et le cœur de l’autre en parvenant à en faire un automate-perroquet.

Le magicien noir est en fait une personne qui dépend des autres pour être quelqu’un et qui parvient par son machiavélisme à faire croire à ses victimes le contraire. Son action avilit l’être humain qui la subit en le privant un peu ou beaucoup de son libre-arbitre et de sa liberté individuelle. Il agit sur une personne mais peut le faire sur des foules entières et mêmes des pays entiers ; l’histoire nous l’a malheureusement prouvé.




                                                                                     Jean-Christian Balmat


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Sagesse du Milieu: Le Combat du Magicien Blanc et du Magicien Noir (1ère partie)


Introduction


Dans l’imagerie populaire, le magicien est la personne qui parvient à manipuler la réalité par l’entremise de pouvoirs surnaturels relevant de la connaissance de lois inconnues par les sciences exactes.
Le mot français « magie » provient du latin « magia » lui-même issu du grec « mageia » signifiant « religion des mages perses ». En vieux perse, le terme « mag » signifie « science sagesse ». On trouve pour la première fois ce mot gravé en 515 av. JC. A cette époque les mages perses forment la classe sacerdotale.
Idéalement, la magie est la connaissance des principes et de la voie par laquelle l’omniscience et l’omnipotence de l’Esprit et son contrôle sur les forces de la nature peuvent être acquises par l’individu.
L’histoire de notre culture est parsemée de magiciens célèbres (entre autres exemples : Simon le Magicien qui « concurrence » Jésus-Christ en personne ; Merlin, magicien bénéfique qui permit la naissance d’Arthur, les Trois Rois Mages) sans oublier les druides de nos ancêtres celtes.
Le magicien et le druide sont censés être tout-à-tour ministre du culte, philosophe, gardien du Savoir et de la Sagesse, historien, juriste et aussi conseiller militaire du roi et de la classe guerrière.
Pour résumer, le magicien est l’intercesseur entre l’homme (le roi) et son Dieu en maîtrisant l’art occulte qui lui permet d’une part de produire des effets magiques sur les choses, les êtres vivants ou les situations par des techniques, des préparations et incantations connues de lui seul.
Le magicien possède une connaissance qui s’oppose à celle du scientifique. Son savoir est tombé en désuétude à mesure des avancés des sciences exactes et l’enseignement de celles-ci au plus grand nombre.
Le magicien moyenâgeux occupe socialement la même place que le chaman (voyant-guérisseur, guérisseur, homme-saint) amérindien, africain, aborigène ainsi que toutes les cultures dites (abusivement) « païennes ».
Bien avant Freud ils interprètent les songes, ils possèdent des connaissances astronomiques et astrologiques qui leur permettent de présider des grandes cérémonies aux solstices et aux équinoxes. Ils bénissent les récoltes en les protégeant des « colères du ciel ». Ils guident les rois et procèdent aux rites funéraires.
Bien plus qu’un accessoire culturel, le magicien représente dans notre inconscient collectif la partie magique qui a le pouvoir de changer le destin, d’agir en pleine conscience sur le Monde, sur l’environnement social…en bien ou en mal. La magie nous parle entre autre chose de notre magnétisme animal, celui avec lequel on charme…ou l’on maudit l’autre en agissant hors du champ de conscience habituel.



Le Magicien moderne


A quoi peut bien servir un article sur les magiciens ? Pas à grand-chose si le but était de vous raconter pour la millième fois l’histoire des Rois Mages ou de Merlin.
Mon objectif est d’utiliser l’archétype qu’il représente : l’intercesseur qui interprète les signes de Dieux avec son intuition. Ou en d’autres termes, l’être humain qui se met au diapason de l’Esprit avec son cerveau droit, l’aspect émotionnel de son système nerveux.
Le magicien en vous, est cette partie qui au-delà du visible (du plan physique) agit sur son monde avec ses émotions, ses pensées et ses croyances. Au-delà de l’image d’Epinal, chacun de nous est un peu magicien.
Traditionnellement, le magicien est l’être humain qui est parvenu à maîtriser et harmoniser son corps, son cœur et son esprit. Cette trinité unifiée est symboliquement la clef et la Nature (triple elle aussi) est la serrure. L’interaction consciente entre les deux est la magie.
A chaque fois qu’un être humain entre en relation avec un congénère, un animal, une plante, un minéral mais aussi une émotion ou une pensée (égrégore) il créé un lien. S’il le fait en pleine conscience, il fait de la magie.
En effet, dans une relation entre deux êtres, il se créé logiquement un lien qui les relie selon un principe dualiste. Ce lien peut passivement être vécu ou alors être activé par la volonté de l’un ou l’autre des protagonistes.
Ce lien est la troisième composante d’une relation et peut être changée par l’action consciente sur la qualité et la quantité. Chaque être humain le vit tous les jours depuis l’enfance en agissant volontairement sur certains liens relationnels qui sont comme la toile d’araignée de son monde émotionnel.
Cette action consciente est vécue par tous mais souvent évaluée inopérante. Trop souvent notre éducation valorise l’apparence de la relation et son cortège de conventions sociales propres à chaque famille, groupe, nation, etc.
Cependant la forme, l’apparence n’est pas le fond et définit encore moins la nature du lien.
Le fond est la raison pour laquelle l’être humain établit, entretiens ou coupe des liens relationnels. Ces liens, bien qu’invisibles lui permettent de vivre, de le rester et de se développer idéalement : la double relation[1] avec ses parents lui permet de se développer à leurs côtés, le temps qu’il arrive à maturité ; le lien qu’il établit avec un professeur lui permet d’acquérir une connaissance précise ; le lien avec son employeur lui permet de faire un troc vital, son travail contre un salaire défini.
Le fond et l’apparence sont les pôles opposés de la relation. Ils sont en interaction en permanence et dépendent l’un de l’autre en s’influençant constamment. Leur tension génère la nature de la relation à l’image d’une ampoule classique à l’intérieur de laquelle le filament s’illumine entre les deux pôles.
Les liens relationnels tissent une toile qui relie tous les êtres humains entre eux d’une façon directe ou indirecte. Le fond remplit son rôle vital et nutritif, la forme permet d’entretenir le lien. L’être humain peut prendre conscience des liens qu’il a établi, de leurs rôles (fonctions, utilité) par la psychothérapie et la psychanalyse. Il peut ainsi choisir de maintenir un lien ou non, utilisant en général des notions telles que, plaisir-douleur, apports-pertes pour évaluer ses relations.
La nature de la relation correspond à la qualité et la quantité de charge affective que l’être humain place dans chaque lien activement.
Très schématiquement, il peut :
·         Insuffler dans la relation du bon, du positif, de l’ouverture, du don de soi, de l’altruisme, de la droiture, du courage, de la bienveillance, de la politesse, de la sincérité, de l’honneur, loyauté, etc.
Ou
·         Souffler dans la relation du mal, du négatif, de la fermeture, de l’égocentrisme, sournoiserie, de la lâcheté, de la malveillance, de l’impolitesse, de l’inconvenance, de la honte, de la traitrise, etc.

La plupart du temps l’être humain ne se rend pas compte qu’il teinte toutes ses relations émotionnellement. En bien ou en mal, il agit en potentialisant au mieux la relation et la rend positive ou alors il l’inhibe en la péjorant.


                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1] Les parents étant les représentants du Tao, de l’énergie féminine de la Terre et de l’énergie masculine du Ciel se mariant en l’enfant.

mercredi 26 septembre 2012

Sagesse du Milieu: Les traumatismes transgénérationnels (2ème partie)


Introduction


Dans le premier article nous avons posé les bases de la compréhension des traumatismes transgénérationnels. Nous allons à présent tenter de cerner les éventuelles problématiques et donner les outils qui permettront leur résolution.



Définir les schémas familiaux


Comme nous l’avons vu, des schémas spécifiques sont mis en œuvre par les membres de votre clan familial. Il s’agit là d’éviter autant que possible de réfléchir qu’au travers de l’émotionnel dans des sentiments tels que le ressentiment, la douleur, le regret ou le manque par exemple. Je vous suggère de le faire calmement parce que vous en avez l’envie et la force. D’autres part dites-vous bien qu’il ne s’agit en aucune manière de faire le procès de votre famille mais de la comprendre pour mieux se libérer de ses limitations propres.



Observer avec détachement


Pour parvenir à déterminer les schémas au travers desquels évolue votre famille je vous suggère de vous placer en observateur afin de sortir de la position d’acteur.
Allez dans un endroit calme où vous vous sentez bien. Détendez-vous en adoptant une posture confortable.
Essayez ensuite de définir tous les comportements propres à votre famille : les traditions et coutumes que vous reproduisez d’année en année, les rituels précis qui font de votre famille ce qu’elle est. Cherchez à mettre en lumière toutes les habitudes éducatives acquises en termes de façon d’agir et de parler.
Puis sur une feuille essayez de rédiger le dictionnaire familial. C’est-à-dire écrivez la définition d’un maximum d’éléments en respectant la loi familiale. Je vous suggère de débuter par la définition de la femme et de l’homme (définition des rôles respectifs) puis d’écrire un maximum de lignes sur tout ce que votre éducation a défini comme la vérité.
Enfin essayez de voir votre famille comme les acteurs d’un film que vous auriez regardé. Donnez une définition du rôle de chacun d’une manière caricaturale : par exemple le patriarche, le mouton noir, la mère poule, l’éternel rebelle, bref trouvez par vous-même des descriptions de rôles qui, si elles étaient révélées à un inconnu, lui permettrait de comprendre sans délai le fonctionnement de votre famille.



S’observer dans la spontanéité


Dans votre vie quotidienne une excellente méthode est de vous observer parler et agir en « automate-perroquet ». C’est-à-dire que vous cherchez à mettre en évidence tout ce qui dans vos journées est reproduit par vous-même sur « pilote automatique ». Notez tout ce qui constitue un acte ou une parole issue en ligne directe de votre éducation sans aucune modification de votre part, de manière totalement automatique, c’est-à-dire sans que cela passe par la réflexion.



Séparer ce qui est juste du faux


A ce point, essayez de synthétiser toutes vos données en les séparant en justes et fausses. J’entends par là que vous les classifiez en fonction de l’effet qu’elles ont eu sur vous : triez entre ce qui vous a fait du bien, qui a fait grandir et ce qui vous a fait du mal, qui vous a inhibé.
Je vous suggère d’oser vous valoriser en faisant ce travail. N’essayez pas de faire plaisir à qui que ce soit, faites-le pour vous.



Réécrire le dictionnaire familial


Reprenez votre dictionnaire familial et affinez les définitions des choses et des personnes selon ce qui est juste pour vous. Réécrivez votre loi familiale en tenant compte de créer un monde dans lequel vous pouvez vous épanouir. Je vous conseille de chercher à définir sans nuire ni à vous, ni aux autres. Car si vous voulez vous libérer osez ne pas brider en remplaçant des lois contraignantes par d’autres susceptibles de le devenir.
Osez être bon, juste et vrai sans oublier d’être raisonnablement ambitieux en termes de bonheur et de réussite. Osez redéfinir afin de vous donner les moyens de mettre en œuvre de belles choses car vous vous y autorisez !



Conclusion


De nos familles nous avons reçu du bonheur et de l’amour. Cependant étant donné que nos familles sont composées d’individus imparfaits, nous avons égalé hérité des traumatismes des générations dont nous sommes issus.
En travaillant avec son cœur, sa tête et son corps nous avons tous la possibilité d’arrêter de souffrir d’un problème transgénérationnel…en trouvant la solution. Pour arriver à le faire vous devez aller reprogrammer votre cerveau.
Chacun peut le faire à condition de commencer par redéfinir votre philosophie de vie. Il ne s’agit pas simplement de reprogrammer comme une fin en soi ; mais au contraire de le faire parce qu’au plus profond de vous vous êtes convaincu de la nécessité de procéder à ce changement.
Cela nécessite une profonde valorisation intérieure de ce que vous êtes et une autorisation de le montrer au monde. Ce processus remet positivement en question toutes les limites personnelles imposées par l’éducation et la société en les remplaçant par des limites acceptées et vécues dans la plénitude.



                                                                                     Jean-Christian Balmat


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mercredi 19 septembre 2012

Sagesse du Milieu: Les traumatismes transgénérationnels (1ère partie)

Introduction


On dit souvent que les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droits[1]. Cependant le fait d’appartenir et d’être éduqué au sein d’une famille influence chaque individu d’un point de vue psycho-affectif et comportemental.
Chaque personne peut être considérée comme l’arbre généalogique de sa famille mis en action dans le présent. Cet article a pour but de mettre en lumière les tenants et les aboutissants de ce sujet passionnant.



La double loi familiale


Chaque famille se différencie légèrement des autres par ses comportements, ses habitudes, ses rituels et ses traditions. Lorsqu’un enfant grandit en son sein, ses ascendants lui donnent une éducation qui le guide dans les méandres des difficultés de la vie au travers des « outils familiaux ».
Cependant ce que l’on oublie souvent c’est que la transmission filiale éducative ne passe pas uniquement pas le dit, l’écrit et l’acte mais également par le non-dit, l’implicite et le mouvement non-exprimé (qui est donc par définition un acte interdit par la loi familiale).
Comme nous l’avons vu dans les articles précédents, le respect de la loi familiale est la condition sine qua non qui permet aux membres de la famille, et tout particulièrement aux enfants, d’être nourri par celle-ci. C’est-à-dire que le comportement familial autorisé devient la norme et que l’enfreindre équivaut pour celui qu’il le fait à accepter le rejet plus ou moins fort du clan.
Symboliquement l’enfant est la branche terminale de l’arbre généalogique et la loi familiale est la sève qui nourrit l’arbre.
La loi familiale agit sur tous ses membres tant consciemment qu’inconsciemment. Ce qui pour son membre créé un espace de vie parfaitement délimité à l’intérieur duquel la vie est possible. Ce qui par voie de conséquence définit de manière inconsciente un espace hors de ses limites qui représentent la mort.
Donc sans travail personnel, prise de conscience des limites de la loi familiale, chaque personne est susceptible de le reproduire dans le présent même si la loi est mauvaise. J’en veux pour exemples des sujets douloureux comme la violence conjugale, la violence sur enfants ou la toxicomanie qui sont parfois des reproductions présentes de vieux fantômes transgénérationnels familiaux.
En termes clairs, la personne adulte qui n’a résolu le complexe d’Œdipe est susceptible de s’enfermer dans un comportement inconscient visant à respecter la loi sans aucune modification, même et surtout à l’âge adulte. Dans ce cas de figure la transgression de la loi s’accompagne de lapsus verbaux et gestuels mais également de pathologies.



Le dictionnaire familial


Le dictionnaire familial est l’ensemble des définitions de l’ensemble des composantes du Monde enseignées durant l’éducation et mises en œuvre dans la vie familiale quotidienne.
Ces définitions sont plus spécifiques que celles employées par la nation. Elles induisent une perception précise du Monde et donc du type de relation que les membres du clan établissent entre eux et le monde extérieur.
La loyauté à la famille est pratiquement totale et permanente pour un être humain qui ne connait que celle-ci. Du moment que la personne est exposée à la société, il prend conscience que les autres fonctionnent un peu différemment que lui.



Famille=amour=loyauté


Chaque être humain a besoin d’amour pour exister. Il a besoin d’être reconnu et la première des reconnaissances est celle que l’on obtient de sa famille proche. Pour s’en convaincre il n’y a qu’à observer combien d’adultes souffrent d’angoisses présentes parce qu’ils n’ont pas perçu de l’amour et de la reconnaissance de leur famille dans le passé.
Il est naturel et légitime d’éprouver ce besoin. Cependant il est essentiel de comprendre que tant que la personne maintient avec sa famille une relation de dépendance affective, il éprouve constamment une angoisse du manque.
Cette attitude de dépendance affective explique pourquoi contre toute logique rationnelle, l’enfant est susceptible de soutenir le parent face au monde extérieur même si ce dernier est violent ; l’épouse ne dénonce pas le mari…ou en résumé que la transgression de la loi soit tut ce afin de maintenir la structure familiale en place. Voilà l’explication à tous nos secrets de famille : quelle que soit la violation de la loi familiale, les membres du clan tentent, avec leurs propres outils, de maintenir la cohésion plus que tout.
Tant que les relations familiales sont saines, la loyauté des enfants envers leurs parents est légitime et saine : elle entretient les liens familiaux et permet l’épanouissement de la personnalité de chacun des membres. Mais comme nous venons de le voir lorsque les relations sont toxiques cette loyauté devient destructive : elle péjore les liens familiaux et détruit plus ou moins la personnalité de chacun des membres.



Fantôme transgénérationnel


Lorsqu’une personne désire fortement exécuter un acte précis mais ne peut le faire en pleine lumière par peur des conséquences, elle vie un refoulement[2] plus ou moins important. Nous parlons de tous les actes et comportements interdits par la loi familiale qui briment plus ou moins certaines pulsions. C’est également tous les secrets, les non-dits, les actes inavouables et les traumatismes.
Cela crée tout une série de comportements déséquilibrés et pervers qui déstabilisent les relations familiales, et plus grave, qui se transmettent de manière transgénérationnelle. On appelle parfois cela un « fantôme transgénérationnel » qui peut induire le mutisme de l'adulte, l'autisme de l'enfant ou la phobie voir même interdit l'accès à la résolution de l’œdipe aux descendants de la famille.



La frustration de mon ancêtre est ma névrose


Tout ce qui est transmis par l’éducation définit le monde aux enfants. L’enfreindre est sacrilège et expose aux sanctions du clan familial.
Tout ce qui est tût, caché et honteux devient un tabou pour les descendants par défaut.
A chacun sa famille, à chacun ses tabous, ses secrets de famille. Il n’y a personne qui soit épargné à ce niveau. Ceux-ci sont susceptibles de détruire les enfants d’une famille tant que ceux-ci vivent dans la reproduction aveugle des schémas familiaux.


Justice ou mauvaise foi


Le système familial est en équilibre tant que la justice et l’équité régissent les rapports humains entre les membres du clan.
Par contre lorsque la justice disparait, la mauvaise foi la remplace amenant des sentiments d’injustice, de ressentiment, de compétitivité, de manque d’amour voir de haine.
Cela créé entre les membres des dettes émotionnelles qui s’amoncellent et créant une culpabilité sous-jacente qui détruit l’équilibre familiale. Dans ce genre de déséquilibres naissent les rancœurs et les colères qui ruinent les liens familiaux. Ces dettes sont, d’une manière imagée, inscrites sur le grand livre des comptes familiaux qui met en balance les mérites et les démérites. En vertu de la loyauté familiale, des problèmes, conséquences directes des dettes familiales, peuvent subvenir de génération en génération tels que des accidents, des maladies précises, des haines héréditaires.



L’arbre généalogique est vivant en nous


Nos ancêtres nous transmettent non seulement leur ADN qui spécifie l’édification de notre corps mais également toute une série de comportements sociaux spécifiques qui orientent nos actes et nos paroles.
Si l’on veut changer le cycle des répétitions, il convient d’utiliser le langage de l'inconscient, c’est-à-dire celui des symboles, car la prise de conscience et la verbalisation sont insuffisantes à la guérison.



Se libérer des carcans familiaux


Pour qu’une personne se libère des carcans familiaux, il est important de déterminer clairement leur fonctionnent. En effet, la personne qui souffre du fonctionnement de sa famille le fuit pour éviter la douleur…sans chercher à le définir avec précision.
Hors ce n’est pas en fuyant ou en déniant le problème que l’on peut s’en sortir ! C’est en osant prendre du détachement afin de regarder objectivement le comportement familial. Mon expérience de thérapeute me démontre chaque jour que l’on ne peut pas se contenter de rejeter les schémas éducatifs sans plus.
Car la psyché humaine n’aime pas le vide. Si l’on rejette des schémas sans autre forme de travail, les schémas éducatifs reviennent à la charge au moindre stress. Par contre si l’on prend soin de les remplacer par des meilleurs en ayant pleinement conscience de le faire, on peut se libérer par paliers des schémas éducatifs



                                                                                     Jean-Christian Balmat


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Prochain article : comment se sortir des traumatismes transgénérationnels.



[1] La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (DDHC), le texte fondamental de la Révolution française.
[2] Voir les articles précédents à ce sujet.

vendredi 7 septembre 2012

Sagesse du Milieu: Quelle est la vraie nature de l'Être Humain?


Du microcosme au macrocosme, il existe un Esprit commun à Tout. Une trame spirituelle, un Esprit architecte qui structure son opposé, la matière.
Tout comme d'une manière symbolique nous pourrions dire que dans l'Univers, l'Esprit adombre la matière; le microcosme humain se développe à l'image de ce dont il provient : en lui l'esprit domine et dirige la matière.
Je suis ce que je suis et non ce que j'apparais être, donc nous pouvons dire :
·         Je ne suis pas mon corps de chair, lequel se transforme constamment, se dégrade dans le temps malgré la régénération cellulaire et à long terme retourne à ce dont il provient. Car je tire ce corps-là du corps de ma mère la Terre. Identique à sa source, il me permet d'agir dans le plan de conscience correspondant à la matière. Ce corps naît et par conséquent, engendre sa propre mort par la loi des cycles présents dans l’univers. Il en va ainsi pour tout ce qui vit dans le plan physique, en passant par nos fonctions organiques actives au travers de cycles physiologiques tout autant que les civilisations qui naissent, atteignent leur paroxysme puis meurent.
·         Je ne suis pas mon énergie vitale[1] car elle se manifeste au travers de forces magnétiques polarisées (attractives ou répulsives) temporaires. L'action de ce corps éthérique est cyclique et n'arrive pas à vitaliser mon corps de chair en permanence ; ce qui me condamne à obligatoirement revitaliser mon corps de chair pendant une période d'inactivité, le sommeil. Comme de corps de chair, mon corps éthérique a une action cyclique et cela durant une période définie.
·         Je ne suis pas mes émotions, lesquelles changent, se transforment, disparaissent, réapparaissent. A l’image de l'océan déchaîné par la tempête, mes passions inférieures[2] me déstabilisent dans une première étape instable de mon évolution, sujet aux changements incessants de la perception émotionnelle. Ballotté entre des états émotionnels intérieurs changeant et mes rapports avec les autres qui interagissent sur moi ; je suis plus victime que vainqueur, tant que la tempête régnera...Mes émotions font que j’aime ou je déteste, que je m’approche ou qu’au contraire, je m’éloigne. Si je ne m’en détache pas au cours d’un travail conscient, elles peuvent me noyer sous le déferlement de leurs flots incontrôlés. Cependant je peux apprendre à maîtriser ses émotions regroupées dans mon corps astral.
·         Je ne suis pas mes idées, qui sont aussi changeantes que mes émotions. Mes idées sont vivantes dans le plan de conscience mental. Ce plan est polarisé ce qui se traduit par mes idées positives et par leur contraire, mes pensées négatives.

Lorsque je mourrai, je perdrai de par ce changement d'état, ces quatre corps qui me servaient à vivre dans quatre plans de conscience  dont ils tiraient leurs composants.
Souvenez-vous, il y a un esprit au-dessus de la matière. Ou plus exactement la matière est l'autre facette de l'esprit. Comme disait Hermès : « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et inversement ». Au niveau de la Vie créée (les quatre plans de conscience inférieurs instables et impermanents), la matière est le reflet du Principe de Vie incréée (trois plans de conscience supérieurs, stables et permanents), l'Esprit.
Et l'Esprit provient du Penseur qui pense constamment ce qu'il devient. Nos pensées ont une qualité propre qui, « en descendant » au niveau du plan astral, génère une émotion qui sera elle-même polarisée dans même qualité que la pensée. C’est-à-dire, pour faire simple, qu’une pensée positive engendre une émotion positive et l’inverse. Ces deux plans agissant dans le même sens sur les plans éthériques et physiques.
Souvenez-vous de Dieu disant à Moïse : « Je suis ce que Je suis ».
Le Créateur est Pure Esprit qui se projette dans la Matière qu’il féconde par sa volonté d’Être. Trois formes d’une seule et même chose.
Cette Trinité surplombant ce Quaternaire est l'ensemble (le Père-le Fils-le Saint Esprit des Chrétiens ou Trimūrti pour les Hindous, les trois formes, Brahmâ-Vishnou-Shiva, que prend la Divinité pour présider aux différents états de l’Univers entre autres exemples) des puissances créatrices (Elohim dans le Judaïsme) pour le macrocosme.
A notre niveau microcosmique, la Trinité de nos trois corps, causal, spirituel et divin, surplombe les quatre inférieurs.
Le Trois, Créateur, surplombe le Quatre, Création.
Ce qui est créé en moi mourra et cela n'est que la juste expression de la loi de rétribution, qui engendre tous les cycles de vie. Au-dessus de la création quaternaire, il y a mon âme : parcelle de Dieu en moi, dont le développement est laissé à mon libre-arbitre. Lorsque je serai capable de me vivre en elle, je serai à ce moment enfin, ce que je suis vraiment : un pur esprit immortel. A ce moment, percevant ma nature divine je pourrai librement participer au plan du penseur.
Durant le jour divin, si tout se passe bien, je prends conscience de ma nature spirituelle. A cette condition j'expérimenterai la joie de servir le plan; d'être ce que je suis, un créateur. Un jour divin, ou Manvantara, est, dans la mythologie hindoue, une ère cosmologique entre deux nuits divines. Une nuit divine est appelé Pralaya.
La nuit divine venu, je ne disparaîtrai pas car je serai devenu UN avec Dieu.
D'ici je gravirai une à une toutes les étapes de l'évolution humaine couronnée par les sept initiations.



                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1] Ici je parle du Ki japonais, ou Chi chinois ou encore le Prana indien.
[2]   Inférieures de parce que dictées par mes envies, besoins, manques de ma chair en opposition à l'inspiration spirituelle

lundi 7 mai 2012

Sagesse du Milieu: Le Principe de Non-Résistance (3ème partie)


Annexe technique

Apprendre

Bé-à-bas du système nerveux

Notre système nerveux est une structure complexe de communication, d’information et de commande qui agit à l’intérieur du corps en modifiant son fonctionnement interne permettant l’homéostasie. C’est-à-dire garder les divers processus physiologiques qui se produisent dans l’organisme dans des limites compatibles avec la vie. Notre système nerveux met en interaction :
·         Les sensations provenant de nos cinq sens qui nous informent de la modification de notre environnement.
·         Nos émotions qui sont des évaluations de nos sensations sur une échelle plaisir-douleur.
Nos pensées qui sont un ensemble complexe de :
·         Notre perception de la vie : ce que nous déterminons comme la « vérité, le vrai, le familier connu et rassurant » en opposition avec ce que le « mensonge, le faux, l’inconnu potentiellement dangereux ». Notre perception du monde est une structure complexe de « lois intérieures » qui déterminent la qualité, la place et le rôle de chaque être vivant et objets du monde réel.
·         Nos idéaux qui représentent la perfection que nous voulons atteindre. Ils sont essentiels car sans eux le désir n’existe pas. Hors sans désir l’être humain ne passe sa vie qu’à combler ses besoins physiologiques de base. L’essence du désir permet à l’homme d’effectuer un mouvement dans tout son être afin de marcher vers ses idéaux.

Ayant largement décrit le système nerveux dans mes précédents articles, je me contenterai d’en rappeler brièvement les grandes lignes :
·         Le système nerveux réagit rapidement au stimulus en transmettant des influx nerveux qui ont pour effet d’adapter les processus physiologiques à la nouvelle situation.
·         Le système endocrinien réagit, moins rapidement en étant pourtant tout aussi efficace, en libérant des hormones qui permettent de changer les modes internes de fonctionnement de l’organisme.
·         Le système nerveux remplit 3 fonctions fondamentales :
·         Fonction sensorielle : les récepteurs sensoriels détectent :
·         les stimuli internes tels que l’absorption d’aliments, l’augmentation de l’acidité interne, la perception d’un « corps étranger » (système immunitaire), etc.
·         les stimuli externes comme la modification de la température interne l’augmentation du besoin d’énergie (sport, travail), la perception d’un stress.
·         Fonction intégrative : Le système nerveux intègre (traite) l’information sensorielle ; pour ce faire, il analyse en fonction de sa connaissance (spécificité génétique de l’espèce, instincts et comportements innés auxquels sont ajoutés tous ceux acquis par l’expérience) en associant le stimulus présent à un élément du passé et choisit une réponse approprié afin de maintenir la vie et de l’entretenir. Les associations se font avec des notions de plaisir et de douleur liées au souvenir, à la mémoire qui a son siège dans cette partie du système nerveux.
·         Fonction motrice : consiste dans la matérialisation par l’acte, la mise en œuvre de la décision prise intérieurement.


En résumant au maximum, on peut dire que le système nerveux est composé de deux sous-systèmes :
1.      Le système nerveux central (SNC)
et
2.      le système nerveux périphérique (SNP)



Système nerveux central (SNC)

Le SNC comprend l’encéphale et la moelle épinière, lesquels intègrent et associent toute sorte de messages convergeant en son sein.
Le SNC est en outre le siège des pensées, des émotions et des souvenirs.
La plupart des influx nerveux qui provoquent la contraction des muscles et l’activité sécrétrice des glandes naissent dans le SNC



Système nerveux périphérique


Le système nerveux périphérique (SNP) est la partie du système nerveux formée de ganglions et de nerfs qui fait circuler l'information entre les organes et le système nerveux central (SNC) et réalise les commandes motrices de ce dernier.

Il comprend :
1.      Le système nerveux somatique (soma = corps),
2.      Le système nerveux autonome (d’ « autonomos »= qui se régit par ses propres lois)
3.      Le système nerveux entérique (SNE) (d’ « enteron »= intestin).




Système nerveux somatique (SNS)

Il permet d'interagir avec le monde extérieur en participant à l'équilibre et la motricité. Le SNS commande le tonus et la contraction des muscles striés du squelette.
Le SNS est composé :

1.      De neurones sensitifs qui transmettent au SNC les informations venant des récepteurs sensoriels somatiques et des récepteurs sensoriels spécialisés des organes situés principalement dans la tête, la paroi de l’organisme et les membres.
2.      De neurones moteurs issus du SNS qui transmettent les influx nerveux aux muscles squelettiques seulement par l’action volontaire, consciente.


Système nerveux autonome (SNA)

Le système nerveux autonome ou végétatif dirige les fonctions organiques internes comme la nutrition et l'homéostasie. Son action est involontaire, inconsciente, et concerne le monde intérieur. Il se distingue du système somatique qui concerne les relations au monde extérieur.

Il innerve essentiellement les organes internes : les neurones sensoriels du SNA transportent les informations des fonctions viscérales au SNC et les neurones moteurs innervent les muscles lisses des viscères, à une exception près, le muscle cardiaque, muscle strié et non lisse qui ne dépend pas du système nerveux végétatif.

Il comprend deux sous-systèmes :

·         le système orthosympathique (relations d’alerte)
·         le système parasympathique (conditions normales)

En période de stress physique ou psychologique, le système nerveux sympathique prend le pas sur le système nerveux parasympathique.

·         L’activation du système nerveux sympathique et la libération d’hormones par la médullosurrénale[1] déclenchent une série de réponses physiologiques désignées par le terme réaction de lutte ou de fuite (voir le tableau ci-dessous).
·         Tandis que le système nerveux sympathique s’active lorsque l’heure est à la lutte ou à la fuite, le système nerveux parasympathique entre en jeu en période de calme et de digestion. Les effets parasympathiques favorisent les fonctions qui économisent et restaurent l’énergie en situation de repos et de récupération.



Système nerveux entérique (SNE)

Le système nerveux entérique (SNE) est la partie du système nerveux autonome qui contrôle le système digestif aussi bien pour l'activité motrice (péristaltisme[2] lié au processus digestif normal et vomissements salvateurs en cas d’intoxication) que pour les sécrétions et la vascularisation.
Bien qu’il soit en interaction avec les autres composantes du SNA, le SNE fonctionne d’une manière indépendante et autonome. Les anglophones le nomment « Brain gut » signifiant « cerveau viscéral ». Il est composé d’environ 200 millions de neurones soit mille fois moins que le cerveau mais autant que la moelle épinière.


Comprendre


Afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’ensemble du système nerveux, on peut l’aborder en séparant bien les processus les uns des autres. Cependant il s’agit bien là d’une explication théorique et non d’une réalité physiologique.


Le cerveau triunique

Le cerveau, en plus des deux hémisphères, se décompose en trois cortex. Ce découpage s’explique par la lente évolution de l’homme. En 10'000'000 d’années et 500'000 générations successives, nous sommes descendus de l’arbre pour monter dans la voiture. Nous sommes passés d’un comportement instinctif de mammifère supérieur à celui de l’homme qui sait qu’il pense (Homo sapiens sapiens). Ces trois cerveaux, du plus ancien au plus récent sont :
l  Le paléo-cortex, ou cerveau reptilien ou cerveau cortical, s’occupe de la survie et des fonctions vitales de base dans le présent : manger, rester vivant puis se reproduire. Ce cerveau est très rationnel et froid, voire cruel au besoin car dépositaire de l'instinct de conservation. Sa première fonction est d'assurer l'homéostasie en satisfaisant aux besoins vitaux de base[3]. Il assure la régulation de notre respiration, de notre rythme cardiaque, de notre tension artérielle, de notre température, de nos échanges hydriques, gazeux et ioniques. Il assure la satisfaction de nos besoins primaires ou besoins vitaux tels que l'alimentation, le sommeil, la reproduction. Il fonctionne souvent de manière automatique sans que la réflexion consciente n’intervienne.  La durée de sa mémoire est de maximum 48 à 72h. Ensuite, tout ce qui n’est pas considéré comme utile est « jeté ». Apprivoiser la bête (cerveau reptilien).
l  Le cerveau mammalien ou limbique  évite ce qui, dans le passé, a fait mal et reproduit ce qui fait du bien. C’est l’aspect associatif de la pensée, ce qui fait que l’expérience dans la matière a tendance à emprisonner dans des réflexes comme ceux mis en évidence par Pavlov. Le cerveau mammalien est dominé donc par les émotions, les rituels comportementaux, convictions (croyances, conditionnements) provenant de son passé (ainsi que de sa famille, race et nation via la génétique et l’éducation). Il est responsable des choix conditionnés (donc liberté très limitée) et il permet les émotions et déclenche les réactions d'alarmes du stress. Il garde en mémoire, donc acquiert une expérience transmissible à l’enfant ! Évidemment qu’après ça, se libérer des croyances et comportements conditionnés nécessite un « petit » effort ! Civiliser l’homme-animal (cerveau mammalien).
l  Le néocortex, ou cerveau intellectuel : conceptualise, arrange les actions du reptilien et relie le passé au présent  afin de se projeter dans l’avenir. Aspect cognitif de la pensée, il permet notamment le raisonnement logique, le langage et l'anticipation des actes. Elever l’homme-spirituel (cerveau cognitif)


Les deux Hémisphères


Hémisphère Gauche
Hémisphère Droit
Analytique (il fait un gros plan)
Synthétique (il fait un plan large sur les choses qu'il traite)
Temporel
Spatial
Dominant vaniteux (ego)
le sage, l’artiste, le sportif, le danseur et le yogi serein
la raison (raisonnement)
l'intuition, l’affect
la pensée
l’imaginaire
la logique
l’artistique
conscience du temps qui s'écoule
conscience de l'espace
verbalisation et mémoire verbale
vision et mémoire visuelle, sensorielle, ou auditive
Il gère donc le conscient, le rationnel, le volontaire
Il gère l’inconscient, l’irrationnel et l’involontaire
Il commande le côté droit du corps (actions motrices)
Il commande le côté gauche du corps (actions motrices)

la perception et la reconnaissance des visages
compréhension d’une phrase en son sens littéral
compréhension d’une phrase en son sens imagé
Fonction (classification par...)
Apparence (classification par...)
la grammaire et la production de mots
l'intonation et l'accentuation
parle, calcule et écrit
musique
rythme et mesure
mélodie, ton et timbre
Tableau 1 de l'auteur



Trois programmes de fonctionnement


La principale fonction du cerveau est de maintenir l’homéostasie. Hors parmi les systèmes cérébraux, ceux qui permettent de satisfaire nos besoins vitaux, influencent le plus nos comportements.
On peut distinguer trois phases dans le fonctionnement de ce merveilleux système :
1.      Suite à un stimulus, notre cerveau nous pousse à passer à l’action, ce afin de satisfaire un besoin. La faim est le premier besoin que l’être humain satisfait : avant même de parler ou d’appréhender le monde dans lequel il vit, il pleure afin d’avertir sa mère qu’il a faim (bien que cela soit dans ce cas profondément inconscient, les pleurs de l’enfant sont une stratégie très efficace)
2.      Le passage à l’action est récompensé par une sensation de plaisir. Par exemple, manger procure du plaisir mais celui-ci n’est pas complet si le repas n’est pas apprécié et/ou pris seul sans possibilité d’échange social. C’est donc l’action qui est récompensé et pas seulement l’obtention de la récompense. L’action correspond souvent dans les sociétés humaines à un rituel.
3.      Puis finalement, la satisfaction qui met un terme à l’action, jusqu’à ce qu’un nouveau besoin vienne déclencher le désir

L’être humain est programmé à reproduire des comportements qui, dans son histoire ou dans celle de son espèce, ont procuré du plaisir, en entretenant sa vie (homéostasie) et en la faisant évoluer.
Ce qui satisfait une pulsion intérieure pleinement génère du plaisir. La satisfaction correspond à la cessation du manque intérieur ayant généré la pulsion. Le plaisir est la preuve sensorielle que le manque a cessé et que le corps va bien.
La douleur est évidement l’inverse et participe grandement à la préservation de l’intégrité du corps : par exemple en retirant par réflexe sa main d’une plaque chaude, par action réflexe instinctive, nous sauvons notre main, sans y réfléchir consciemment. Ou alors, le corps va se préparer à l’effort en augmentant les rythmes cardiaques et respiratoires, en augmentant les apports nutritifs en puisant dans ces réserves et en mettant la structure musculaire en alerte afin de pouvoir combattre ou fuir.
Ces deux notions ont présidé à la spécialisation de trois systèmes nerveux liés aux comportements : l’un est à la récompense (MFB), l’autre à la punition (PVS) et le dernier à l’inhibition (SIA).
Le cycle pulsion – action – satisfaction, géré le MFB, d’une part et la fuite ou la lutte, gérées par le PVS, d’autre part, permettent à l’organisme de préserver son homéostasie dans l’action. Ils composent à eux deux le système activateur de l’action (SAA)
Le plaisir est le moyen développé au cours de l’évolution de notre espèce, pour nous inciter à respirer, à manger, à trouver un partenaire sexuel, à se protéger des risques, etc.



La récompense et la punition


Deux systèmes se sont donc développés dans le cerveau pour traiter la récompense et la punition.
1.      Le « medial forebrain bundle » (MFB) en anglais qui est le circuit de récompense
2.      Le « periventricular system (PVS) », qui est le circuit de punition, qui active la fuite ou la lutte
Ces deux systèmes ont pour but de préserver l’homéostasie par l’action et forment ensemble le système activateur de l’action (SAA).

S.A.A.
S.I.A.
Action ou ressenti plaisant
Action ou ressenti douloureux
Inhibition de l’action
Désir (envie de…)
Fuite (si réussite=satisfaction ; si impossible lutte)
Activation du SIA
Action
Lutte (si réussite=satisfaction ; si impossible SIA)
Perturbation pathologique de l’organisme
Satisfaction


Tableau 2 de l’auteur

Le S.A.A. s’oppose au système inhibiteur de l’action (SIA). Ce système s’enclenche en cas d’inefficacité de notre action (qui correspond à un profond sentiment d’impuissance = « je ne peux pas interagir avec mon environnement car ceci est « faux » pour Moi, mais je ne parviens pas à agir donc je ne bouge plus, je me prostre, me replie »).
Le S.I.A. a été utile dans l’évolution et de manière très ponctuelle, dans les situations où toute action est susceptible d’empirer la situation. Lorsque l’humain perçoit que la lutte ou la fuite sont impossibles, il se contente de la soumission et l’acceptation (passive et à contrecœur) afin de maintenir autant que faire se peut le statu quo.
Dans notre société moderne où la compétitivité est érigée au rang de dogme, de nombreuses personnes vivent dans l’appréhension de la « punition » : peur du chômage, peur de ne pas avoir la promotion, peur de ne pas pouvoir payer les factures à la fin du mois, peur de dire au chef de vente nos petits résultats, etc. Dans ce genre de cas, la personne n’a plus l’impression d’avoir de choix et sombre dans l’inhibition chronique. De nombreuses conséquences sont à déplorer lors d’un sur fonctionnement du SIA comme en autres : dépression, maladies psychosomatiques, ulcères d’estomac, hypertension artérielle. A noter également qu’étant donné que le SIA épuise le potentiel de lutte du système immunitaire des pathologies plus graves peuvent se développer ultérieurement.



Centres de la récompense et du plaisir


Les principaux centres cérébraux de la récompense sont localisés le long du MFB (medial forebrain bundle, en anglais). Le faisceau médian du cortex préfrontal en français). Le MFB est composé de plusieurs centres[4] qui participent tous à la réponse comportementale. Ces centres sont interconnectés et innervent l’hypothalamus, l’informant de la situation, plaisante en l’occurrence. L’hypothalamus réagit alors sur les fonctions végétatives (parasympathique dans ce cas) et endocrinien (libérant des hormones liées au plaisir) par l’intermédiaire de l’hypophyse.

Ce circuit cérébral nous encourage à l’approche



Centres de la punition


L’action est aussi primordiale lorsqu’un danger nous menace. Nous avons alors deux solutions : la fuite ou la lutte.
Les stimulations déplaisantes et/ou douloureuses qui provoquent la fuite ou la lutte activent les centres de la punition ou PVS. Le PVS est formé de plusieurs centres[5]. L’activation du PVS provoque l’activation du système nerveux sympathique et la libération dans l’organisme d’ACTH et d’adrénaline qui préparent rapidement le corps aux efforts exigés par la fuite ou la lutte
Le système de punition inhibe le système de récompense. Ce qui explique que certains régimes politiques ont réussi au court de l’Histoire à manipuler le peuple par la peur et la peur de la punition (ex. : déportations). Ceci est également valable dans toute autre structure sociale : couple, famille, entreprise, etc.
Le MFB et le PVS forment les deux principaux systèmes de motivation de l’être humain. Ils ont pour but assouvir les trois pulsions instinctives (respirer, se nourrir, se reproduire) et d’éviter la douleur.

Ce circuit cérébral nous encourage au recul, au rejet



Centres d’inhibition


Le Pr. Henri Laborit a mis en évidence un troisième circuit : le système d’inhibition de l’action (Behavioral Inhibitory System (BIS)). Il est associé au système septo-hippocampal, à l’amygdale et aux noyaux de la base. Ce système est comme nous l’avons vu, celui qui prend le relai lorsque la lutte ou la fuite ne sont plus possible, avec les conséquences négatives au niveau physiologique.
Pour prendre un exemple simple, le SIA est le système qui produit l’immobilisme du campagnol survolé, à terrain découvert, par une buse. Ce fonctionnement temporaire lui sauve la vie plus sûrement que la fuite. Par contre, dans le cas où un individu se sent comme le campagnol lorsqu’il est en relation avec son patron, se parents ou autres, la situation se gâte. Car il perçoit une impossibilité de fuir ou de lutter : s’il le faisait, il en perdrait son emploi, sa place dans la famille, etc. De plus si la situation perdure des mois ou des années, les conséquences peuvent être catastrophiques en termes de santé (voir aussi le sous-chapitre sur le stress) en affaiblissant fortement les capacités du système immunitaire.
Le SIA peut également « s’enclencher » dans le cas où l’individu manque d’information à propos de ce qu’il vit dans le présent : une personne âgée devant un pc dont elle ne comprend pas le fonctionnement ou un voyage dans un pays étranger sans comprendre la langue et l’écriture. En effet, pour agir efficacement, l’être humain a besoin d'un certain nombre d'informations sur le monde qui lui donnent des possibilités différentes de répondre. Si les apprentissages et expériences antérieures n’apportent pas l’information à l’individu, le SIA prend le dessus sur le SAA. Attention : à l’inverse l’excès d’information (téléjournal, publicités agressives, etc.) a le même effet. Enfin, l’imaginaire peut produire des scénarios que l’individu redoute de vivre. Dans ce cas lorsque le cauchemar se matérialise sous les yeux de la personne, celle-ci se trouve totalement inhibée.



Ce circuit cérébral nous immobilise dans l’inaction

La réaction de fuite et de lutte portée par le SAA (qui se trouve dans la substance grise centrale) est une réponse non conditionnée.

En d’autres termes la réaction de fuite ou de lutte est une réponse instinctive et réflexe non appris. Par contre l’inhibition de l’action est une réponse conditionnée, c’est à dire supposant un apprentissage.
Le PVS au contraire est le système de la punition : il se met en route lors des stimulations aversives et se traduit par un sentiment de frustration. Sur le plan comportemental, cela donne la fuite, la lutte (agressivité défensive) ou inhibition. Le PVS réalise une connexion entre les structures corticales et limbiques. Ce système est cholinergique : la neuro hormone est l’acétylcholine. Ce circuit de la punition aboutit à l’inhibition de l’action qui survient lorsque la punition ne peut plus être évitée par la fuite et la lutte. L’inhibition de l’action suppose la mémorisation d’expériences désagréables où l’action a rencontré des échecs douloureux. La psychologie de victimes de traumatisme s’explique par l’excitation récurrente de leur PVS qui se traduit par l’inhibition de l’action dès qu’elles voient resurgir des images s’associant à leur ancien traumatisme. Dans le système limbique, les affects (polarité agréable ou désagréable) commandent l’action ou l’inhibition de l’action par l’intermédiaire du MFB et du PVS. Par contre les représentations imaginaires sont traitées par un réseau supplémentaire : le néocortex.

Comprendre le stress


Le stress et le syndrome de désadaptation


Même si nous vivons au 21ème siècle, une ère hautement technologique, l’être humain reste, dans son fonctionnement comportemental, un primate. Confronté à une situation de conflit (effective objectivement ou qu’il perçoit comme tel), tout son organisme (surtout le système neuroendocrinien, système cardio-vasculaire et cerveau primitif ou reptilien, siège des instincts) se prépare à l’action avec deux types de « programmes »
  1. Le combat
ou
  1. La fuite

Hélas, le problème est que ces deux alternatives sont souvent impossibles à mettre en place pour l’homme moderne. Se trouvant alors dans l’impossibilité d’agir, il doit alors s’adapter à cette situation c’est ici qu’apparait le stress biologique par inhibition de l’action largement évoqué par Pr. Henri Laborit.
Pour conserver son équilibre psycho-affectif intérieur face à ce stress exogène, il va devoir puiser dans ses ressources intérieures, à savoir sa personnalité, qu’il a forgée au fil de ses expériences sur la base de son hérédité, qui conditionnera sa capacité à gérer le conflit et ses conséquences.
Rappelons que la personnalité de l’être humain se construit et se réorganise en permanence en fonction de l’éducation dispensé par le milieu familial, son vécu antérieur et son environnement présent affectif et matériel. La capacité d’adaptation de chacun a donc des limites liées aux « caractéristiques » de sa personnalité et à son environnement.
Une fois cette capacité dépassée (anxiété inhibitrice) ou épuisée (asthénie, dépression), apparait ce que nous appelons le syndrome de désadaptation avec les conséquences suivantes :
·         Anxiété
·         Insomnie
·         Dépression
·         Troubles compulsifs alimentaires (TOC), anorexie-boulimie
·         Et, on l’oublie, avec comme conséquence indirecte, la toxicomanie (médicaments, alcool, drogues dures) compensatrice
A propos de l’adaptation

De l’infiniment petit à l’infiniment grand, en passant par l’être humain, tout ce qui vit est dynamique et s’adapte biologiquement afin de suivre les modifications du milieu dans lequel il vit. L’adaptation est donc un mécanisme fondamental dans l’Univers.
Chez l’être humain ceci implique l’adaptation des mécanismes métaboliques, endocriniens et comportementaux.
L’anxiété anticipative est un mécanisme utile chez l’homme lorsque qu’elle permet de mobiliser toutes les capacités adaptatives intérieures. Par contre, quand elle génère ou augmente un handicap, elle devient pathologique.
L’adaptation se produit de deux manières distinctes :
1.      Via des mécanismes inconscients de « défense du moi », qui mobilisent toutes les ressources instinctives de l’homme ; lesquels sont l’héritage des 500'000 générations qui nous ont précédées. A noter, dans ce contexte, que les mécanismes physiologiques d’adaptation au stress sont restés les mêmes depuis l’époque où l’homme subissait des stress de courtes durées (attaques de prédateurs par exemple). Hors nous vivons dans une époque où la nature du stress à changer : le risque de mort est moins grand par contre il s’étale sur de longue période. Ce qui a comme conséquence d’épuiser le corps (voir ci-dessous)
2.      Via des mécanismes conscients qui mettent en lien la perception de la réalité vécue par l’homme et les moyens qu’il a de s’y adapter. A ce niveau, la personnalité propre détermine grandement la capacité individuelle d’adaptation.



Stress et adaptations physiologiques

Lorsque l’on étudie le fonctionnement du système nerveux, comprendre les modifications fonctionnelles qu’entraine le stress chez la personne est essentiel.
Le stress est à la base une modification de l’environnement externe qui rentre en contact (relations humaines) ou pénètre (aliments, allergènes) la personne. Cette modification entraine une perception :
·         Agréable : par exemple lorsqu’un gros travail nous attend, un départ en voyage est imminent, lorsqu’un discours doit être prononcé. C’est le bon stress qui accompagne notre vie quotidienne et nous stimule en nous forçant à nous adapter. Mais c’est surtout grâce à ce stress que l’enfant apprend, se construit en pose des acquis qui finissent au bout d’une vingtaine d’année par l’amener au stade adulte.
·         Désagréable : par exemple en cas d’attaques, de mobbing, d’agressions sexuelles, des pressions familiales ou professionnelles. Ce stress génèrent un sentiment de douleur soit physique soit psycho-affectif par incapacité pour la personne à répondre au stimulus de façon adéquate ou attendue (le stimulus étant une pensée, une émotion ou une action qui viole « la loi », constitué de l’ensemble des valeurs de la personne concernée). Ce stress mais en évidence l’incapacité à s’adapter de la personne, qui ne pouvant pas répondre au stimulus se trouve en rupture avec son environnement.

Lors d’une exposition prolongée à un facteur de stress, trois phases se succèdent :
  1. Réaction d’alarme : déclenchée par l’hypothalamus qui stimule la partie sympathique du SNA et la médullosurrénales
·         + de glucose et + d’oxygène vers les organes
·         Augmentation de la fréquence cardiaque
·         Dilatation des voies aériennes
·         Ralentissement des activités du tube digestif
  1. Période de résistance : plus longue que la réaction d’alarme.
·         Sécrétion d’hormones maintenant le corps en état de catabolisme
·         Mise à disposition de l’énergie (glucose)
  1. Épuisement : ressources de l’organisme s’épuisent durant la période de résistance. L’exposition prolongée à des concentrations élevées de cortisol ou d’autres hormones lors du stade de résistance amène :
·         L’atrophie musculaire
·         La suppression du système immunitaire
·         L’ulcération des voies gastro-intestinales
·         La défaillance des cellules Bêta du Pancréas[6]

Fonctionnement physiologique

Un événement stressant provoque une réaction en chaîne qui débute dans le cerveau et aboutit à la production de cortisol par les glandes surrénales. Le cortisol active alors en retour deux zones du cerveau : le cortex cérébral pour qu'il réagisse au stimulus stressant (fuite, attaque, immobilisation...) et l'hippocampe[7], qui va apaiser la réaction. Si le stress est trop fort ou prolongé, l'hippocampe saturé de cortisol ne peut plus assurer la régulation. Le cortisol envahit le cerveau et installe une dépression.
Le point important a relevé dans ce qui précède est qu’un stress induit à terme une dépression nerveuse. Il est donc important de le traiter avec sérieux avec l’aide de professionnels au cas échéant.



                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1] La médullosurrénale est la principale source corporelle d'hormones du groupe des catécholamines : adrénaline et noradrénaline. C'est la partie interne de la glande surrénale qui secrète l'adrénaline
[2] Il s'agit de la progression des aliments de la bouche (plus précisément du pharynx) jusqu'au rectum (anus).

Ce phénomène physiologique, appelé également motilité digestive, est un mécanisme spontané du tube digestif. Sans péristaltisme, le brassage des aliments et l'absorption des nutriments, c'est-à-dire des éléments contenus dans les aliments, sont impossibles.
[3] Les besoins vitaux de base sont : respirer, s’alimenter, se reproduire et dormir.
[4] Les centres composant le MFB sont : l’aire tegmentale ventrale (ATV), le noyau accumbens, comme le septum, l’amygdale, le cortex préfrontal ainsi que certaines régions du thalamus
[5] Dont l’hypothalamus, le thalamus et la substance grise centrale ainsi que l’amygdale et l’hippocampe
[6] Les cellules Bêta produisent et libèrent de manière endocrine l'insuline, hormone participant à la régulation du taux de glucose dans le sang, ou glycémie.

[7] L'hippocampe est une structure du cerveau des mammifères. Il appartient notamment au système limbique ou cerveau mammalien et joue un rôle central dans la mémoire et la navigation spatiale.