lundi 7 mai 2012

Sagesse du Milieu: Le Principe de Non-Résistance (2ème partie)



Changer


Apprendre à connaitre les composantes physiologiques du système neuroendocrinien et comprendre son fonctionnement constitue les deux premières étapes de la résolution du problème.
L’étape suivante représente la mise en œuvre du changement nécessaire afin de mieux vivre.
L’expérience de 22 ans de thérapeute m’a démontré que cette étape est souvent celle où survient un problème paradoxal : Après avoir pris conscience de sa situation de désadaptation, la personne en se valorisant parvient assez facilement à exprimer ce qu’elle aimerait changer et s’autoriser de faire. Cependant malgré le fait qu’elle soit convaincue intellectuellement, elle se rend compte qu’elle a peur de changer. Son corps à peur et rechigne à se mettre en mouvement.
Tenant compte de cela j’ai essayé de compulser ci-dessous des outils simples qui vous permettront de mettre en œuvre le principe de non-résistance.




Les outils


Dans une situation classique, nous avons vu que le système nerveux exécute de manière très automatique un programme d’adaptation qui est susceptible de dégénérer en état de stress chronique.
Le principe de non-résistance consiste
·         à chercher à prendre mieux conscience des stimuli que notre environnement nous envoie. En définissant ce que l’on ressent en face de chaque chose et en osant qualifier nos sensations sur une échelle de plaisir-douleur, nous développons notre capacité de détachement. En acceptant dans le calme intérieur, l’action que nous subissons, nous pouvons éviter de réagir automatiquement. Nous devenons comme le roseau qui plie sou le vent
·         En pleine connaissance de cause, nous pouvons décider d’une réponse respectueuse de ce que nous sommes. Pour cela nous plongeons dans nos racines où règne le calme et pouvons réapparaitre complétement en phase avec nous-mêmes en nous affirmant face à l’autre sans avoir besoin de le nier. Un peu comme le roseau après que la tempête ait cessé, nous nous redressons.
·         En nous affirmant dans des paroles et des actes que nous avons réfléchi nous semons le positif au lieu de réagir et de participer à nourrir la colère, la nervosité ou quel qu’autre défaut comportemental que nous voulons bannir de notre vie

Pour celui qui le découvre, ce principe de vie peut sembler être la « voie des lâches ». Car en sortant de la réaction pour entrer dans celui de l’acceptation, notre comportement apparait étrangement pacifique voir passif. Mais il n’en est rien. Prenons l’exemple d’un bureau dans lequel plusieurs collègues travaillent. L’un d’eux fulmine à sa place puis se lève et interpelle violement un de ses collègues qui…l’écoute et lui répond calmement en donnant des réponses claires. L’attitude du second peut apparaitre celle d’un faible, cependant répondre par le calme à de la violence permet à cette personne de tarir l’agressivité de son collègue. S’il avait réagi avec colère, celle-ci aurait augmenté jusqu’à peut-être se transformer en violence physique.
Ce principe de vie permet non seulement de sortir du stress chronique mais permet à long terme de s’affirmer dans tous les domaines de vie au sein de notre environnement en nous respectant et tout aussi important en respectant l’autre.



Renoncer à contrôler le monde


Une des conséquences les plus désagréables du stress est la psychorigidité. Cette conséquence se manifeste par le refus d’affronter à nouveau la situation qui a provoqué l’état de désadaptation. La psychorigidité crée une névrose des relations humaines qui n’évoluent pas et se cantonnent à certains domaines. La personne qui en souffre essaie à tout prix de contrôler toute sa vie ou tout du moins certaines parties de celle-ci.

Comme nous l’avons vu cette situation est naturelle et vécu par tous les êtres humains à plus ou moins grand niveau.



Accepter de s’adapter


Après avoir défini clairement son objectif, l’être humain peut mettre le cap sur sa destination rêvée. Cependant la vie nous apprend que le trajet direct est rare et que nous avons très souvent à accepter de faire des détours que représentent les problèmes et les différents imprévus de la vie.
Accepter le détour, l’obstacle sans perdre de vue les objectifs fixés et tolérer d’y mettre plus de temps que prévu ; c’est rester souple comme le roseau.
Par contre si l’individu fonce droit vers ses buts sans regarder devant et s’obstine à vouloir « abattre les obstacles », il dilapide son énergie et s’épuise peu-à-peu. La rigidité tant d’esprit que de corps dénote l’omniprésence de la peur.

Effectivement accepter les obstacles de la vie nécessite de faire preuve d’humilité, de patience et d’ouverture d’esprit. Rester souple et maintenir sa capacité à s’adapter demande de se valoriser tout en donnant le même droit à l’autre. L’adaptation nécessite enfin que l’on accepte de lâcher prise avec un passé périmée afin de faire place à un futur radieux en vivant ancré dans le Ici et Maintenant.




La non-résistance dans les arts martiaux


Le principe de non-résistance dans les arts martiaux a comme principe d’accepter de recevoir une attaque, de l’absorber et de répondre en ayant changé la colère violente de l’attaque en sentiment positif.
Ce comportement idéal représente le dernier niveau des arts martiaux traditionnels et est un art de paix. L’art de transformer la guerre en paix peut être un exemple dans la vie quotidienne afin de comprendre que le « fort est faible et que le faible est fort ». C’est-à-dire qu’il convient de comprendre que la colère n’est pas une manifestation de la force intérieure mais de faiblesse.

La réaction est la négation de l'expression de la différence de l'autre, imprimer sa propre vision du monde à ses congénères. Ce qui équivaut symboliquement à « tuer l'Autre » (ou être tuer par lui). C'est être rigide. Or, la rigidité, qu'elle se situe au niveau psychique ou physique, est la preuve de la présence intérieure d'une peur énorme. La réaction conduit à la séparation de ce qu'on l'on appelle la Vie. Séparation de quoi ? Des aspects binaires de la vie intérieure, le Yin et le Yang, l'aspect féminin et l'aspect masculin de notre personnalité. Pour donner un exemple simple, imaginez que vous voulez avoir un enfant. Il semblerait tout naturel de trouver d'abord un conjoint, il en est de même intérieurement. Extérieurement, lorsque nous nous allions à l'Autre de polarité inverse, nous pouvons avoir un enfant avec, en principe, un fort lien d'amour. Intérieurement, le fait de prendre conscience de nos deux composantes et de les valoriser, entretient la vie. L'inverse, un manque de communication interne, une disharmonie entre nos deux polarités, entraîne immanquablement la maladie.
Nous ne faisons extérieurement que ce que nous savons faire intérieurement. Le pratiquant honnête va vite comprendre que détruire l'Autre, c’est se détruire lui-même. En cherchant à admettre que l'Autre existe comme bon lui semble, dans son espace personnel, le pratiquant honnête pourra pleinement prendre place, dans son propre monde, devenir le dieu de son univers. Il saura avec le temps, mettre une limite entre la tolérance et le fait de laisser l'Autre décider à sa place ou le mettre en danger.
De plus, la réaction est l'esclave de l'action dont elle est l'effet. Le débutant qui réagit perd son propre libre arbitre, son individualité et devient la marionnette de l'attaquant! Très vite, on se rend compte que le combat est en fait un jeu d'esprit, ou devrais-je dire, un jeu de force d'esprit. Réagir empêche d'acquérir l'expérience, la leçon que nous recevons. Souvent un manque d'humilité empêche de recevoir une leçon, mais en combat comme ailleurs, notre ennemi est de facto notre meilleur ami... au moins à long terme. C’est par lui, qui matérialise un obstacle sur notre chemin de vie, que nous progressons en conquérant des sommets insoupçonnés de notre personnalité. C’est grâce à lui que nous transcendons des limites infranchissable jusqu’à son intervention.
La réponse, par contre, implique la pleine acceptation de l'autre dans sa différence. Le sentir, l'intégrer et puis seulement répondre avec son potentiel entier. C'est là le secret: plus on répond, plus on se développe d'une manière évolutive et plus nous sommes évolués, mieux nous pouvons répondre.
La réponse implique que nous soyons pleinement actifs, contrairement à la réaction, durant laquelle nous ne faisons que l'inverse de l'autre, ce qui revient à être à ses ordres. En répondant, nous faisons preuve d'adaptabilité, ce qui est La condition sine qua non de la vie dans la Création et une obligation si l'on veut parvenir à l'invisibilité.



La non-résistance dans la thérapie


La non-résistance dans sa vie quotidienne






La vision énergétique de la Non-Résistance


En vision énergétique, la réaction correspond à l’inhibition de l’Elément Terre. Alors que la réponse correspond à une juste utilisation d’adaptation de la Terre.
Cela signifie que comme nous l’avons vu dans le chapitre de la « Voie des Céréales et de l’Eau », que nous pouvons décider de nous adapter afin de transcender le conflit que nous vivons avec l’extérieur. Cela demande que nous « enclenchions » un processus d’apprentissage et d’appréhension de l’élément qui nous déstabilise. Pour que cela se fasse, nous devons devenir tolérants. Oh non pas en apparence, mais bien comme une attitude de fond. Une acception comparable à celle que nous observons de l’Eau qui s’adapte à la forme du contenant qu’elle embrasse sans pour autant perdre son fond.
L’acceptation dans le contexte martial signifie accepter l’attaque et même « devenir l’attaque » et mobiliser sans plus attendre toute la potentialité de nos trois cerveaux. Le principe de non-résistance implique donc un travail profond et soutenu sur le long terme qui vous permette de travailler cette capacité à « être ouvert sans se retrouver sans protection ». Car, ce travail implique un travail profond de réorganisation de tout le système nerveux. Ce qui implique une remise en question de tout le rapport que nous entretenons avec :
·         Le fonctionnement végétatif de notre corps : lequel est bien entendu géré par la SNA que nous apprenons à maîtriser peu à peu par la méditation.
·         Notre système instinctif « automatique » : à savoir notre cerveau reptilien ou l’Elément Métal, sur lequel un travail quotidien doit être effectué pour être efficace.
·         Notre trame de rituels sociaux-culturels : que nous pouvons remettre en question, qu’après l’avoir mis en évidence et défini précisément.
·         Notre cerveau cognitif et son hôte, l’ego : sur lesquels nous pouvons travailler par l’étude, et l’intégration, de la philosophie et la religion (l’étude de la Vérité au-delà des structures humaines perfectibles).



Que mon Hara soit aussi grand que l'Univers !


Bien des attaquants sont persuadés de ressentir dans l’attaque une opposition susceptible de les détruire. Il est parfaitement normal pour l’ « Homme qui subit », encore dominé par ses instincts (cerveau reptilien) et ses émotions (deux cerveaux mammaliens), de subir l’attaque dans la surprise se positionnant, par réaction, dans une position de soumis. Energétiquement le Feu attaque son Métal, qui fond.
Lors d’une attaque physique, affective ou psychique nous sommes bousculés, touchés, agressés par l’acte d’un congénère. Tout bon pratiquant sait que la crispation physique affective ou psychique face à l’attaque a des conséquences très négatives.
Ce qui est dur casse sous les coups
alors que ce qui est souple plie sous l’action de la force
et reprends sa forme lorsque cette dernière cesse.

En suivant la « Voie des céréales et de l’Eau » le pratiquant se transforme intérieurement et devient l’ « Homme qui agit ». Il « enclenche » sa Terre et commence à sentir, ressentir pour mieux évaluer la nature du moment présent et se comporte comme un homme averti. Il prend ainsi une décision, cohérente, proportionnelle et surtout logique face à une situation extérieure. Il peut le faire car il croit en lui, en ses forces intérieures dans lesquelles il peut maintenant plonger : lorsque la question se pose à l’extérieur de lui, il sait trouver la réponse au fond lui. Energétiquement le processus d’apprentissage est effectué par la Terre qui peut ainsi commencer le travail d’adaptation à la situation nouvelle.
En s'effaçant devant l'attaque, nous provoquons l'écroulement (ou en tout cas son début...) psycho-affectif de notre opposant par peur, puisqu'il découvre avec surprise, qu'aucune résistance n'est appliquée à son attaque. Ceci crée un « trou » dans lequel le doute est présent et s’immisce dans son esprit. En énergétique, la capacité de plier nous est donné par la Terre, le Métal et l’Eau.
La réaction est disharmonique et hors de la logique de l'univers, mais surtout elle nous expose inutilement à la force de l'autre, potentiellement plus grande que la nôtre.
La réponse n'est donc possible que si nous intégrons l'autre et nous positionnons en fonction de ce qui est juste pour nous.
Accepter l’autre, c’est admettre le droit à la différence et apprendre à le comprendre ne serait-ce que pour ne pas se faire blesser. Lorsque nous acceptons pleinement la vie telle qu'elle nous est donnée[1], nous participons pleinement à ce à quoi nous avions antérieurement, avant cette présente incarnation, décidé de participer. Quel meilleur moyen pour progresser dans cette voie que la voie de l'invisibilité, le Ninpo ?
L'acceptation, à savoir la pleine tolérance, nous est donnée par le foie (l’Elément Bois), or le foie est le siège des désirs.
Travailler sur la souplesse de sa tolérance, c'est travailler sur son Eau et son Bois, purifier ses désirs afin de les élever au-dessus des besoins hormonaux.
La non-résistance correspond à l’activation du Ministre du Cœur[2] au détriment du Triple Foyer. Sortir du sentiment paranoïaque que le monde, et ce qu’il contient, est dangereux et menace en cela notre intégrité afin de rentrer dans un monde d’ouverture (ce qui n’exclue pas le refus absolu de ce qui peut nous détruire dans l’instant présent). L’ouverture ne peut être évoquée que par rapport à la fermeture. Nos deux fonctions MC et TF ont un effet maximum que si nous vivons :
·         des périodes d’ouverture qui nous servent à échanger avec le monde extérieur
·         des périodes de repli sur soi pour positivement intégrer les expériences, comme des vraies leçons que l’on prend en y mettant toute notre attention lors de notre récapitulation (voir chapitre du même nom) quotidienne, afin de ne pas se tromper sur l’interprétation que l’on en fait. Acquérir de la connaissance et faire fonctionner son cerveau avec … intelligence.

Si nous voulons développer « un hara aussi grand que l’Univers », nous avons à sortir du stress et du sur-fonctionnement de notre système immunitaire par une hygiène de vie appropriée. Oser déterminer l’effet que les événements de la vie social en général et celle que nous partageons avec notre environnement direct en particulier, nous permet de nous adapter à la situation.


                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1]              ... par nous-mêmes, puisque nous récoltons en tout temps ce que nous avons semé...
[2] Voir chapitre sur les Cinq Eléments.

dimanche 6 mai 2012

Sagesse du Milieu: Le Principe de Non-Résistance

Dans la vie courante, tout être humain fait face à des événements ou des comportements stressant qui peuvent vite devenir problématiques. Sachant que le système nerveux humain est magnifiquement prévu pour lutter contre tout ce qui peut détruire le corps tout devrait être pour le mieux ! Eh bien non : cela le serait si le stress ressenti durait peu de temps. Par contre s’il est maintenu dans le temps, l’individu s’épuise, perd ses capacités immunitaire et sa santé.
Alors que le stress à court terme est très utile en tant que programme de fonctionnement à court terme, il met fortement le corps à contribution à long terme.
Mais comment faire pour vivre hors du stress ? Sortir de la société et vivre replié sur soi ? S’armer d’une carapace indestructible ? Ces solutions fonctionnent…pour un temps. Cet article a pour but de suggérer l’utilisation d’un principe de vie simple à mettre en œuvre : la non-résistance.
L’être humain qui résiste à la pression de la vie quotidienne est comme le chêne de la fable de La Fontaine : il semble fort et invincible mais vient un jour où il tombe à terre, déraciner. Alors que le roseau même s’il parait moins beau avec son petit ego, ploie sous la tempête pour se relever intact.



Découverte


Comme nous l’avons vu précédemment, face à une situation conflictuelle, dangereuse ou semblant insurmontable, l’être humain a instinctivement et de façon automatique une réaction très forte de tout son organisme afin de répondre au stimulus. Cette réaction est salvatrice sur l’instant mais comme nous l’avons vu elle crée un état de résistance épuisant pour le corps du moment que la situation stressante perdure.
Le principe de non-résistance propose de sortir de l’instinct afin d’entrer dans la réflexion par l’acceptation de ce que notre environnement nous donne ici et maintenant.
L’acceptation de ce qui nous arrive permet de mobiliser toutes nos forces positives afin de trouver la réponse la plus appropriée au stimulus.
J’ai découvert ce principe dans la pratique des arts martiaux traditionnels. Quelle découverte ! Alors que j’étais habitué en tant qu’adolescent pratiquant les sports de combat à réagir, à esquiver en étant tonique et tendu comme un arc, on me disait soudain de m’assouplir dans le corps et accepter l’attaque dans la tête. Pure folie pensais-je au début ! Ployer face à une attaque était une attitude de lâche, de faible…qu’il était exclu que je sois ! On n’était pas sur le tatami pour montrer la moindre faille ! Avec du temps et du travail j’ai compris certains principes qui ont changé toute ma vie :
·         Nier une force alors qu’elle s’exprime devant soi revient tout simplement à dénier la réalité en remettant à plus tard et en pire ce que nous avons à assumer dans le présent.
·         Contrer une attaque par une attaque d’exactement la même qualité, nourrit une guerre sans fin. Hurler sur le hurleur, taper le violent, etc. n’amène qu’à devenir ce que l’on désapprouve à la base.
·         Accepter l’acte de l’autre sans s’y opposer c’est accéder au pouvoir de le comprendre et surtout d’utiliser son énergie en la transformant pour le contrer….positivement. A l’image du roseau qui ploie sous vent, patiente puis se relève la tempête finie en utilisant la force accumulée, l’être humain peut faire de même dans tous les actes physiques, psychiques et affectifs.

Ce principe nous parle de souplesse et amène tout naturellement à accepter un principe de l’évolution sur notre planète depuis son avènement : la nécessité de s’adapter aux modifications pour continuer à vivre ou refuser et mourir.
Dans la première partie de cet article, j’ai résumé en un minimum de mots les outils à mettre en œuvre afin de jouir des bienfaits de la non-résistance. J’invite les personnes que ce sujet intéressent à lire la deuxième partie qui développera les sujets plus en détail.



Ecouter ses cinq sens et accepter


Afin d’être performant, à la hauteur de ses rôles professionnels, sociaux et familiaux ; l’être humain moderne se désensibilise afin de ne pas sentir douleurs, échecs et tout ce qui fait mal en général. La vie moderne urbaine est stressante en soi et la plupart d’entre nous en sommes plus ou moins victime : 48 semaines de travail à se faire des nœuds et 4 semaines de vacances à les démêler !
Le but n’est pas de changer le monde mais l’interaction avec lui. Le stress n’existe que s’il y a surprise, étonnement, choc d’un stimulus imprévu. En nous réappropriant nos sensations pleinement nous commençons à poser la première pierre pour endiguer le stress.
En osant poser intérieurement des qualificatifs clairs et justes à propos du comportement des gens sans être tiraillé par les rituels comportementaux que nous employons tous dans notre vie sociale, nous acquérons le détachement. Il nous permet de prendre de vraies positions sans que nos chaines nous entravent.



L’être intérieur


Lorsque l’être humain effectue un travail introspectif il découvre caché au fond de lui, l’enfant intérieur. Cette composante de notre personnalité est celle que nous avons abandonnée au profit de l’adulte que nous sommes devenus. Abandonnée souvent parce que cette partie est éternellement innocente et idéaliste. A chaque fois que nous avons violemment perdu notre innocence juvénile nous l’avons délaissé au profit de notre « habit » d’adulte. Cependant, il reste là tapis dans l’ombre de l’adulte.
L’enfant intérieur est une des trois composantes du Moi[1] qui sont symboliquement :
·         Le parent : la partie qui détermine la loi, c’est-à-dire qui définit tout ce qui est « bien » et « mal », qui distinguent le permis de l’interdit.
·         L’adulte : la partie qui exécute la loi et résout les problèmes de mise en œuvre.
·         L’enfant : la partie qui éprouve, ressent et réagit au travers de la notion plaisir-douleur.

Reprendre contact avec l’enfant intérieur génère une énorme prise de conscience de ce que cachent nos carapaces sociales : la souffrance de l’innocence et de la pureté idéale perdue.
Ce que je nomme l’être intérieur est ce que nous obtenons si nous osons enfin mettre en lien ses différentes composantes afin que nos lois, nos actes et nos ressentis puissent coexister pour commencer dans le même être. La loi ne peut rester froide et implacable, tout comme l’exécutant ne peut rester là impassible à appliquer une loi qu’il voit faire souffrir.

Se mettre à l’écoute de l’enfant intérieur permet à la part adulte de devenir plus humaine et réceptive à l’effet que génère sa loi ; laquelle sera plus facilement applicable par un adulte joyeux de le faire. Le bénéfice direct est que l’enfant intérieur cesse de souffrir, commence à s’exprimer et être comblé. N’est-ce pas là la quête du bonheur : concilier nos idéaux et nos actes dans une vie remplie de satisfactions, fruits légitimes de nos actes ?

Ces trois parties du Moi peuvent alors former ensemble un triangle de force donnant naissance à l’être intérieur.

Plonger en soi


Le fait de s’intérioriser permet de mettre en phase ce que nous sommes profondément et ce que nous apparaissons être.
Plonger en soi est traditionnellement représenté par « les Trois Singes » : s’isoler du monde extérieur afin de tourner son regard vers l’intérieur, écouter sa voix intérieure en s’isolant du monde extérieur et en maintenant le silence. La particularité de l’être intérieur[2] est qu’il n’est par définition pas en contact direct avec la réalité concrète et existe dans un monde de calme stable. Il est là, témoin de notre vie, le penseur qui pense qu’il est. Cette partie de nous qui a les réponses à ses propres questions existentielles et qui ne demande qu’à les exprimer.
Cet acte simple au final, représente un temps que l’on se donne pour se remettre au diapason de ce que nous sommes en essence. Trop souvent, le stress induit par la vie moderne nous éloigne de notre être intérieur.
Se donner quelques minutes chaque jour pour créer ce contact est à la portée de chacun. L’idéal est de le faire dans le calme chez soi ou en pleine nature. Selon les goûts et aspirations personnels ; cependant il peut se faire dans les transports en commun ou dans sa voiture aussi.




Répondre dans le respect


Une fois qu’un lien fort a été créé avec l’être intérieur, le principe de non-résistance nous invite à valoriser le positif qu’il en émane en trouvant le bon moyen de l’exprimer.
La modification lente et contrôlé des stratégies comportementales utilisées jusque-là permet d’unifier nos deux aspects afin que notre vraie personnalité puisse s’exprimer librement dans le monde.


                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1] Le Moi est une notion que j’ai largement abordé dans les articles précédents. Je vous invite à les dire pour de plus amples détails à ce sujet.
[2] L’’être intérieur n’est pas dans ce contexte ce que l’on nomme l’enfant intérieur

mardi 24 avril 2012

Sagesse du Milieu: Sortir du stress



Le stress est une réaction innée et normale de l’être humain face à une situation nouvelle contre laquelle il croit ne pas pouvoir faire face. Il permet de mobiliser l’ensemble des forces physiologiques et psychologiques. C’est le système général d’adaptation (SGA) ou stress.
Ce système participe activement au maintien de l’intégrité de la personne et a permis à l’homme primitif de se protéger de l’environnement dangereux dans lequel il vivait.
Autant le stress permet idéalement une adaptation rapide autant il épuise le corps à moyen et long terme De plus, le stress au travail est une des premières causes d’arrêt-maladie (surmenage, on parle parfois de burnout ou syndrome d’épuisement professionnel pour désigner une usure extrême au travail).
Un fort pourcentage de personnes dans nos sociétés modernes vivent en état de stress chronique et ont à subir les pathologies qui en découlent : ulcères, l’hypertension voire l’infarctus, l’asthme, l’eczéma, voir le cancer, etc.
C’est pourquoi comprendre le stress permet à chacun de le détecter en lui précocement afin de ne pas tomber dans un état chronique.



Comprendre le stress


Le stress est l’ensemble des réactions physiologiques (sueurs, accélération du cœur et de la respiration) et psychologiques (agressivité voir colère, inquiétude, troubles du sommeil) qui se manifestent lorsqu’une personne est soumise à un changement de situation.
Le stress est une réaction animale qui prépare à la fuite ou au combat face à un danger. Dans certains cas il peut aussi faire perdre les moyens et nuire à l’action en générant l’immobilité[1]. Le stress est utile car il permet la mobilisation des forces physiques et mentales : il génère l’élévation du rythme cardiaque et respiratoire (dû notamment à une décharge d’adrénaline) permet de mieux oxygéner les muscles.

Lorsque l’équilibre homéostatique[2] est perturbé par une demande environnementale, l’organisme réagit toujours par une double réponse.
·         La première est spécifique et correspond à une réponse propre aux demandes environnementales particulières
·         La deuxième est non spécifique car elle est identique en toutes situations. Cette dernière est une réponse innée et stéréotypée qui se déclenche d’elle-même dès que l’homéostasie est perturbée. Ainsi peu importe que l’agent stressant soit d’origine physique ou psychique, interne ou externe, objectif ou subjectif, plaisant ou déplaisant, la réponse non spécifique, physiologique, humorale et endocrinienne, sera toujours la même : peu importe la nature agréable ou non de la situation stressante, ce n’est que l’intensité de la demande de réajustement ou d’adaptation qui change

Le SGA représente l’ensemble des réactions de défense de l’organisme étant constant pour chaque individu. Chaque personne possède un SGA plus ou moins fort donc une capacité d’adaptation spécifique et personnelle.
Dans le temps, le fonctionnement du SGA se déroule en trois phases :
·         la phase d’alarme avec son choc et contre-choc
·         la phase de résistance
·         la phase d’épuisement.



La réaction d’alarme


Cette première phase est aussi appelée « phase de choc ». Notre organisme mobilise toutes ses forces pour s’adapter à cette situation perçue comme un choc. Cette phase est non spécifique. L’équilibre fonctionnel est mis à mal par cet état de souffrance généralisé et intense qui rend l’organisme vulnérable Cette phase peut durer de quelques minutes à 24 heures.
L’organisme met en place une réaction d’urgence à court terme par des défenses actives qui favorise la fuite ou la lutte, c’est-à-dire l’évitement de la situation pathogène.
La réponse endocrinienne et neurovégétative de cette phase, appelée « réponse sympathique ou hypothalamo-sympathico-adrénergique »
Tout commence au niveau de l’hypothalamus[3]. Par le biais du système nerveux sympathique, ce dernier stimule la médullosurrénale qui est la partie centrale des glandes surrénales (sur les reins). Cette dernière déclenche alors la sécrétion d’adrénaline et de noradrénaline. Ces hormones augmentent la pression artérielle, accélèrent notre rythme cardiaque et notre respiration puis augmentent le taux de sucre dans le sang. À ce moment-là, nos pupilles se dilatent afin de nous donner une meilleure vue. La mémoire et la réflexion s’améliorent. Notre digestion est ralentie. Les stocks d’énergie sont mobilisés par les procédés de lipolyse (destruction des graisses) et glycogénolyse (mise en circulation du glycogène de réserve, par hydrolyse) dans le but de fournir une énergie suffisante aux muscles.



La phase de résistance


Cette deuxième phase est l’ensemble des réactions non spécifiques provoquées par une situation stressante qui persiste et auquel l’organisme s’est adapté au cours de la phase de réaction.

Si le facteur stressant persiste, notre organisme entame une phase de résistance. Notre corps va mobiliser ses ressources pour trouver un nouvel équilibre. À ce stade, le stress est considéré comme bénéfique pour notre organisme. C’est l’exemple de sportif avant une compétition qui aura une poussée d’adrénaline.
La phase d’alarme est très coûteuse en termes d’énergie pour l’organisme et ce dernier se doit de compenser les pertes énergétiques. Lors de la phase de résistance, la résistance vis-à-vis de l’agent stressant est accentuée.


La phase d’épuisement


Dans une situation qui reste stressante, il arrive un moment où l’organisme n’est plus à même de pouvoir s’adapter à ce qui lui est demandé. Il devient peu-à-peu incapable de compenser les dépenses d’énergie, les défenses immunitaires faiblissent en nous rendant plus sensible aux agressions externes.
L’épuisement se caractérise par un retour à la phase initiale de choc. Cependant cette fois les phénomènes d’épuisement l’emportent sur la défense active et peuvent conduire jusqu’à la maladie ou la mort.
L’épuisement est dû au fait que l’organisme a dû fonctionner en surrégime et que par décompensation il dysfonctionne. Le cœur, les artères, l’estomac, les intestins ou les défenses immunitaires peuvent donner naissance à des maladies telles que les ulcères, l’hypertension voire l’infarctus, l’asthme, l’eczéma, le cancer, etc.
Le SGA a donc des limites que de plus varient d’un individu à l’autre. Ce qui est stressant pour les uns ne l’est pas pour les autres et inversement. Le SGA génère en phase d’épuisement l’affaiblissement du système immunitaire et donc péjore la capacité de la défense de l’organisme face à des corps étrangers à l’organisme.


Différence entre le stress et le burnout

Il existe une différence majeure entre le stress et le burnout :
·         Le stress est une angoisse d’inadaptation qui génère par voie de conséquence un désordre endocrinien de type psychosomatique. L’origine du trouble est psychique puis touche le physique.
·         Le burnout, ou parfois appelé « syndrome d'épuisement professionnel », est un surmenage physique, épuisement professionnel ou autre, dont les conséquences finissent par atteindre le psychisme. On parle d’un trouble somato-psychique. L’origine du trouble est physique puis touche le psychique.

Système d’inhibition de l’action


Le système d’inhibition de l’action (SIA) est celui qui prend le relai du SGA lorsque la lutte ou la fuite ne sont plus possible, avec les conséquences négatives au niveau physiologique.
Pour prendre un exemple simple, le SIA est le système qui produit l’immobilisme du campagnol survolé, à terrain découvert, par une buse. Ce fonctionnement temporaire lui sauve la vie plus sûrement que la fuite. Par contre, dans le cas où un individu se sent comme le campagnol lorsqu’il est en relation avec son patron, ses parents ou autres, la situation se gâte. Il perçoit une impossibilité de fuir ou de lutter : s’il le faisait, il en perdrait son emploi, sa place dans la famille, etc. De plus si la situation perdure des mois ou des années, les conséquences peuvent être catastrophiques en termes de santé (voir aussi le sous-chapitre sur le stress) en affaiblissant fortement les capacités du système immunitaire.
Le SIA peut également « s’enclencher » dans le cas où l’individu manque d’information à propos de ce qu’il vit dans le présent : une personne âgée devant un pc dont elle ne comprend pas le fonctionnement ou un voyage dans un pays étranger sans comprendre la langue et l’écriture voir une agression violente. En effet, pour agir efficacement, l’être humain a besoin d'un certain nombre d'informations sur le monde qui lui donnent des possibilités différentes de répondre. Si les apprentissages et expériences antérieures n’apportent pas l’information à l’individu, le SIA prend le dessus sur le SAA. Attention : à l’inverse l’excès d’information (téléjournal, publicités agressives, etc.) a le même effet. Enfin, l’imaginaire peut produire des scénarios que l’individu redoute de vivre. Dans ce cas lorsque le cauchemar se matérialise sous les yeux de la personne, celle-ci se trouve totalement inhibée.



Le stress, c’est dans la tête


Comme nous venons de le voir, il y a un facteur plus important que l’agent stressant en lui-même : la perception dynamique de la personne.
Ce qui est stressant ne l’est pas objectivement mais est perçu comme tel par la personne. L’individu n’est donc pas passif face à la situation, il va au contraire rechercher activement des informations en donnant du sens à ce qui l’entoure, en privilégiant certaines informations provenant de l’environnement, tout en en oubliant d’autres.
Le traitement de l’information par la personne est constitué de plusieurs variables, comme on a pu le voir précédemment : l’expérience personnelle, l’éducation, le contexte ou encore l’approche socioculturelle de tel ou tel événement.
Au niveau psychologique le stress est la perception d’un déséquilibre entre les attentes de l’environnement socio-culturel perçues par l’individu et sa capacité à autoévaluer ses propres capacités à y répondre.

Lorsqu’un individu est soumis à un stimulus environnemental, ce dernier procède, souvent de manière inconsciente, à une évaluation cognitive de deux manières :
·         Il y a d’abord l’évaluation de la situation elle-même. Cette première évaluation se fait à partir de ressources personnelles ainsi qu’à partir de la perception de certains facteurs environnementaux. Cette évaluation est une première ébauche de la situation telle qu’elle est perçue par l’individu. Pour simplifier on pourrait dire que la personne « donne une couleur » à l’événement et évalue de facteur risque de celui-ci.
·         La seconde évaluation faite par l’individu consiste en l’évaluation de ses propres capacités à faire face à la demande. Cette estimation se fait sur la base de différentes simulations internes pour « faire face » au mieux à la demande. Ces simulations ont pour but de permettre à l’individu de choisir la meilleure stratégie à adopter. Il est à noter que dès que la personne se sent capable d’assumer ou de contrôler la situation, cette dernière perd son effet stressant.


Sortir du stress


Penser positif


On peut résumer ce qui précède en disant que le stress n’existe pas en tant que tel, mais l’individu perçoit une situation comme stressante.
Afin de sortir de cela au niveau psycho-affectif, il convient de :
·         Déterminer toutes les situations perçues comme stressantes dans le passé afin de comprendre les agents stressants précisément.
·         Faire un travail seul ou accompagné afin de changer sa perception du monde. Afin de s’autoriser à réussir là où pour l’instant les capacités manquaient.
·         Se doter par l’apprentissage des connaissances qu’ils nous manquent afin que dans le futur nous soyons surs de nos acquis.

Pour y parvenir penser positivement à propos de soi-même et de son environnement en se donnant le droit d’avoir un présent et un futur plein d’espoir est une condition essentielle à la réussite. Car penser positivement permet à chacun d’avoir accès au courage, à la confiance qui lui font défaut s’il pense négativement. Se donner le droit de s’imaginer réussir nos projets futurs permet vraiment de faire un pas vers le succès.



Programmer la réussite


Après avoir fait l’inventaire de ce qui nous stresse, il convient d’agir sur ce que nous pouvons changer, nous-mêmes. Sortir du stress c’est avant tout se doter des capacités psychoaffectives de réussir à affronter toutes les situations de la vie courantes.
On ne sort pas du stress en déniant ou en fuyant les problèmes mais en changeant notre perception de ses situations précises. Sans nous en rendre compte nous investissons les gens (ou plus exactement les rôles qu’ils ont face à nous), les animaux, les plantes ainsi que toutes les composantes de notre monde d’une charge émotionnelle.
Pour faire très simple, nous investissons ses composantes d’un pouvoir positif ou négatif. De plus chaque culture, chaque éducation nous transmet son lot de préjugés. A l’extrême, si on élève un enfant en lui disant d’avoir peur de quelque chose de précis car cette chose pourrait le tuer, peut endurer une incapacité totale de bouger face à cette chose s’il lui fait face à l’âge adulte : il fera alors « le mort » en face de cette chose.
Nous pouvons changer cela en reprogrammant nos comportements en changeant notre perception du monde. Car celle-ci le pouvoir de potentialiser ou d’inhiber nos capacités individuelles. Se voir gagner, réussir, transcender là où nous échouions permet de sortir du stress afin de rentrer dans un processus d’adaptation salvateur.



Détendre son corps


Le parasympathique quant à lui gère la détente, le repos et l’intégration de tout ce qui a été assimilé lors de la période d’activité. Le parasympathique est lié à l’inconscient. Les méthodes respiratoires orientales visent directement à normaliser le fonctionnement du SNA en permettant la remise en mouvement du fonctionnement alternatif de ses deux sous-systèmes. La méditation permet de calmer nos organismes qui fonctionnent bien souvent en ce 21ème siècle, en hyper-sympathicotonie (hyper fonctionnement du système sympathique).
La méditation permet de recentrer la personne par un travail basé sur la respiration ventrale. Ce travail permet d’agir à trois niveaux :
1.      Physiquement, la respiration ventrale permet de faire travailler le diaphragme au maximum de ses possibilités de contraction et de décontraction. Rappelons que la contraction, lors de l’inspiration, permet de créer une dépression dans le thorax (située au-dessus du diaphragme) donc les poumons et entrainant une entrée d’air, dans cette phase, les viscères logés dans la cavité abdominale (en-dessous du diaphragme) se trouvent comprimés. Durant la phase d’expiration, le diaphragme se décontracte, provoquant logiquement une pression dans le thorax, permettant l’évacuation du gaz carbonique, et une dépression de la cage thoracique. Une respiration ventrale permet donc d’effectuer des échanges gazeux de manière idéale (absorption d’oxygène et évacuation du gaz carbonique) et génère un massage cyclique du thorax ainsi que de la cavité abdominale, ce qui participe à un bon transit intestinal et entretient la souplesse du haut du corps.
2.      Affectivement : sachant que tous les chocs émotionnels de la vie sociale impactent sur la respiration. L’être humain, choqué par quelque chose qui le dépasse dans la vie sociale, bloque sa respiration sur le moment puis souvent trahi sont état de stress intérieur par une respiration devenue très superficiel, rapide, haletante révélant ainsi l’impact réel du traumatisme sur la personne qui le subit. Pour évacuer ce choc vers l’extérieur, travailler sur la respiration ventrale permet consciemment de réactiver la fonction éliminatrice de l’expiration perdue par le choc. De plus sur le long terme, la personne découvre qu’avec l’outil respiratoire elle peut dans tous les cas retrouver son calme intérieur afin de s’y ressourcer quel que soit le stress qu’elle vit socialement. Ce faisant elle agit par elle-même sur son SNA et régule son fonctionnement par cette action.
3.      Mentalement, le travail méditatif permet de faire l’inventaire de nos pensées. Alors qu’avant tout travail, les pensées se bousculent les unes les autres intérieurement, un travail sérieux permet de prendre le contrôle de ce flux afin de consacrer plus d’énergie psychique aux pensées qui en valent la peine. La méditation permet donc un travail profond au niveau de la qualité des pensées et donne la capacité au méditant de se focaliser sur ce qu’il a déterminé comme important. A force de suivre et de favoriser ce qui est juste, vrai et bon en lui la personne découvre à terme sa Voie et peut se relier à son Soi divin au détriment de son Moi egocentrique.



Conclusion


Le stress n’est pas une fatalité et nous pouvons tous en sortir. La vie nous amène tous à le vivre : examens, licenciement, chômage, perte d’un être cher, maladie, divorce, etc. Cependant il génère à long terme de conséquences en termes de santé lourdes et pénibles.
Chacun peut en sortir à sa vitesse, seul ou avec l’aide de quelqu’un. Tout simplement pour mieux vivre.



                                                                                     Jean-Christian Balmat


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[1] Il s’agit d’une mémoire instinctive animale résiduelle qui permet de se camoufler en restant immobile. A l’image de la proie qui reste tapie au sol afin d’éviter le prédateur.
[2] Homéostasie : ensemble des fonctions physiologiques que permettent de maintenir les fonctions vitales du corps face au stress induit par le besoin de ce dernier de s’adapter aux contraintes de son environnement.
[3] L’hypothalamus est, entre autres, en lien avec le cortex (analyse cognitive et perceptive), le système limbique (intégration de l’expérience et des réactions affectives). Il y a donc un lien entre la perception personnelle (liée à l’histoire spécifique de chacun) et le niveau de la réaction de stress.