dimanche 6 mai 2012

Sagesse du Milieu: Le Principe de Non-Résistance

Dans la vie courante, tout être humain fait face à des événements ou des comportements stressant qui peuvent vite devenir problématiques. Sachant que le système nerveux humain est magnifiquement prévu pour lutter contre tout ce qui peut détruire le corps tout devrait être pour le mieux ! Eh bien non : cela le serait si le stress ressenti durait peu de temps. Par contre s’il est maintenu dans le temps, l’individu s’épuise, perd ses capacités immunitaire et sa santé.
Alors que le stress à court terme est très utile en tant que programme de fonctionnement à court terme, il met fortement le corps à contribution à long terme.
Mais comment faire pour vivre hors du stress ? Sortir de la société et vivre replié sur soi ? S’armer d’une carapace indestructible ? Ces solutions fonctionnent…pour un temps. Cet article a pour but de suggérer l’utilisation d’un principe de vie simple à mettre en œuvre : la non-résistance.
L’être humain qui résiste à la pression de la vie quotidienne est comme le chêne de la fable de La Fontaine : il semble fort et invincible mais vient un jour où il tombe à terre, déraciner. Alors que le roseau même s’il parait moins beau avec son petit ego, ploie sous la tempête pour se relever intact.



Découverte


Comme nous l’avons vu précédemment, face à une situation conflictuelle, dangereuse ou semblant insurmontable, l’être humain a instinctivement et de façon automatique une réaction très forte de tout son organisme afin de répondre au stimulus. Cette réaction est salvatrice sur l’instant mais comme nous l’avons vu elle crée un état de résistance épuisant pour le corps du moment que la situation stressante perdure.
Le principe de non-résistance propose de sortir de l’instinct afin d’entrer dans la réflexion par l’acceptation de ce que notre environnement nous donne ici et maintenant.
L’acceptation de ce qui nous arrive permet de mobiliser toutes nos forces positives afin de trouver la réponse la plus appropriée au stimulus.
J’ai découvert ce principe dans la pratique des arts martiaux traditionnels. Quelle découverte ! Alors que j’étais habitué en tant qu’adolescent pratiquant les sports de combat à réagir, à esquiver en étant tonique et tendu comme un arc, on me disait soudain de m’assouplir dans le corps et accepter l’attaque dans la tête. Pure folie pensais-je au début ! Ployer face à une attaque était une attitude de lâche, de faible…qu’il était exclu que je sois ! On n’était pas sur le tatami pour montrer la moindre faille ! Avec du temps et du travail j’ai compris certains principes qui ont changé toute ma vie :
·         Nier une force alors qu’elle s’exprime devant soi revient tout simplement à dénier la réalité en remettant à plus tard et en pire ce que nous avons à assumer dans le présent.
·         Contrer une attaque par une attaque d’exactement la même qualité, nourrit une guerre sans fin. Hurler sur le hurleur, taper le violent, etc. n’amène qu’à devenir ce que l’on désapprouve à la base.
·         Accepter l’acte de l’autre sans s’y opposer c’est accéder au pouvoir de le comprendre et surtout d’utiliser son énergie en la transformant pour le contrer….positivement. A l’image du roseau qui ploie sous vent, patiente puis se relève la tempête finie en utilisant la force accumulée, l’être humain peut faire de même dans tous les actes physiques, psychiques et affectifs.

Ce principe nous parle de souplesse et amène tout naturellement à accepter un principe de l’évolution sur notre planète depuis son avènement : la nécessité de s’adapter aux modifications pour continuer à vivre ou refuser et mourir.
Dans la première partie de cet article, j’ai résumé en un minimum de mots les outils à mettre en œuvre afin de jouir des bienfaits de la non-résistance. J’invite les personnes que ce sujet intéressent à lire la deuxième partie qui développera les sujets plus en détail.



Ecouter ses cinq sens et accepter


Afin d’être performant, à la hauteur de ses rôles professionnels, sociaux et familiaux ; l’être humain moderne se désensibilise afin de ne pas sentir douleurs, échecs et tout ce qui fait mal en général. La vie moderne urbaine est stressante en soi et la plupart d’entre nous en sommes plus ou moins victime : 48 semaines de travail à se faire des nœuds et 4 semaines de vacances à les démêler !
Le but n’est pas de changer le monde mais l’interaction avec lui. Le stress n’existe que s’il y a surprise, étonnement, choc d’un stimulus imprévu. En nous réappropriant nos sensations pleinement nous commençons à poser la première pierre pour endiguer le stress.
En osant poser intérieurement des qualificatifs clairs et justes à propos du comportement des gens sans être tiraillé par les rituels comportementaux que nous employons tous dans notre vie sociale, nous acquérons le détachement. Il nous permet de prendre de vraies positions sans que nos chaines nous entravent.



L’être intérieur


Lorsque l’être humain effectue un travail introspectif il découvre caché au fond de lui, l’enfant intérieur. Cette composante de notre personnalité est celle que nous avons abandonnée au profit de l’adulte que nous sommes devenus. Abandonnée souvent parce que cette partie est éternellement innocente et idéaliste. A chaque fois que nous avons violemment perdu notre innocence juvénile nous l’avons délaissé au profit de notre « habit » d’adulte. Cependant, il reste là tapis dans l’ombre de l’adulte.
L’enfant intérieur est une des trois composantes du Moi[1] qui sont symboliquement :
·         Le parent : la partie qui détermine la loi, c’est-à-dire qui définit tout ce qui est « bien » et « mal », qui distinguent le permis de l’interdit.
·         L’adulte : la partie qui exécute la loi et résout les problèmes de mise en œuvre.
·         L’enfant : la partie qui éprouve, ressent et réagit au travers de la notion plaisir-douleur.

Reprendre contact avec l’enfant intérieur génère une énorme prise de conscience de ce que cachent nos carapaces sociales : la souffrance de l’innocence et de la pureté idéale perdue.
Ce que je nomme l’être intérieur est ce que nous obtenons si nous osons enfin mettre en lien ses différentes composantes afin que nos lois, nos actes et nos ressentis puissent coexister pour commencer dans le même être. La loi ne peut rester froide et implacable, tout comme l’exécutant ne peut rester là impassible à appliquer une loi qu’il voit faire souffrir.

Se mettre à l’écoute de l’enfant intérieur permet à la part adulte de devenir plus humaine et réceptive à l’effet que génère sa loi ; laquelle sera plus facilement applicable par un adulte joyeux de le faire. Le bénéfice direct est que l’enfant intérieur cesse de souffrir, commence à s’exprimer et être comblé. N’est-ce pas là la quête du bonheur : concilier nos idéaux et nos actes dans une vie remplie de satisfactions, fruits légitimes de nos actes ?

Ces trois parties du Moi peuvent alors former ensemble un triangle de force donnant naissance à l’être intérieur.

Plonger en soi


Le fait de s’intérioriser permet de mettre en phase ce que nous sommes profondément et ce que nous apparaissons être.
Plonger en soi est traditionnellement représenté par « les Trois Singes » : s’isoler du monde extérieur afin de tourner son regard vers l’intérieur, écouter sa voix intérieure en s’isolant du monde extérieur et en maintenant le silence. La particularité de l’être intérieur[2] est qu’il n’est par définition pas en contact direct avec la réalité concrète et existe dans un monde de calme stable. Il est là, témoin de notre vie, le penseur qui pense qu’il est. Cette partie de nous qui a les réponses à ses propres questions existentielles et qui ne demande qu’à les exprimer.
Cet acte simple au final, représente un temps que l’on se donne pour se remettre au diapason de ce que nous sommes en essence. Trop souvent, le stress induit par la vie moderne nous éloigne de notre être intérieur.
Se donner quelques minutes chaque jour pour créer ce contact est à la portée de chacun. L’idéal est de le faire dans le calme chez soi ou en pleine nature. Selon les goûts et aspirations personnels ; cependant il peut se faire dans les transports en commun ou dans sa voiture aussi.




Répondre dans le respect


Une fois qu’un lien fort a été créé avec l’être intérieur, le principe de non-résistance nous invite à valoriser le positif qu’il en émane en trouvant le bon moyen de l’exprimer.
La modification lente et contrôlé des stratégies comportementales utilisées jusque-là permet d’unifier nos deux aspects afin que notre vraie personnalité puisse s’exprimer librement dans le monde.


                                                                                     Jean-Christian Balmat


Depuis 1991, l’école de la Sagesse du Milieu vous propose :
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[1] Le Moi est une notion que j’ai largement abordé dans les articles précédents. Je vous invite à les dire pour de plus amples détails à ce sujet.
[2] L’’être intérieur n’est pas dans ce contexte ce que l’on nomme l’enfant intérieur

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