jeudi 14 août 2014

Sagesse du Milieu / Géobiologie : Bretagne 2014, article 3

Carnac


Carnac: alignement de plus 3000 Mégalithes

Magnifique lieu... unique et quelle énergie!!




Carnac 1, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Carnac 2, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Carnac 3, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Carnac 4, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Carnac 5, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Carnac 6, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Carnac 7, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Carnac 8, Copyright Sagesse du Milieu®2014






Carnac 9, Copyright Sagesse du Milieu®2014




                                                                                     Jean-Christian Balmat


Sagesse du Milieu / Géobiologie : Bretagne 2014, article 2

Mégalithes de Locmariaquer


·       le Grand Menhir brisé : ce monolithe est le plus monumental de la préhistoire occidentale. Énorme bloc de granit de plus 20 mètres de long, gît aujourd'hui en 4 morceaux.
·       le dolmen de la Table des Marchands : construit vers 3900 ans avant J. C.et utilisé jusqu'aux alentours de 2000 avant J. C.
·       le tumulus d’Er Grah (Er Vingle) : Gigantesque monument est une sépulture à caveau fermé. Construit entre 4500 et 4000 avant J. C.

Superbe ensemble avec de grandes énigmes : par ex. Comment déplacer un bloc de 300 tonnes sur des dizaines de km (terre et océan!!)



le Grand Menhir brisé 1, Copyright Sagesse du Milieu®2014



le Grand Menhir brisé 2, Copyright Sagesse du Milieu®2014



 
Dolmen de la Table des Marchands 2, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Dolmen de la Table des Marchands 5, Copyright Sagesse du Milieu®2014







Tumulus d’Er Grah (Er Vingle) 3, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Tumulus d’Er Grah (Er Vingle) 4, Copyright Sagesse du Milieu®2014




Tumulus d’Er Grah (Er Vingle) 6, Copyright Sagesse du Milieu®2014




                                                                                     Jean-Christian Balmat



Sagesse du Milieu / Géobiologie : Bretagne 2014, article 1

La Bretagne a ceci de merveilleux qu’elle regroupe une forêt, support intemporel aux légendes arthuriennes, Brocéliande et un nombre incroyable de Menhirs, Dolmens, Cairn, Tumulus datant du néolithique. Cette région offre à toute personne passionnée par la géobiologie des conditions vraiment uniques en Europe.


Une journée à Brocéliande


Hier j'ai eu la chance de visiter Brocéliande dans le massif forestier de Paimpont (9000 ha). Siège des légendes Arthuriennes, Brocéliande abrite des lieux haut en symbole : fontaine de Jouvence, tombeau de Merlin, l'arbre d'or, la Fontaine de Barenton, l’Hotié de Viviane, le Miroir aux Fées ou encore le Val sans retour.

Jean-Christian Balmat, Sagesse du Milieu





Fontaine de Jouvence 1 : autrefois, à chaque solstice d'été, les prêtres enregistraient les nouveau-nés. Les enfants n’ayant pu être présentés à la cérémonie, étaient présentés l’année suivante et donc rajeunissaient d’un an sur le registre... la légende à fait le reste, Copyright Sagesse du Milieu®2014






Tombeau de Merlin : La légende dit que merlin, par amour pour la fée Viviane, lui aurait confié une grande partie de ses secrets et formules magiques. C’est grâce à cela que la Fée Viviane, pendant que le magicien dormait, traça neuf cercles autour de celui-ci et la magie s’opéra. Merlin fût définitivement enfermé dans une prison invisible et ainsi Viviane pu garder Merlin auprès d’elle pour toujours. Copyright Sagesse du Milieu®2014






Fontaine de Barenton: aurait été l’endroit où Merlin aurait rencontré la Fée Viviane et où ils seraient tombés éperdument amoureux l’un de l’autre. Merlin aurait ensorcelé la margelle, gros bloc de pierre plate appelé aussi « Perron de Merlin », et il suffirait de verser un peu d’eau de la fontaine pour faire tomber la pluie.

Une autre légende dit que le chevalier de la Table Ronde Yvain aurait tué le gardien de la fontaine de Barenton, le chevalier noir et que depuis, quiconque verserait de l’eau de la fontaine sur le perron, ferait déclencher une malédiction et surtout un violent orage. Copyright Sagesse du Milieu®2014





L'Arbre d'Or : suite à l'incendie d'une partie de la forêt, le sculpteur François Davin a recouvert de 5000 feuilles d'or un tronc de châtaigner. Copyright Sagesse du Milieu®2014




Miroir aux Fées : La légende que 7 fées, toutes sœurs, y avaient élu domicile et avaient fait serment de ne jamais se montrer aux hommes.

Un beau jour, la plus jeune d’entre elle brisa ce pacte et se montra à un cavalier.
Ses sœurs, découvrant cette trahison, assassinèrent le cavalier pour garder le secret de leur présence en ces lieux.

La petite, prise de rage, égorgea ses 6 sœurs pendant leur sommeil. Elle fit une potion magique avec un peu du sang de ses sœurs et redonna ainsi vie au cavalier assassiné.
Durant 7 jours et 6 nuits, le sang des 6 sœurs égorgées s’est répandu dans les eaux de la vallée, faisant virer sa couleur au pourpre. Copyright Sagesse du Milieu®2014




Table Ronde, Église du Graal, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Table Ronde, Église du Graal, Copyright Sagesse du Milieu®2014



Chêne des Hindrés 1: chêne sessile ou rourre (quercus pétraéa), hauteur 18 m, diamètre 5,10 m âge 500 ans, Copyright Sagesse du Milieu®2014






                                                                                     Jean-Christian Balmat


vendredi 2 mai 2014

Sagesse du Milieu: Les trois phases du travail intérieur

Ou

Les deux rives bordant le fleuve


Nous naissons tous avec des ailes, les ailes de l'amour
Le plus dur est de les conserver et les entretenir,
Car bien des anges tombent du Ciel entre l’enfance et l’âge adulte
Car ils ne s’astreignent pas à continuer à produire le bien et ….
Si on se laisse envahir par le mal au fil des ans
On finit par perdre jusqu’au souvenir d’avoir eu des ailes


image de l'auteur


Dans le milieu thérapeutique, on parle constamment de travail intérieur… à toutes les sauces. Le travail n’a pas de forme unique ni d’étapes écrites dans la pierre.
Il est propre à chaque individu et est à l’image de son unicité et de toutes ces spécificités propres.
Bien sûr qu’il existe des méthodologies plus efficaces que d’autres ; bien que, là encore, aucune méthode n’est totalement mauvaise, cependant chacune est plus ou moins efficace sur un individu donné.
Cet article a pour but de mettre en évidence trois grandes phases du travail personnel par lesquelles chacun doit obligatoirement passer afin de continuer sa propre voie, sa vie unique.

Bonne lecture !


Première phase : la rive gauche ou la phase de déni


Cette phase est laquelle tout être humain nait. Ou plus exactement, elle correspond à une étape durant laquelle l’Âme et la Personnalité[1] ne sont pas en contact.

L’être humain considère qu’il n’a pas le contrôle total de sa vie, croit dans la fatalité et en subit les conséquences malheureuses. Au départ, il perçoit sa vie au travers de notions telles la chance ou la malchance. Il donne au monde extérieur un pouvoir énorme et cherche à s’en attitrer les faveurs : en cherchant à faire plaisir aux gens qu’il fréquente afin d’en obtenir des récompenses[2] et interagit avec ses congénères essentiellement dans le but inconscient de satisfaire ses manques intérieurs. Il est esclave de ses pulsions animales[3] et passe sa vie à les satisfaire temporairement, ce qui l’oblige à recommencer chaque jour, ce qui l’entraine dans une vie qui n’est jamais qu’une course afin de ne pas manquer de quelque chose.

Pour s’attirer les faveurs du Ciel, il lui arrive de prier un Dieu afin que ce dernier pourvoie à ses besoins.

Disons que nous pouvons voir cette période de deux façons différentes selon notre perception de la Vie :
1.     Si nous considérons que la réincarnation n’existe pas et que l’être humain ne vient sur Terre qu’une fois : cette phase est celle qui dure quelques dizaines d’années ou alors une vie entière
2.     Si nous croyons en la réincarnation, cette phase peut durer des dizaines, voire des centaines d’incarnations

Cette phase est celle durant laquelle l’individu pense que c’est l’extérieur qui pourvoit à ses besoins. Il en attend donc énormément :
1.     Lorsqu’il reçoit assez pour combler ses manques et besoins, il se considère comme béni et remercie le monde extérieur. Il se sent aimer
2.     lorsqu’il ne reçoit pas assez et ressent de plein fouet ses manques, il s’estime maudit, porteurs de poisse et éprouve de la haine pour le monde extérieur.

C’est la phase de gloire de l’ego : « tout pour MOI, MOI, MOI ». L’individu se voit comme le centre du monde et se met dans toutes ses réflexions comme le numéro un, l’autre étant qu’au mieux utile (pour combler ses manques). Il s’excuse d’être mauvais… quand cela ne lui fait pas mal à lui…


Deuxième phase : la traversée du fleuve ou affronter ses démons


Cette deuxième étape est avant tout et surtout un mouvement conscient de la personne qui commence à comprendre que le hasard, la chance sont des notions qui soudain lui apparaissent comme fausses.
L’être humain commence à comprendre qu’il est en partie maître de son destin, qu’il ne peut pas uniquement compter sur le monde extérieur afin de satisfaire ces besoins.
Il commence à se regarder dans un miroir, à apercevoir ses bons et ses mauvais côtés. Peu à peu, il comprend qu’il peut se donner du bien et se donner du mal.

Il comprend de mieux en mieux que la maxime « on récolte ce que l’on sème » est vraie. Il s’en révolte, car « il n’a rien fait… », mais en y réfléchissant, il commence à admettre la Loi de Causalité ou Karma.
Plus il avance, plus ses démons lui apparaissent clairement. Ce qu’il percevait comme faisant partie du monde extérieur lui apparait dans sa réalité, partie de lui.

L’indien représente l'inconscient que le blanc, maître du conscient, veut maîtriser
Mais plus il le fait, plus il s'éloigne de la Vie.
L'Homme n'est ni Yin ni Yang, sa réalité est dans le Vide!!

Il avance et appréhende le libre arbitre, ce droit intrinsèque de choisir entre la bonne et la mauvaise version d’un acte qu’il a l’intention de réaliser. Alors que dans la première phase, il agit pour ses seuls intérêts et ne rechigne pas à être mauvais, dans cette seconde phase, il prend conscience que l’autre est différent de lui.

Peu à peu, il évolue jusqu’à placer l’autre sur un plan d’égalité. À ce moment, son évolution personnelle s’accélère énormément, car il s’aperçoit qu’il peut apprendre énormément de la différence. 

Et là, contrepartie négative de cette accélération, il s’aperçoit qu’il a semé le mal, généré énormément de douleur dans la première phase.

Cette prise de conscience et la découverte du pouvoir énorme qu’il a sur lui-même et le monde extérieur le fait passer par des phases de torture intérieure du lesquelles il se sent déchirer, écarteler, séparé en deux parties : ses frères ennemis que sont son ange et son démon qui se partage sa dépouille afin de remporter la victoire finale.

Si on dénie la nécessité de combattre ses démons intérieurs, on reste sur la rive du déni.
Et c'est en traversant le fleuve des passions qu'on atteint la rive de la Connaissance

Il rêve parfois de revenir en arrière, un peu comme dans le film Matrix lorsqu’un personnage parle du steak qu’il sait, pure illusion, mais putain ce qu’il était bon !!

C’est pourquoi cette étape est comparable à la traversée d’un fleuve déchainée. Chaque personne qui s’engage dans cette étape est dans une première phase happée par le courant : en l'occurrence, le flot de ses émotions polarisées à l’extrême qui le déchire…

Jusqu’à ce qu’il se résolve à atteindre la rive opposée. Et cela, il ne peut le faire qu’un développant un milieu qui, au-delà de ses extrêmes émotionnels sont sa gloire. Il commence à comprendre qu’en développant en pleine conscience un cœur, il peut transcender ses petites limites d’homme afin de devenir un Être Humain.

Il comprend qu’en maniant son pouvoir pour le bien et en faisant le bien, il récolte du bien, surtout s’il s’astreint à une discipline permettant la constance dans ce sens.


Troisième phase : la transmutation


Il ne faut pas confondre innocence, avec laquelle nous naissons tous
Et la pureté que nous devons produire par choix conscient et volontaire.

Atteignant la rive opposée après avoir transcendé sa nature animale gouvernée par ses émotions polarisées, il comprend à quel point le Bien équivaut à la Vie et que le moyen le plus efficace de vivre bien et de devenir un ambassadeur de la Vie.

Cependant, avant de vivre pleinement cette troisième étape, il doit encore traverser le désert. Le désert est l'étape entre la facilité, phase de l'évolution où l'on reçoit énormément sans être reconnaissant, et celle dans laquelle on sème le bien afin de créer en conscience le Paradis sur Terre (tentative volontaire de créer avec l'aide du cœur un monde meilleur pour tous et non seulement pour nous). C'est une étape de transition, fait pour accepter la transition entre l'égocentrisme (tout pour moi, parce que je suis le centre du monde) et celle du partage, tout simplement parce que l'on devient un ambassadeur de la Vie qui est partage... tout simplement parce que la garder, l'immobiliser en nous... correspond à la mort.

À ce moment, il comprend qu’il peut collaborer à l’œuvre de la Vie en y ajoutant tout son Pouvoir Créateur Personnel.

L’alliance du féminin et du masculin sacré
Se matérialise sous la forme symbolique de l'épée,
Appelée Excalibur, qui tranche les ténèbres

L’être humain atteignant ce stade n’est pas un dieu, ni un être éthéré étrange, mais bien un individu ayant transcendé ces démons et qui œuvre à sa façon à la vie sur Terre au quotidien au moyen d’actes simples néanmoins emplis d’une énergie complètement positive.

Il vit une vie simple qui n’est pas forcément spirituelle au sens où l’être humain en première phase l’entend. Il ne vit pas retiré dans un monastère, ne vit pas seulement d’amour et d’eau fraiche, mais s’astreint simplement à rester dans la constructivité, le positivisme et tente d’œuvrer au bonheur de tous les êtres vivants sur Terre.

Il comprend surtout qu’il a le pouvoir intérieur de transmuter ses démons générant la mort intérieure (maladie, douleurs) et toutes les conséquences négatives extérieures (mauvaises graines générant des mauvaises récoltes, karma négatif). Il fait le Bien par choix personnel non plus par peur du courroux de son environnement ou d’un Dieu omnipotent


                                                                                     Jean-Christian Balmat







[1] Comme nous l’avons vu dans les précédents articles, l’Âme est constituée des trois corps subtils supérieurs (Causal, Spirituel et Divin) et la Personnalité des quatre corps subtils inférieurs (Physique, Éthérique, Astral et Mental)
[2] Ici, le terme « récompense » correspond à la satisfaction d’un manque.
[3] Les « pulsions animales sont à prendre dans ce contexte comme toutes les pulsions liées aux 4 besoins vitaux de base : respirer, manger, se protéger, se reproduire,

mercredi 6 novembre 2013

Sagesse du Milieu: Comment ne plus avoir peur de demain ? (3ème partie)

Travailler sur la déprime et la dépression[1]


La déprime est une baisse de moral accompagnée d’une baisse d’intérêt pour les activités sociales habituelles. La déprime affecte le comportement, les émotions et le bien-être global. Les problèmes cognitifs sont fréquents : difficulté de concentration et à prendre des décisions. La déprime peut être accompagnée d’anxiété, d’un sentiment de vide, d’irritabilité voir d’un sentiment d’inutilité. D’autre part, des dérèglements alimentaires, ainsi que des troubles du sommeil (insomnies ou hypersomnies selon les cas) sont souvent constatés. Les individus déprimés se plaignent en majorité, du manque d’énergie chronique.
La déprime se manifeste via des symptômes similaires, mais moins accentués, à la dépression et ne doit pas être confondu avec cette dernière. Si la déprime perdure dans le temps, il peut alors s’agir d’un trouble psychiatrique ou d’une dépression.
La dépression se caractérise essentiellement par un état de perte de motivation ou d'élan vital chez un individu. Les symptômes typiques de la dépression sont une perte d'espoir, d’envie et d'estime de soi. D'autres signes peuvent être constaté tels que l'anxiété ou l'angoisse, la fatigue, la tristesse, des pensées négatives, des idées noires, des intentions suicidaires ou d'autres modifications de l'humeur.
Il n’existe aucun test médical de la dépression. Par contre, si la personne éprouve fréquemment des idées négatives sur elle-même, le monde et le futur, elle se trouve sûrement dans un état dépressif.



Les causes de la dépression


Les causes de la dépression sont multiples mais généralement liées à plusieurs chocs émotionnels (chocs traumatiques) ressentis négativement (chagrin, deuil, crise de couple, mobbing, viol, stress, etc.). Elle peut être la conséquence d’un milieu de vie hostile, qu’il soit familial, social ou professionnel.
Mon activité de thérapeute depuis 21 ans m’a permis de rencontrer énormément de personnes en état dépressif. Selon mes expériences, aucune d’entre elle n’est tombée en état dépressif du jour au lendemain. A chaque fois j’ai pu constater des chocs successifs à l’âge adulte qui ont fini par avoir un effet négatif plongeant la personne dans un état dépressif.
La dépression est une perte très importante d’espoir, d’envie et de goût à la vie. De plus elle s’accompagne  d’une estime de soi très mauvaise. Dans beaucoup de cas, les chocs traumatiques avaient amené les personnes à faire face à leur peur de la mort (voir chapitre 3 sur la peur), les plaçant en face du néant. Bien que de bonne volonté, celles-ci étaient comme happées vers le bas par des idées négatives, voir morbides et avaient l’impression de s’y noyer. Cette succession d’événements négatifs avaient dégradé leur élan vital, les laissant dans un état de lassitude, pessimisme et de perte d’estime personnelle.



Effets de la dépression


En plus des effets bien connus décrits ci-dessus, la dépression génère une inhibition grave de la personne. L’inhibition est un freinage ou un ralentissement de la formation des idées qui réduit le champ de la conscience et des intérêts de la personne. Celle-ci se replie sur elle-même et fuit les relations avec les autres. Cela engendre une douleur morale qui se manifeste par l’autodépréciation voir de l’autoaccusation et de l’autopunition. La personne se ferme comme une huitre au monde extérieur, pensant éviter plus de déceptions et de douleurs mais finit par étouffer dans son monde imperméable.
Comme si cela ne suffisait pas les personnes dépressives éprouvent un sentiment de culpabilité face à la société de par leur état. Au lieu d’aller chercher de l’aide, beaucoup restent repliés sur eux-mêmes, honteux de leur état.
De par leur manque d’énergie, elles ont du mal à garder le rythme de la société active et plus le temps passe, plus on constate généralement un isolement social.
Un des mots clefs pour définir la dépression est « séparation ». Cet état sort littéralement la personne dépressive de la société voir de sa propre famille.
Souvent elles ont du mal à trouver de l’aide en dehors du milieu médical et thérapeutique, car notre société valorisant les gagnants a souvent beaucoup de mal à accepter cette faiblesse temporaire qu’est la dépression.



Cause de la dépression


Comme je l’ai évoqué, ma propre expérience me pousse à penser que la dépression est un déséquilibre grave des pulsions de vie et des pulsions de mort en la faveur de ces dernières. Les personnes dépressives, sans être coupables de ce fait, semblent ne voir plus que la face noire de la vie et glissent gentiment dans l’aggravation des symptômes.
Une série de chocs traumatiques amène peu à peu une personne dans l’état dépressif. Il est vrai que chacun réagit différemment face à des chocs importants. Cependant je me pose souvent la question de savoir comment la population réagiraient si les médicaments, l’alcool (qui est un puissant antidépresseur) et les drogues n’étaient plus disponible pendant un mois. Mon avis est que nous aurions une explosion des manifestations pathologiques.



Comment travailler sur l’état dépressif


La première chose est de consulter un médecin et/ou un thérapeute. Tout le travail que je suggère ci-dessous ne peut s’effectuer seul.
Ensuite la personne dépressive devrait s’astreindre à réaliser certaines choses positives pour elle-même. Je suggère cela :
1.     Faire un bilan de sa vie en remontant le temps de façon à révéler les chocs qu’elle n’a pas « digéré » et de tenter de remonter à la source de sa dépression et de son état dépressif.
2.     En parallèle, un profond travail sur la revalorisation et l’estime de soi est important. Retrouver en soi le positif, le bon, les qualités (que l’on se reconnait et que les autres mettent en évidence). A ce niveau, l’entourage familial et amical est primordial : la personne dépressive ne doit pas s’enfermer, mais au contraire bénéficier de chaleur humaine dont elle manque et sortir de la honte à tout prix.
3.     Faire un travail d’acceptation totale de son état et le comprendre. La dépression est la perte des qualités que sont l’espoir, l’envie et l’estime de soi, entre autres. Chaque personne dépressive peut comprendre l’origine de cela. En acceptant son état pour ce qu’il est, elle a une grande chance de comprendre les changements à apporter dans sa vie afin de sortir de cette ornière. La Vie est bien faite en tant que telle, rien n’arrive par hasard ; comprendre c’est accéder au pouvoir d’agir. Par exemple : comprendre qu’un deuil, même s’il est douloureux, nous amène à faire face à la mort. Il est explicable qu’une personne qui n’y a jamais réfléchi et qui voit disparaitre soudainement un être cher tombe en dépression. Par contre, un travail personnel de qualité peut démontrer que le décès de quelqu’un peut nous encourager à vivre notre vie pleinement et la mordre à pleines dents. Le but est de résorber les causes de la dépression : cela demande un courage énorme, celui d’oser tout remettre en question afin de comprendre le passé occulté jusque-là.
4.     Mettre en place un nouveau mode de vie, intégrant l’expérience issue du travail sur les causes de la dépression. Retrouver l’espoir, l’envie de vivre et d’avoir des projets d’avenir est parfaitement possible une fois les causes de la dépression transcendées.



Conclusion


La dépression n’est pas une bataille perdue d’avance bien que cela soit une problématique qu’il faille traiter très sérieusement. C’est une pathologie explicable et qui se soigne à condition de traiter la racine du mal sans honte et de changer le mode de vie qui a finalement conduit à cet état. La confiance en soi, l’espoir et l’envie de vivre sont meilleurs antidotes à la dépression. Redonner un sens à sa vie est possible en retrouvant une vraie estime personnelle.



Choisir de changer de comportement[2]


Les systèmes que nous venons de découvrir sont essentiels à la survie de l’être humain. La recherche du bien-être a pour but de parvenir à la satisfaction de ses besoins intérieurs. La douleur ou des sentiments comme la peur ou l’angoisse déclenchent la fuite ou la lutte et permettent de protéger le corps d’un danger. Ces systèmes sont le fruit de l’adaptation magnifique du corps humain à son environnement.
Alors que la sensation de plaisir stimule l’approche, la douleur stimule la fuite ou l’attaque. Et lorsqu’il n’y a pas le choix de s’enfuir ou de lutter, l’être humain se fige. Les expériences acquises par la vie en général et l’éducation en particulier sont autant de « références sensorielles stockées » intérieurement et qui nous permettent, très subjectivement, de déterminer ce qui est « bon ou mauvais », en fonction de notre histoire de vie. S’ajoute à cela tout l’inné transmis génétiquement et qui se manifeste par tous les comportements et réflexes spécifiques à notre espèce.
Comprendre ces trois systèmes de punition, récompense et inhibition est un outil qui permet à celui qui cherche à comprendre au lieu de réagir comme un « automate-perroquet » et de changer de comportement en reprenant le volant de sa vie. Car tant que l’Humain ne comprend pas cela, il est l’esclave de la satisfaction de ses pulsions.

Exercices pratiques


Je vous suggère de pratiquer l’exercice suivant. Détendez-vous dans un endroit calme et faites un travail d’introspection afin de déterminer :
1.     Bilan de situation :
·       Quels sont les rituels avec lesquels vous interagissez :
·       Avec les membres de votre famille
·       Vos amis
·       Vos collègues de travail
·       Ces rituels sont en fait les instruments d’un rôle que vous tenez. Tentez de mener l’expérience suivante : détendez-vous et imaginez que votre vie est un film. Quel serait votre rôle dans le script : le père, la mère, le fils en constante rébellion, l’employé soumis, la fille à papa, le bellâtre musclé, la naïade des îles, etc.
·       De quelle symbolique votre rôle est-il investi ?

2.     Démissionner des rôles que l’on tient à contrecœur :
·       Quels sont les rôles que vous tenez qui vous posent problème voir qui vous dégoûtent ?
·       Qu’aimeriez-vous vraiment tenir comme rôle ? Quels sont vos désirs et vos idéaux profonds ?

3.     Réinvestir son énergie physique, affective et psychique :
·       Déterminez avec autant de précision que possible, le rôle qui sera dorénavant le vôtre « parce que vous l’avez décidé ainsi ».
·       Visualisez les changements de comportements que vous êtes en train de mettre en place dans des situations de vie.
·       Vivez concrètement les changements prévus chaque seconde de vie qui passe, en étant pleinement conscient de vos actes, vos émotions et vos pensées, qui tels trois faisceaux d’énergie partent de vous pour converger vers le nouveau rôle déterminé.
·       Sachez respecter l’autre et laissez-le vivre, sans pour autant lui laisser le droit de décider pour vous. Ne perdez pas de l’esprit et du cœur, les buts que vous poursuivez. Si on vous propose une route, regardez le panneau indicateur, afin de déterminer si ce chemin vous rapproche ou au contraire vous éloigne de vos buts.



Ne plus alimenter la peur et l’angoisse


Comme nous l’avons vu jusque-là, la peur et l’angoisse sont des sentiments totalement naturels qui ont un effet inhibiteur sur votre potentiel personnel.
Travailler sur ses peurs et ses angoisses a pour objectif de ne plus alimenter ses sentiments gros consommateurs d’énergie. Mais ce travail ne peut se faire que lorsque l’individu décide au très de lui-même de le faire par choix.
·       Prendre conscience de ses peurs et angoisses
·       En déterminer la source
·       Trouver les bons moyens d’en résorber la cause
·       Mettre en place un nouveau et meilleur mode de vie qui permet de rester en dehors totalement de ses sentiments

Sont les étapes de ce travail personnel qui peuvent sembler laborieuses mais qui sont essentielles afin de transcender cette problématique. Une grosse dose de courage et d’humilité, une pincée de bonne volonté et une intention inflexible sont des ingrédients qui ne peuvent être obtenus que d’un être humain pleinement conscient et volontaire dans ce mouvement vers le bonheur.



La menace de punition ou de mort en cas de désobéissance


La menace de punition ou de mort en cas de désobéissance est le moteur inconscient de ces peurs et autres angoisses.
« Que va-t-on me faire si je ne fais pas ce que mon entourage me demande ? »
« Quelles sont les conséquences si je disais NON à ce que l’on me demande ? »
« Qu’est-ce qu’il m’arrivait si je commençais à m’écouter et à faire uniquement ce que je détermine comme juste et bon ? »
« Si je ne respecte pas la Tradition, la coutume et que je la change pour quelque chose que je perçois comme meilleur, que m’arrivera-t-il ? »
Sont autant de questions que l’on peut se poser.
Inconsciemment l’être humain ou plus exactement son système neuroendocrinien reste très sensible à la menace de punition ou à la menace de mort s’il désobéit.
Toutes les personnes à qui un individu donne du pouvoir (ses parents, son patron, etc.) acquiert le droit de « déterminer la loi », c’est-à-dire de déterminer ce qui est juste et permis en opposition à ce qui est faux et proscrit.
A nous de nous doter du droit de déterminer par nous-même « la Loi » et peut être … de discréditer le principe de punition. Car l’être humain n’a pas se faire punir pour changer mais simplement réfléchit à son échec et mettre en place une meilleure stratégie qui lui permettra d’atteindre ses objectifs.



Déformation de l’information


Nos sociétés (et mêmes les démocratiques) emploient souvent la peur ou la menace de punition pour faire obéir de leurs membres et les garder dans la ligne de pensé édictée. Oh bien sûr dans nos sociétés modernes tout cela est cachée sous de belles apparences.
Cependant certains événements récents comme les événements du World Trade Center montre que nos gouvernements occidentaux ont utilisé ces tristes moments afin d’augmenter légalement leur contrôle sur la sphère privée de leurs citoyens.
Apprendre à se poser des questions sur les informations que les médias véhiculent est la première étape. Sortir de la conviction que la télévision, la radio et Internet disent la vérité est sûrement la deuxième. Croiser les différentes sources d’information afin de se faire une idée la plus objective possible constitue la troisième étape à ce processus.
L’objectif de cette démarche que je vous conseille n’est pas de faire de vous des militants. Mon but serait plutôt de vous suggérer de cultiver votre liberté de penser et d’éprouver en réfléchissant par vous. Réfléchir par vous-même vous protégera du risque d’être télécommandable par des forces extérieures. Car n’êtes-vous pas à la tête de votre personnalité ? Je vous le souhaite, je vous souhaite vraiment de vous doter du droit de décider par et pour vous-mêmes de ce qui est bon pour vous.



Croire dans la Vie


D’un point de vue spirituel, vivre dans la peur du manque correspond inconsciemment à ne pas avoir confiance en ce que la Vie est susceptible de nous apporter.
Croire dans la Vie, c’est croire intimement dans le fait que la Vie, cette force qui met en mouvement tout l’Univers, est bonne et juste avec chacun de nous. Avoir confiance en la Vie c’est oser croire qu’en vivant dans la vérité, dans la bonté et le respect la Vie en elle-même subvient et subviendra à nos besoins. Non pas en nous permettant d’attendre passivement mais en nous permettant de récolter au centime près tout ce que nous avons semé.
La Vie en tant que telle est bonne et vivifiante pour toute la création. La Vie n’est pas chiche avec certains et généreuse avec d’autres. Elle est le vecteur de la Manifestation et en ce sens restitue le fruit du travail de chacun, et ce à tout niveau.


                                                                                     Jean-Christian Balmat